Sortie salles France: 8 Mai 2013. Angleterre: 27 Mars 2013
FILMOGRAPHIE: Danny Boyle est un réalisateur Britannique, né le 20 Octobre 1946 à Manchester.
1994: Petits Meurtres entre amis. 1996: Trainspotting. 1997: Une Vie moins Ordinaire. 2000: La Plage
2002: 28 Jours plus tard. 2004: Millions. 2007: Sunshine. 2008: Slumdog Millionaire. 2010: 127 Hours. 2013: Trance
Le Pitch :
Durant une mise aux enchères, un commissaire-priseur est témoin du vol d'un tableau perpétré par le malfrat Franck. Lors de l'altercation qui s'ensuit autour de la disparition de la toile, Simon est violemment frappé à la tête par son agresseur et se retrouve amnésique. Accusé par Franck et ses sbires d'avoir dissimulé le tableau, il est contraint de consulter une hypnothérapeute afin de retrouver la mémoire et révéler la fameuse planque.
Thriller à suspense d'une efficacité exponentielle, Trance est façonné à l'instar d'un puzzle dans son dédale de faux-semblants, de jeux de miroirs et de rapports de force où la manipulation cérébrale est reine. Toute l'intrigue se focalise essentiellement autour d'un trio d'amants véreux : deux rivaux compromis sous le charme d'une énigmatique thérapeute, déterminés à retrouver, sous son influence, le précieux magot artistique.
Avec un plaisir presque sadique, le réalisateur multiplie les rebondissements trompeurs afin de semer le doute et la confusion, allant jusqu'à expérimenter une forme d'hypnose avec son propre spectateur. La plupart des situations suspectes qui jalonnent le récit découlent en effet des expériences d'un sujet plongé sous sommeil artificiel. Au fil de séances récurrentes de transe, l'un des protagonistes se retrouve compromis dans un état de conscience altéré impliquant un dédoublement psychique de sa personnalité.
Cet état second permet à Danny Boyle de brouiller constamment les frontières entre illusion et réalité sans jamais nous avertir de leur véritable nature. En combinant hallucinations, rêves et réalité, il nous égare ainsi dans un dédale de simulacres où mensonges, manipulations et cupidité engendrent une paranoïa grandissante.
C'est lors de son dernier acte particulièrement échevelé que Trance redouble d'intensité pour finalement nous dévoiler sa supercherie dans un maelström d'émotions aussi rudes que bouleversantes. De l'angoisse à la panique, du malaise viscéral à l'empathie désarmée, Danny Boyle nous entraîne dans une véritable tempête émotionnelle.
Original, surprenant, déroutant et retors, Trance intrigue et captive grâce à l'élaboration d'un scénario machiavélique où aucun protagoniste n'est jamais réellement celui que l'on croit. Pourvu d'une mise en scène inventive et d'un esthétisme pictural irradiant chaque plan, ce thriller paranoïaque culmine vers un point d'orgue romantique à la dramaturgie inattendue.
Or, c'est précisément au moment où semble poindre la délivrance que le récit amorce un ultime défi, comme s'il refusait de nous abandonner à une quelconque certitude. Sensuel, brillant, fascinant et véritablement émouvant, Trance demeure l'une des expériences les plus envoûtantes et sensibles de la filmographie de Danny Boyle.
— Celui du cĹ“ur noir des images đź–¤




Sensuel et brillant?
RépondreSupprimerlà , j'avoue, j'ai du mal à comprendre...
je l'ai trouvé pénible, ce film. et de toc vêtu. Et à des kilomètres d'une sensualité quelconque :(