mardi 27 août 2019

Nimitz, retour vers l'Enfer

                                              Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Allocine.fr

"The Final Countdown" de Don Taylor. 1980. U.S.A. 1h43. Avec Kirk Douglas, Martin Sheen, Katharine Ross, James Farentino, Ron O'Neal, Charles Durning, Soon-Tek Oh.

Sortie salles France: 9 Juillet 1980

FILMOGRAPHIE SELECTIVE: Don Taylor est un réalisateur, acteur, scénariste et producteur américain, né le 13 Décembre 1920 à Freeport, Pennsylvanie (Etats-Unis), décédé le 29 Décembre 1998 à Los Angeles (Californie). 1969: 5 hommes armés. 1971: Les Evadés de la Planète des Singes. 1973: Tom Sawyer. 1977: L'île du Docteur Moreau. 1978: Damien: la malédiction 2. 1980: Nimitz, retour vers l'enfer.


"DĂ©cembre 1980, le porte avions nuclĂ©aire Nimitz disparait dans le pacifique avec ses 6000 hommes pour rĂ©aparraitre en 1941 !" 

MĂŞme si j'avoue avoir une prĂ©fĂ©rence pour son binĂ´me Philadelphia Experiment (car beaucoup mieux rythmĂ©, intense et surprenant Ă  travers ses pĂ©ripĂ©ties Ă  rĂ©pĂ©tition), Nimitz, retour vers l'enfer reste un bon divertissement en prime d'avoir Ă©tĂ© un beau souvenir d'ado grâce Ă  son matraquage publicitaire juste avant sa sortie officielle. Tant et si bien qu'au-delĂ  de m'avoir fait bougrement fantasmĂ© Ă  la radio lors d'une villĂ©giature parentale, il cumule chez nous un joli succès commercial avec 1 026 152 entrĂ©es. Modeste sĂ©rie B d'anticipation prenant pour thème le voyage temporel, Nimitz relate l'Ă©trange odyssĂ©e du porte-avion nuclĂ©aire USS Nimitz subitement transportĂ© en 1941, la veille de l'attaque du Pearl Harbor par les japonais. Ainsi, après avoir repĂŞchĂ© en mer un sĂ©nateur et sa secrĂ©taire, puis kidnappĂ© l'aviateur japonais responsable de leur naufrage, ils vont tenter d'empĂŞcher l'attaque du Pearl Harbor en dĂ©pit de certaines voix discordantes.


Aussi minimaliste soit l'intrigue, car d'autant plus dĂ©nuĂ©e d'intensitĂ© et de suspense Ă  travers ses enjeux humains, politiques et bellicistes, Nimitz, retour vers l'Enfer se suit sans ennui grâce au savoir-faire de l'habile artisan Don Taylor (on lui doit tout de mĂŞme Les EvadĂ©s de la Planète des Singes, L'Ile du Dr Moreau et Damien, la MalĂ©diction) prenant son temps Ă  narrer son histoire sous le pilier d'un attachant casting (Kirk Douglas, Martin Sheen, Katharine Ross, James Farentino et Charles Durning s'avĂ©rant communĂ©ment irrĂ©prochables Ă  travers leur perplexitĂ© interrogative). Don Taylor s'efforçant de rendre le plus crĂ©dible possible son contexte improbable de par l'aspect documentĂ© de sa rĂ©alisation au grand dam des effets-spĂ©ciaux clairsemĂ©s (un simple trou noir lors de 2 sĂ©quences crĂ©pusculaires). Ainsi, si la gĂ©nĂ©ration actuelle aura bien du mal Ă  se passionner pour ce paradoxe temporel chiche en rebondissements cinglants (si on Ă©lude son empathique effet de surprise final), celle des annĂ©es 80 s'y contentera Ă  nouveau sans rĂ©serve avec une pointe de mĂ©lancolie.

*Bruno
3èx

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