lundi 2 mai 2016

Breakdown

                                                                                     Photo empruntée sur Google, appartenant au site amazon.com

de Jonathan Mostow. 1997. U.S.A. 1h35. Avec Kurt Russell, J. T. Walsh, Kathleen Quinlan, M. C. Gainey, Jack Noseworthy, Rex Linn

Sortie salles France: 8 Octobre 1997 (Int - de 12ans). U.S: 2 Mai 1997

FILMOGRAPHIE: Jonathan Mostow est un réalisateur, producteur et scénariste américain né le 28 novembre 1961 à Woodbridge, Connecticut (États-Unis). 1991: Flight of Black Angel. 1997: Breakdown. 2000: U-571. 2003: Terminator 3: Le Soulèvement des machines. 2009: Clones. 2016: Hunter's Prayer (en post-production).


Jeff Taylor, caméraman et correspondant de guerre, perturbé par les horreurs qu'il a connues part en vacances. Accompagné de son épouse, Amy, il entreprend la traversée des Etats-Unis. Ils tombent en panne dans une région désertique. Un routier propose à Amy de l'amener au prochain relais routier alors que Jeff reste auprès du véhicule. En attendant le retour de sa femme, il réussit à faire redémarrer sa voiture. Il part rejoindre sa femme au relais. Mais Amy n'est pas là et personne ne se souvient d'avoir vu ni la jeune femme ni le routier.

Quatrième visionnage pour ce modèle de suspense et d’efficacité qu’est Breakdown, réalisé par Jonathan Mostow en 1997, avec l’incontournable Kurt Russell, impérial de pugnacité et d’abnégation dans la peau d’un mari ravagé d’inquiétude, lancé dans une course contre la montre pour retrouver son épouse disparue après avoir été embarquée par un routier à la suite d’une panne en pleine région désertique.

D’une redoutable efficacité narrative, Breakdown nous agrippe au fauteuil 1h35 durant sans jamais relâcher son emprise, tant Jonathan Mostow démontre un savoir-faire hors pair pour maintenir une tension permanente, parfois à la limite du suffocant. Un suspense d’autant plus efficace qu’il repose en grande partie sur l’investissement total de Kurt Russell, totalement habité par ce rôle d’homme ordinaire plongé dans un engrenage cauchemardesque où chaque minute compte.


Jouant pleinement la carte du thriller hitchcockien avec une maîtrise exemplaire, Breakdown s’impose comme l’un des fleurons du suspense routier, à ranger sans hésiter aux côtés de Duel, The Hitcher ou encore le fort sympatoche Highwaymen. Car derrière son apparente simplicité, le film orchestre une mécanique de tension d’une précision chirurgicale, où chaque détour, chaque rencontre et chaque fausse piste accentuent l’angoisse grandissante du protagoniste que l'on observe la peur au ventre. 

On soulignera également l’intelligence avec laquelle Jonathan Mostow exploite les vastes étendues désertiques américaines, transformant ces paysages grandioses en pièges à ciel ouvert, renforçant constamment le sentiment d’isolement et d’impuissance.

Et comme le rappelle si bien sa tagline : plus le méchant est réussi, meilleur le film sera. À ce titre, Breakdown fait figure de cas d’école. Car ici, chaque antagoniste inspire une répulsion immédiate tant leur stratégie perfide et méthodique semble puiser sa noirceur dans les faits divers les plus sordides.

Au final, Breakdown demeure une formidable réussite, un divertissement haletant franchement mémorable, comptant parmi les références du thriller à suspense dans son écrin de road movie anxiogène. Sans compter ce fameux final d’une virtuosité ultra spectaculaire, jouant avec nos nerfs jusqu’à l’ultime seconde grâce à un réalisme technique à couper au rasoir.

À revoir d’urgence.

— Celui du cÅ“ur noir des images 🖤

02.05.26.

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