de Armando Mastroiani. 1980. U.S.A. 1h33. Avec Caitlin O'Heany, Don Scartino , Elisabeth Kemp, Tom Rolfing, Lewis Arlt, Patsy Pease, James Rebhorn, Tom Hanks.
FILMOGRAPHIE SELECTIVE: Armand Mastroianni, né le 01 Aout 1948 à New-York est un réalisateur et scénariste américain surtout actif à la télévision.
1980: Noces Sanglantes, 1982: Un tueur dans la ville, 1986: The Supernaturals, 1987: Machinations, 1989: Cameron's closet, 1990: Double Revenge, 1991: Perfect Crimes (télé-film), 1994: La Blonde et le privé (télé-film), 1995: Virus (télé-film), 2007: Sharpshooter, Final Approach, Pandemic (télé-film), 2008: A Gunfighter's Pledge, Black Widow, Grave Misconduct (télé-film), 2009: Une seconde vie.

Par le réalisateur du sympathique thriller fantastique Un Tueur dans la Ville, Armando Mastroianni signait deux ans auparavant son premier essai derrière la caméra avec He Knows You're Alone, traduit en France par Noces Sanglantes - un titre, pour une fois, plus évocateur que son homologue original.
Petit psycho-killer fortement inspirĂ© du mythique Halloween de John Carpenter, sorti deux ans plus tĂ´t, Noces Sanglantes emprunte Ă son modèle la mĂŞme structure narrative : celle d’un tueur fantomatique, mĂ©thodique, dĂ©terminĂ© Ă dĂ©cimer les jeunes couples infidèles sur le point de se marier.
Synopsis: Dans une bourgade amĂ©ricaine, un mystĂ©rieux psychopathe assassine les futurs Ă©poux aux mĹ“urs douteuses, comme pour punir leur trahison charnelle. Mais l’un des maris endeuillĂ©s, brisĂ© par la perte de sa compagne, se lance dans une traque obsessionnelle. Car derrière la lame vengeresse, se cache le spectre d’un amour avortĂ©, d’un homme abandonnĂ©, sombrĂ© dans la folie meurtrière après une rupture ravageuse.

Deux ans après Halloween, Mastroianni tente Ă son tour d’exploiter le filon du tueur masquĂ© dans une petite ville paisible. Sans Ă©galer le modèle, il parvient cependant Ă tirer son Ă©pingle du jeu par quelques Ă©clairs de mise en scène inspirĂ©s. Tout du moins durant trois bons quart-d'heure.
Le prologue, notamment, frappe par son inventivitĂ© et son audace. Une scène aux allures de terrain vague : un couple se bĂ©cote dans une voiture, une silhouette menaçante approche… Soudain, le cadre s’Ă©largit : chut, n'en disons pas plus.
Difficile, après cette ouverture saisissante, de ne pas penser Ă Angoisse de Bigas Luna, tant pour l’esthĂ©tique anxiogène que pour l’idĂ©e d’une violence fictive qui contamine la rĂ©alitĂ©. Des dĂ©cors aux lumières morbides, des toilettes Ă la salle obscure, jusqu’au tueur influencĂ© par le cinĂ©ma lui-mĂŞme - tout rĂ©sonne comme une matrice de ce futur chef-d'Ĺ“uvre expĂ©rimental.

La suite, plus classique, s’apparente Ă un jeu de cache-cache entre le tueur et sa prochaine victime. Peu de meurtres, mais une menue tension peu Ă peu dĂ©samorcĂ©e par la redondance. Comme Carpenter, Mastroianni privilĂ©gie la silhouette errante, le plan sĂ©quence anxieux, l’unitĂ© de lieu oppressante, le suspense Ă©touffĂ© par une partition musicale monotone - un air familier, presque mimĂ©tique de Halloween.
LĂ oĂą d’autres psycho-killer des annĂ©es 80 misent sur l’escalade sanglante et les effets spĂ©ciaux spectaculaires, Noces Sanglantes opte la sobriĂ©tĂ©. Pas de geysers de sang : juste l’ombre, la menace, et une mise en scène patiente. Un minimalisme qui Ă©tonne dans un genre souvent outrancier mais qui finit ici hĂ©las par lasser faute du manque de rĂ©alisme de son climat horrifiant et du jeu approximatif du tueur Ă la lisière de la parodie.
Clin d’Ĺ“il subsidiaire : les amateurs reconnaĂ®tront la toute première apparition de Tom Hanks, alors âgĂ© de 23 ans, dans une apparition furtive.
— le cinĂ©phile du cĹ“ur noir
02.05.11
11.08.25. Vost


Très belle critique éclairée...et pertinente !!
RépondreSupprimerMerci beaucoup Sam !
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