de Roger Corman. 1961. U.S.A. 1h20. Avec Vincent Price, John Kerr, Barbara Steele, Luana Anders, Antony Carbone.
Sortie salles France: 9 Juin 1965. U.S: 12 Août 1961
FILMOGRAPHIE: Roger Corman est un cinéaste américain, né le 5 avril 1926 à Détroit, Michigan
1955: Day the World Ended. 1956: It's Conquered the World. 1957: Rock all Night. 1957: l'Attaque des Crabes Géants. 1957: Not of this Earth. 1957: Vicking Women. 1957: The Undead. 1958: War of the Satellites. 1958: She-Gods of Shark Reef. 1958: Swamp Women. 1958: Teenage Caveman. 1958: Mitraillette Kelly. 1959: Un Baquet de Sang. 1960: La Petite Boutique des Horreurs. 1960: La Chute de la Maison Usher. 1961: Ski Troop Attack. 1961: La Chambre des Tortures. 1961: Atlas. 1962: The Intruder. 1962: l'Enterré Vivant. 1962: l'Empire de la Terreur. 1962: La Tour de Londres. 1963: Le Corbeau. 1963: La Malédiction d'Arkham. 1963: l'Horrible cas du Dr X. 1963: l'Halluciné. 1964: Le Masque de la Mort Rouge. 1964: l'Invasion Secrète. 1965: La Tombe de Ligeia. 1965: Not of this Earth. 1966: Les Anges Sauvages. 1967: l'Affaire Al Capone. 1967: The Trip. 1970: Bloody Mama. 1971: Gas-s-s-s. 1971: Le Baron Rouge. 1990: La Résurrection de Frankenstein.
Seconde adaptation d’un roman de Poe après la splendide Chute de la maison Usher, La Chambre des Tortures se révèle moins aboutie que son aîné et que les futurs classiques immuables que seront Le Masque de la mort rouge et La Tombe de Ligeia. Pourtant, grâce au savoir-faire de Roger Corman, pétri d’un amour minutieux pour sa scénographie gothique, La Chambre des Tortures maintient l’intérêt : intrigue horrifico-policière efficace - malgré quelques détours prévisibles -, décors flamboyants, photographie sépia envoûtante, et distribution prestigieuse au charme noir.
Le pitch : Après avoir appris la mort de sa sœur, disparue dans d’étranges circonstances, Francis Barnard se rend chez son beau-frère, Nicolas, propriétaire d’un château dressé face au littoral. Mais au fil des nuits, des phénomènes inexpliqués accablent Nicolas, déjà hanté par la disparition de son épouse dont il se croit responsable. Méfiant, Francis mène sa propre enquête pour démasquer l’auteur de ces manifestations troublant la fragile tranquillité des lieux.
Jouant la carte de l’investigation teintée de surnaturel que l’on devine retors, La Chambre des Tortures nous immerge dans un cauchemar gothique sous l’influence du génial Vincent Price. Cabotin en diable, il se régale à incarner une victime mélancolique, meurtrie et fragile, écrasée par l’amour dévorant qu’il portait à sa femme et par le traumatisme d’enfance d’une mère enterrée vivante. Mais chut : inutile d’en dire davantage pour savourer ce jeu de séduction macabre et la présence sépulcrale de l’incroyable Barbara Steele, dont l’apparition scelle un final de 25 minutes haletantes et passionnantes.
Le pitch : Après avoir appris la mort de sa sœur, disparue dans d’étranges circonstances, Francis Barnard se rend chez son beau-frère, Nicolas, propriétaire d’un château dressé face au littoral. Mais au fil des nuits, des phénomènes inexpliqués accablent Nicolas, déjà hanté par la disparition de son épouse dont il se croit responsable. Méfiant, Francis mène sa propre enquête pour démasquer l’auteur de ces manifestations troublant la fragile tranquillité des lieux.
Formellement élégant, ludique puis insidieusement sarcastique - surtout dans sa dernière partie, aussi cruelle que débridée -, La Chambre des Tortures demeure solidement construit, substantiel dans son suspense et habile dans son inversion des rôles “victimes/coupables”. Une architecture gothique au stylisme onirico-macabre parfois saisissant, comme ce cadavre momifié à l’expression figée dans la terreur. Un incontournable, dans l’évidence noire de Corman.
— le cinéphile du cœur noir 🖤
— le cinéphile du cœur noir 🖤
08.12.25. 5èx
08.03.24. Vostf




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