lundi 5 février 2018

LA DISPARITION

                                             Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site cinefamilia.net

"Dying Room Only" de Philip Leacock. 1973. U.S.A. 1h14. Avec Cloris Leachman,  Ross Martin,  Ned Beatty, Dana Elcar, Louise Latham, Dabney Coleman.

Diffusion TV US: 18 Septembre 1973

FILMOGRAPHIE: Philip Leacock né le 8 octobre 1917 à Londres, et mort le 14 juillet 1990 est un réalisateur anglais de cinéma et de télévision.1940 : The Story of Wool. 1948 : Riders of the New Forest. 1951 : Out of True. 1952 : The Braves Don't Cry. 1953 : Les Kidnappers. 1953 : Appointment in London. 1955 : Escapade. 1956 : Le Jardinier espagnol. 1957 : High Tide at Noon. 1958 : Innocent Sinners. 1959 : The Rabbit Trap. 1959 : Take a Giant Step. 1960 : Let No Man Write My Epitaph. 1961 : Hand in Hand. 1962 : Reach for Glory. 1962 : Lutte sans merci. 1962 : L'Homme qui aimait la guerre. 1963 : Tamahine. 1970 : L'Homme qui sortait du bagne. 1973: La Disparition. 1980: Angel City (TV). 1980: La Malédiction du Pharaon. 1982: The Wild Women of Chastity Gulch.


Très peu diffusĂ© Ă  la TV alors qu'il impressionna toute une gĂ©nĂ©ration de spectateurs, mais aujourd'hui occultĂ©, La Disparition demeure un thriller Ă  suspense tirĂ© d'un scĂ©nario du cĂ©lèbre  Richard Matheson. En voyage, un couple fait une bref escale dans un motel situĂ© en plein dĂ©sert. Après avoir essuyĂ© la mauvaise humeur du taulier et de son comparse au moment de solliciter leur commande, la femme se dirige vers les toilettes. En y ressortant quelques minutes après, elle constate que son mari Ă  disparu face Ă  l'indiffĂ©rence de ces derniers. Sans se hisser auprès des meilleures rĂ©ussites du genre (on est en droit de lui prĂ©fĂ©rer son excellent remake beaucoup plus haletant et musclĂ©: Breakdown avec Kurt Russel), la Disparition est un bon suspense hitchcockien Ă  la lisière du genre horrifique. De par son climat d'inquiĂ©tude tangible qu'un score dissonant vient rehausser, tant auprès de la glauque scĂ©nographie du motel que des extĂ©rieurs nocturnes plutĂ´t photogĂ©niques. Le rĂ©alisateur prenant soin de diluer une ambiance cauchemardesque captivante autour de l'inquiĂ©tude grandissante d'une hĂ©roĂŻne constamment mises Ă  mal par des machistes peu recommandables. EpaulĂ© d'une solide distribution (Ross Martin en tĂŞte) et de seconds-couteaux charismatiques (Ned Beatty - DĂ©livrance -, Louise Latham), La Disparition parvient Ă  convaincre Ă  partir d'une idĂ©e de dĂ©part visiblement saugrenue (Ă  la limite de l'absurde oserai-je dire d'une certaine manière) si bien que le rĂ©cit efficacement dirigĂ© et Ă©maillĂ© de pĂ©ripĂ©ties et rebondissements en dernier acte insuffle une intensitĂ© progressive auprès de la survie de l'hĂ©roĂŻne jouant les investigatrices avec autant d'audace que de fragilitĂ© dĂ©munie.


A découvrir

* Bruno

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