mardi 6 février 2018

LES CHEVALIERS DU DEMON

                                          Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site moviecovers.com

"The Hellfire Club" de Monty Berman et Robert S. Baker. 1961. Angleterre. 1h35. Avec Keith Michell, Adrienne Corri, Peter Cushing, Peter Arne.

Sortie salles France: Janvier 1962. Angleterre: FĂ©vrier 1961

FILMOGRAPHIERobert S. Baker est un producteur, rĂ©alisateur et directeur photo britannique nĂ© le 17 octobre 1916 et mort le 30 septembre 2009. 1949 : Melody Club co-rĂ©alisĂ© avec Monty Berman. 1950 : Blackout. 1952 : 13 East Street. 1953 : The Steel Key. 1956 : L'ennemi invisible. 1959 : Jack l'Éventeur co-rĂ©alisĂ© avec Monty Berman. 1960 : The Siege of Sidney Street co-rĂ©alisĂ© avec Monty Berman. 1961 : Les Chevaliers du dĂ©mon co-rĂ©alisĂ© avec Monty Berman. 1961 : Le Secret de Monte Cristo co-rĂ©alisĂ© avec Monty Berman. Monty Berman est un producteur, rĂ©alisateur et directeur photo britannique nĂ© le 26 mars 1905 et mort le 14 juin 2006. 1959 : Jack l'Éventeur corĂ©alisĂ© avec Robert S. Baker. 1961 : Les Chevaliers du dĂ©mon (The Hellfire Club) corĂ©alisĂ© avec Robert S. Baker. 1961: Le Secret de Monte Cristo.


18è siècle. LassĂ©e des incartades lubriques de son mari abusif, propriĂ©taire d'un bordel oĂą se pratiquent entre autre de faux rites sataniques, Lady Netherden et son fils prennent la fuite un soir Ă  la suite d'une violente rixe avec lui. Le lendemain, accompagnĂ© de ses sbires, Lord Netherden parvient Ă  rattraper ces derniers lors d'une course-poursuite meurtrière. 15 ans plus tard, rescapĂ© et Ă©duquĂ© par une troupe de funambules, Jason Caldwell compte se venger auprès de son père mais aussi de son cousin dĂ©lateur, l'odieux Thomas de Netherden lui ayant dĂ©robĂ© l'hĂ©ritage. 


Longtemps restĂ© invisible chez nous depuis sa sortie cinĂ© (je doute Ă©galement d'une Ă©ventuelle Ă©dition Vhs !) et vantĂ© dans la revue l'Ecran Fantastique Ă  l'orĂ©e des annĂ©es 80 lors d'une rĂ©trospective des rĂ©alisateurs Monty Berman / Robert S. Baker (signataires des chefs-d'oeuvre Jack l'Eventreur et l'Impasse aux Violences, excusez du peu !), les Chevaliers du DĂ©mon rend dignement hommage au film de cape et d'Ă©pĂ©e avec une ferveur galvanisante. Les auteurs parvenant Ă  instaurer un rythme affolant au grĂ© de pĂ©ripĂ©ties et rebondissements jamais redondants; et ce grâce Ă  l'efficacitĂ© d'une intrigue charpentĂ©e (la vengeance de longue haleine de Jason Caldwell auprès de son cousin) et Ă  la fougue des comĂ©diens se prĂŞtant au jeu des confrontations Ă©piques (tant Ă  cheval ou Ă  l'Ă©pĂ©e qu'Ă  mains nues) avec une spontanĂ©itĂ© dĂ©complexĂ©e. Berman et Baker saupoudrant leur cheminement narratif d'humour, de fantaisie et de douce romance (notamment auprès de cette paysanne candide timidement amoureuse de Jason) afin de combler le spectateur participant aux stratagèmes d'un hĂ©ros vĂ©loce rĂ©signĂ© Ă  redorer son honneur. A ce titre, les scènes d'action toujours inventives se renouvellent sans cesse sans jamais subir de fâcheuse impression de dĂ©jĂ  vu. Et si on peut admettre le caractère prĂ©visible de sa seconde partie (le jugement, l'emprisonnement, l'Ă©vasion et les règlements de compte en pagaille), les Chevaliers du DĂ©mon ne cède pour autant jamais Ă  la lassitude. Notamment de par l'intensitĂ© de son montage consciencieux Ă  chorĂ©graphier les corps Ă  corps tributaires d'une intrigue bien ficelĂ©e (le hĂ©ros alternant poursuites et ripostes face Ă  un traĂ®tre sans vergogne usant de sa souverainetĂ©). Outre l'extrĂŞme sympathie que dĂ©gage les acteurs de seconde zone dans leur posture noble, altruiste ou hĂ©roĂŻque (en dĂ©pit de notre hĂ©ros trĂ©pidant, je songe autant Ă  la troupe solidaire des funambules), on peut Ă©galement souligner la participation subsidiaire de Peter Cushing dans celui de l'avocat matois intervenant habilement lors de 3 points du rĂ©cit.


ExtrĂŞmement rare et oubliĂ© de tous en dĂ©pit de sa noble rĂ©putation, Les Chevaliers du DĂ©mon  
constitue Ă  mon sens l'un des fleurons du film d'aventures des sixties si bien qu'il suscite un charme irrĂ©sistible grâce Ă  la gĂ©nĂ©rositĂ© d'artisans du Bis rĂ©solument amoureux de leurs cinĂ©mas de quartier. A dĂ©couvrir fissa si vous souhaitez opĂ©rer un bon dans le temps afin de retrouver intact votre âme d'enfant ! 

* Bruno

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