Photo empruntée sur Google, appartenant au site destinationfinale.fandom.com
de David Richard Ellis. 2003. U.S.A. 1h31. Avec Ali Larter, A.J. Cook, Michael Landes, Jonathan Cherry, Keegan Connor Tracy, T.C. Carson
Sortie salles France: 9 Avril 2003
FILMOGRAPHIE: David Richard Ellis est un réalisateur américain, né le 8 septembre 1952 à Santa Monica (Californie), décédé le 7 janvier 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud. 1996 : L'Incroyable Voyage II : À San Francisco. 2003 : Destination finale 2. 2004 : Cellular. 2006 : Des Serpents dans l'Avion. 2007 : Asylum. 2009 : Destination finale 4. 2011 : Shark 3D.
Saga lucrative à travers un schéma horrifique bien huilé (exterminer les uns après les autres les rescapés d'un crash meurtrier parmi l'impériosité de la mort en personne, faute des visions prémonitoires d'un(e) témoin), Destination Finales 2 déroge à la règle de la séquelle infructueuse si bien que David Ellis parvient à surpasser son modèle au gré d'un rythme frénétique plus intense et de mises à morts communément plus cruelles. Les nombreux effets de surprise émanant comme de coutume de l'improvisation de la Mort (menace invisible) multipliant les subterfuges criminels à travers la banalité d'appareils ménagers, machines électriques, véhicules motorisés, feu purificateur. Ainsi donc, et après nous avoir estomaqué avec un fulgurant carambolage en guise de préambule explosif, Destination Finale 2 parvient à renouveler son amusant concept de morts sacrificielles instaurées à rythme métronome. Pour ce faire, comptez une victime tous les quarts d'heure comme le soulignait la tradition des emblématiques Vendredi 13 et Griffes de la Nuit, et ce avec une inventivité diablement jouissive.
David Ellis n'hésitant pas à recourir à un humour (toujours aussi) sardonique en guise de défouloir insolent, si bien que les effets gores souvent spectaculaires font d'autant preuve d'un réalisme débridé (à une exception près dans sa grossière numérisation). Intense et oppressant lorsque la prochaine victime davantage angoissée et parano ne sait plus où donner de la tête à contourner les pièges de la mort, et nanti d'un suspense ciselé juste avant son trépas, Destination Finale 2 renouvelle sa recette éculée à travers l'investigation des survivants s'efforçant de contourner leur destinée morbide dans une valeur fraternelle. Notamment en tentant d'y retrouver une survivante enceinte depuis le présage d'un employé de pompes funèbres leur dictant que "seule une nouvelle vie pourrait vaincre la mort". En prime de nous amuser sans temps morts à travers leur fébrilité (parfois hystérisée), les protagonistes de se second opus s'avèrent motivés (en tête de liste l'attachante A.J. Cook en matrone juvénile) dans leur fonction précaire d'investigateurs en herbe, et ce même si certaines réactions un brins clichées pourraient prêter à sourire. On est en tous cas loin de la trivialité d'un Vendredi 13 grâce au savoir-faire du réalisateur relançant l'action à travers des effets "boules de neige" toujours inopinés, notamment qui plus est en y établissant un lien de parenté avec les victimes du 1er opus.
Bougrement fun et ludique, Destination Finale 2 ne biaise point dans sa formulation de B movie du samedi soir destiné à rameuter le fan de divertissement bonnard (d'autant plus) avide d'humour noir constamment décomplexé.
*Bruno
2èx
Hello Bruno (t’as de la veine, ça rime !)
RĂ©pondreSupprimerComme je passe avec une rĂ©gularitĂ© mĂ©tronomique sur ton excellent blog, je me disais, dans ces grands moments de solitude Bis-polaire ou il m'arrive de me parler, que ce serait bien de laisser de temps en temps une petite trace. Ne pouvant pas dĂ©cemment uriner sur l’Ă©cran, ce qui pourrait choquer les tĂ©moins, et me ramènerai a mon « non statut » de fĂ©lin, je te laisse quelques mots ce qui est plus Ă©lĂ©gant et surtout…plus hygiĂ©nique.
Comme tu continues de revisiter les annales du cinoche, toutes Ă©poques et tout genres confondues, avec une rĂ©currence et une fidĂ©litĂ© qui force mon admiration, autant le faire sous cette mouture dans ce que le B-Movie des 2000’s a fait de mieux cotĂ© franchise . Je suis content de voir que tu apprĂ©cie aussi les qualitĂ©s (oui, n’en dĂ©plaise aux bien pensants et aux consensuels, il en a beaucoup) de ce titre. Comme toi je loue la sincĂ©ritĂ© de leur dĂ©marche et le plaisir procurĂ© par le spectacle. Oui car pour de l’horrifique on a bien droit a du spectacle, voire du spectaculaire, probablement la sĂ©rie la plus BlockbusterisĂ© de toutes les franchises du genre !
Si j’apprĂ©cie les cinq volets, comme toi j’ai un petite prĂ©fĂ©rence (s’il fallait choisir) pour ce deuxième opus, notamment pour cette scène vraiment incroyable de l’autoroute, avec ce camion de bois : entre hallucinant et terrifiant !
Je vais te livrer une petite anecdote (je t’enverrai une photo avec laquelle j’ai immortalisĂ© l’instant) : lors de mon premier voyage aux USA, je suis rentrai sur une interstate de l’ouest, et je me suis retrouvĂ© coincĂ© derrière une camion charriant des stères de bois. Je ne pouvais pas doubler et pendant les longues minutes qui ont prĂ©cĂ©dĂ© mon dĂ©passement, je n’ai pas cessĂ© une seconde de penser Ă cette scène. Je me disais des trucs macabre genre « n’avais je pas dĂ©jĂ doublĂ© ce camion un autre jour ???! ».
Bref, tout ça pour dire que la mĂ©canique des Destinations finales fonctionne parfaitement a partir d’un concept aussi bĂŞte que l’Ĺ“uf de Christophe Colomb « c’est simple mais il fallait y penser » ou qu’adviendrait il si on Ă©chappait a la mort.
Du coup le truc est reconduit sur les mĂŞmes bases avec une codification stricte, et je suis pourtant Ă©patĂ© d’ĂŞtre surpris a chaque titre alors que tout est pourtant prĂ©vu et/ou prĂ©visible ! Au lieu de dĂ©terrer ce sac de Jigsaw, ou des icĂ´nes de l’horreur qui ont fait leur temps et eu une mort « digne », ils feraient mieux de puiser dans ce style de « truc » qu’on appelle plus communĂ©ment un scĂ©nario !
Je valide donc comme Destination finale pour mes prochaines vacances en zone 2000’s ce tome deux, la mort ne me va pas très bien…
Bises et longue vie a ton Blog.
Ps : si je peux me permettre je trouve que tu as grandement amélioré ton style en raccourcissant tes phrases. Ca donne plus de punch a ton style et tes idées glissent plus distinctement.
Peter Hooper ( je n'avais pas vu que c'était posté par "Anonyme" !
SupprimerMerci pour ton texte bien garni et merci du compliment (j'ai aussi remarqué que je m'étais amélioré d'une certaine manière)
RépondreSupprimerAu fait c'est Peter Hooper ( j'avais pas vu que j'avais posté sous le statut anonyme !)
Supprimerlol ok l'ami, merci pour la précision, et bien le bonjour chez toi
RépondreSupprimerMais quand tu as évoqué ton voyage aux Etats-Unis, j'ai justement songé quelques secondes à ton identité !
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