de Don Chaffey. 1963. U.S.A/Angleterre 1h44. Avec Todd Armstrong, Nancy Kovack, Gary Raymond, Laurence Naismith, Nigel Green, Niall MacGinnis.
Sortie salles France: 9 Octobre 1963. U.S: 19 Juin 1963
FILMOGRAPHIE SELECTIVE: Don Chaffey est un réalisateur britannique, né le 5 Août 1917 à Hastings, décédé le 13 Novembre 1990 à L'île Kawau (Nouvelle-Zélande).
1963: Jason et les Argonautes. 1966: Un million d'années avant J.C. 1967: Les Reine des Vikings. 1968: Du sable et des diamants. 1977: Peter et Elliott le dragon. 1978: La Magie de Lassie. 1979: C.H.O.M.P.S.
Chef-d’œuvre du film d’aventures mythologiques, Jason et les Argonautes s’impose comme le plus éclatant représentant d’un genre auquel le regretté Ray Harryhausen offrit son génie artisanal, avec une maîtrise sans faille.
Afin de reconquérir le trône de son père, mort vingt ans plus tôt, Jason doit rejoindre la Colchide et s’emparer de la Toison d’or. Gouvernant alors le royaume, le souverain Pélias lui confie cette mission périlleuse - prétendument bénie par les dieux - pour sauver son peuple de la misère. Mais l’expédition dissimule une ruse : s’approprier la Toison avec la complicité de son propre fils, que Jason accepte d’intégrer à son équipage. Épaulé par une armée d’Argonautes stoïques, il embarque à bord d’un navire pour un périple aussi long qu’éprouvant.
Spectacle flamboyant, porté par une succession quasi ininterrompue de morceaux de bravoure surréalistes, Jason et les Argonautes est un éblouissement visuel auquel le maître du stop-motion apporte une contribution décisive, donnant chair à d’incroyables créatures issues de la mythologie grecque. De la résurrection de Talos, géant de bronze rubigineux, au harcèlement de deux harpies auprès d’un vieil aveugle affamé ; de l’intervention d’un dieu marin pour libérer le navire coincé entre deux roches, à l’assaut d’une hydre à sept têtes ; jusqu’à l’affrontement belliqueux d’une armée de squelettes - hommage assumé que Sam Raimi rendra plus tard dans Evil Dead 3 - cette armada monstrueuse décuple l’intensité du récit sous l’autorité sagace d’Argonautes en quête de trésor. Le sentiment d’émerveillement né de ces instants de pure poésie, leur enchaînement fluide au sein d’une structure narrative captivante, célèbrent aussi la fraternité altruiste des héros : des combattants dont la force d’âme et le courage s’unissent pour déjouer les subterfuges de traîtres mégalos, les caprices de dieux goguenards, et surtout affronter l’hostilité imprévisible de créatures pernicieuses.
Porté par le score épique de Bernard Herrmann, insufflant une harmonie vibrante à la fureur des combats, et par l’aplomb de comédiens animés par l’esprit d’équipe et la bravoure, Jason et les Argonautes conserve intact son pouvoir de fascination, grâce à la vélocité d’une mise en scène rendant un hommage éclatant au bestiaire immortel de Ray Harryhausen.
— le cinéphile du cœur noir 🖤
25.12.25. 5èx. Vostf




bonne année Bruno,
RépondreSupprimerJason et les argonautes arrive toujours à me faire écarquiller les yeux comme un gamin ! Tout comme Jack le chasseur de géant, Sinbad le marin...
J'ai retrouvé des sensations similaires devant la bataille des cinq armées de PJ
Meilleurs Voeux à toi Laurent ! Tu me rassures pour le dernier volet du Hobbit car certains avis négatifs sont radicaux.
RépondreSupprimerAh lassitude et déception lors de ce dernier épisode pour certains ! On peut les comprendre mais tout de même c'est vrai que beaucoup n'y vont pas avec le dos de la cuillère niveau critique ! Pas assez de ceci, trop de cela, déjà vu, mal adapté....quant à la direction artistique le mot de "vomitif" revient souvent ce qui est plutôt rigolo quand on se souvient que PJ fût un des plus dignes ambassadeur du gore ! Voila maintenant on lui reproche de manquer de goût, un comble !
RépondreSupprimerLa réalité est qu'il s'en sort admirablement bien pour tenir un tel niveau de qualité sur une saga si longue, qu'il développe une dramatisation bienvenue des thèmes du roman (voir du monde de Tolkien) et qu'il fait du Hobbit un prologue astucieux du SDA car c'est à la fois totalement différent et parfaitement ressemblant ( oui, dure de définir cette impression) : des thèmes mythologiques qui reviendront dans le SDA, la même illustration symbolique des lieux et des ambiances créant un ensemble cohérent. Ne parlons pas de mise en scène car il n'y a rien à dire à ce sujet, c'est toujours absolument brillant ! Alors on peut toujours pinailler Le Hobbit 3ème du nom est un formidable film d'aventure, qui flirte même avec l'horreur pour certaines ambiances.