vendredi 9 août 2019

Anaconda, le prédateur

                                            Photo empruntée sur Google, appartenant au site Cdiscount.com

de Luis Llosa. 1997. U.S.A/Brésil/Pérou. 1h29. Avec Jennifer Lopez, Ice Cube, Jon Voight, Eric Stoltz, Jonathan Hyde, Owen Wilson.

Sortie salles France: 25 Juin 1997 (Int - 12 ans)

FILMOGRAPHIELuis Llosa Urquidi (né en 1951 à Lima) est un producteur de cinéma, réalisateur et scénariste péruvien. 1984 : Carmín (série télévisée). 1987 : Hour of the Assassin. 1988 : Crime Zone.. 1993 : Les Aventuriers de l'Amazone. 1993 : Sniper. 1993 : Fire on the Amazon (vidéo). 1994 : El Ángel vengador: Calígula (série télévisée). 1994 : L'Expert. 1997 : Escándalo (série télévisée). 1997 : Anaconda, le prédateur. 2005 : La Fiesta del chivo.


Pur produit d'exploitation surfant sur le filon du gigantisme par le biais d'un prédateur reptilien, Anaconda ne s'embarrasse d'aucune subtilité pour distraire le spectateur embarqué dans un survival somme toute convenu. A l'instar du traitement alimentaire des personnages d'une naïveté pittoresque; si bien que l'on songe d'instinct à ceux décervelés d'un épisode lambda de Vendredi 13, notamment auprès de leurs situations éculées qu'ils enchaînent malgré eux faute de leur incapacité à raisonner de la manière la plus censée. Pour autant, fort de son rythme effréné enchaînant quasi sans répit les scènes d'action horrifique à travers une scénographie exotique dépaysante, Anaconda s'extirpe de la nullité sous le moule du nanard bonnard. A condition évidemment de le savourer au second degré à travers sa pléthore de clichés la plupart du temps dénués d'intensité.


Bénéficiant d'FX numériques ratés alors que d'autres font étonnamment mouche (principalement au niveau des plans serrés de l'animal), Anaconda impressionne même par intermittence, notamment auprès du sort cruel de certains protagonistes (dont 1 que je n'ai pas vu venir !) s'efforçant maladroitement d'échapper à une double menace. Celle de l'animal tapi sous les eaux et celle du chasseur Paul Sarow, stratège individualiste s'efforçant de capturer vivant l'anaconda au mépris de ces hôtes portés en sacrifice. Qui plus est, de par sa surprenante distribution hétérogène (Jennifer Lopez, Ice Cube, Eric Stoltz, Jonathan Hyde et Owen Wilson se bousculent la vedette autour du monstre sacré Jon Voight cabotinant à n'en plus finir en salop sans vergogne affublé d'un rictus outré), on prend gentiment plaisir à suivre leurs vicissitudes entre deux/trois sourires nerveux. Eu égard de leur résignation à prendre au sérieux leur rôle de victime soumise en proie à une rébellion héroïque davantage payante auprès des plus vaillants. Chacun tentant désespérément de se débarrasser de Paul Sarow avec une maladresse attachante si je me réfère aux plus empotés.


Une récréation horrifique pas déplaisante donc, aussi mineure soit sa topographie narrative, renforcée d'un charme bisseux plus probant aujourd'hui, à l'instar de ses scènes chocs d'un grand-guignol assumé. 

*Bruno
3èx

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