jeudi 5 avril 2012

LES LOUBARDES (SWITCHBLADE SISTERS)

                                                                              Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site filmonpaper.com

de Jack Hill. 1975. U.S.A. 1h30. Avec Robbie Lee, Joanne Nail, Monica Gayle, Asher Brauner, Chase Newhart, Marlene Clark, Kitty Bruce, Janice Karman, Don Stark, Don Marino.

FILMOGRAPHIE (info wikipedia): Jack Hill est un réalisateur et scénariste américain, né le 28 Janvier 1933 à Los Angeles.
1959: The Wasp Woman. 1960: The Host. 1963: l'Halluciné. 1966: Mondo Keyhole. Blood Bath. 1968: Spider Baby. 1969: Pit Stop. 1970: Je suis une groupie. 1971: The big doll house. 1972: The bird bird cage. 1973: Coffy la panthère noire de Harlem. 1974: Foxy Brown. The Swinging Cheerleaders. 1975: Les Loubardes. 1982: Sorceress.
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Spécialiste du WIP et de la Blaxploitation, le vétéran Jack Hill réalise en 1975 un film d'action féministe dont les anti-héros se révèlent des lascardes effrontées, adeptes du maniement du couteau et des armes à feu. Pure bande dessinée décomplexée pour adultes, les Loubardes s'institue nanar fun volontairement primaire si bien que nos garçonnes opiniâtres crèvent l'écran dans leur conviction belliqueuse ! La guerre des clans fait rage entre une bande de garçons, les Silver Deb et un gang de filles, les Dagger Debs, dont leur nouvelle recrue, Maggie va venir s'interposer et semer la zizanie. Par la faute d'une duperie et d'une rancune compromise par Lace, la nouvelle égérie du groupe féministe se résout à enrôler une troupe de belligérantes afros pour combattre le clan des Silver Deb.
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Ca dĂ©bute comme un WIP jalonnĂ© de combats de catch entre gardiennes et prisonnières coincĂ©es en interne de leur cellule et ça se termine par un règlement de compte sanglant oĂą la citĂ© urbaine, livrĂ©e Ă  feu et Ă  sang, est le cadre d'une guĂ©rilla sans merci entre bandes rivales ! Une forme de Justicier de New-York avant-gardiste avec l'armada de vĂ©hicule blindĂ©, explosions dantesques et coups de mitraillettes pĂ©taradants dĂ©cimant trois antagonistes Ă  la seconde ! La narration ultra simpliste n'est qu'un prĂ©texte Ă  Ă©taler Ă  intervalle rĂ©gulier nombre d'affrontements frĂ©nĂ©tiques entre une bande de filles dĂ©lurĂ©es et des machistes orgueilleux contrariĂ©s par leur insolence dissolue. NĂ©anmoins, l'intrigue se focalise surtout sur la relation amicale puis tendue exercĂ©e par Lace et la nouvelle recrue, Maggie, experte en art de combattre l'adversaire au couteau ou Ă  main nue. Par la cause perfide d'une comparse insidieuse et la mort du compagnon de Lace (chef des Silver Deb), Maggie va devoir s'opposer Ă  l'autoritĂ© de son amie, dĂ©terminĂ©e Ă  daigner l'assassiner. En prime, elle est contrainte de s'allier avec une troupe de femmes rebelles d'origine africaine pour combattre les mâles sĂ©vèrement brimĂ©s. Jack Hill, en habile faiseur d'action gentiment dĂ©bridĂ©e nous façonne avec dĂ©rision une bisserie ultra caricaturale, transcendĂ©e par la prestance impertinente de comĂ©diennes viriles pourvues de rĂ©parties corrosives !
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Fun, jouissif, colorĂ©, terriblement niais et crĂ©tin, ce plaisir coupable ne laisse pas un instant de rĂ©pit au spectateur embarquĂ© dans une rixe oĂą les femmes farouches ont le monopole de l'allĂ©geance et les hommes violeurs sont rĂ©duits Ă  des brutes antipathiques. On sera par contre surpris de la violence plus rigoureuse du final fortuit dans un combat exĂ©cutĂ© Ă  l'arme blanche par nos deux rivales indignĂ©es. Un affrontement particulièrement cru et sanglant rĂ©sultant avec ironie vers une morale frondeuse dans son pied de nez gouailleur assĂ©nĂ© aux forces de l'ordre. Pour tout amateur de nanar cartoonesque dĂ©diĂ© au plaisir ludique de l'action Ă©chevelĂ©e, les Loubardes est un petit classique vintage rythmĂ© au son de la Soul et du Funk.
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Dédicace à l'Antre du bis et de l'exploitation et un grand merci à Filmonpaper.com
Bruno Matéï
05.04.12



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