de Jean Rollin. 1982. France. 1h29. Avec Marina Pierro, Françoise Blanchard, Mike Marshall, Carina Barone, Jean-Pierre Bouyxou.
FILMOGRAPHIE: Jean Michel Rollin, Roth Le Gentil est un réalisateur, producteur et scénariste français, né le 3 novembre 1938 à Neuilly-sur-Seine (France), décédé le 15 Décembre 2010.
1958 : Les Amours jaunes, 1961 : Ciel de cuivre, 1963 : L'Itinéraire marin, 1964 : Vivre en Espagne, 1965 : Les Pays loin, 1968 : Le Viol du vampire, 1969 : La Vampire nue, 1970 : Le Frisson des vampires, 1971 : Requiem pour un vampire, 1973 : La Rose de fer, 1974 : Les Démoniaques, 1975 : Lèvres de sang, 1978 : Les Raisins de la mort, 1979 : Fascination,1980 : La Nuit des traquées, 1981 : Fugues mineures (Les Paumées du petit matin), 1981 :Le Lac des morts vivants (sous le pseudonyme de J. A. Lazer), 1982 : La Morte vivante, 1984 :Les Trottoirs de Bangkok, 1985 : Ne prends pas les poulets pour des pigeons (sous le pseudonyme de Michel Gentil), 1989 : Perdues dans New York, 1990 : La Griffe d'Horus(TV), 1991 : À la poursuite de Barbara, 1993 : Killing Car, 1997 : Les Deux Orphelines vampires, 2002 : La Fiancée de Dracula, 2007 : La Nuit des horloges, 2010 : Le Masque de la Méduse.
Produit commercial surfant sur la vague des zombie movies impulsée par Fulci, Lenzi, Bianchi et consorts, La Morte-Vivante exploite avant tout l’explicite de ses situations gores, émanant du comportement erratique d’une héroïne avide de sadisme et de sang frais. À l’aide de trucages en latex rudimentaires mais efficaces, Rollin ne lésine pas sur le racolage, filmant en gros plan plaies béantes et chairs déchiquetées. Porté par des comédiens inexpressifs et une réalisation approximative, le film prête souvent à sourire par son aspect aussi ridicule que fauché. Or, la sensibilité singulière de son auteur finit par capter l’attention, nous entraînant dans le cheminement indécis d’une morte-vivante victime de sa condition meurtrière et de son isolement.
Autour de son errance nocturne et de la relation tendre qu’elle renoue avec son amie d’enfance, émergent les thèmes de l’amour, de la réminiscence, de l’amitié, du sacrifice et du sentiment, lovés dans l’intimité fragile de deux femmes compromises par une dérive sanguinaire. Les rôles s’inversent alors : Catherine, gagnée par une forme de conscience et de sensibilité, se détourne de ses exactions morbides, tandis qu’Hélène persévère dans l’avilissement, prête à sombrer pour combler le vide existentiel de sa compagne.
26.12.25. 3èx

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