de Michele Soavi. 2006. Italie. 1h51. Avec Alessio Boni, Michele Placido, Isabella Ferrari, Alina Nadelea, Carlo Cecchi.
Sortie salles France: 2 Août 2006. Italie: 24 Février 2006
FILMOGRAPHIE: Michele Soavi est un réalisateur italien né le 3 Juillet 1957 à Milan, (Italie).
1985: The Valley (vidéo). 1985: Le Monde de l'horreur (Documentaire). 1987: Bloody Bird. 1989: Le Sanctuaire. 1991: La Secte. 1994: Dellamorte Dellamore. 2006: Arrivederci amore, ciao. 2008: Il sangue dei vinti.
"Michele Soavi ou l’odeur du Mal absolu."
RĂ©alisĂ© par Michele Soavi, maestro transalpin aussi discret que passionnant, Arrivederci amore, ciao est un polar malade, d’une noirceur quasi inĂ©galĂ©e. De mĂ©moire de cinĂ©phile, je connais peu d’autres prototypes aussi fĂ©tides, viciĂ©s, acrimonieux. Par son climat austère, rĂ©solument poisseux, irrespirable et dĂ©bauchĂ©, et par la posture foncièrement immorale de cette faune de truands littĂ©ralement habitĂ©e par le Mal, le film oppose nos sentiments antithĂ©tiques de fascination et de rĂ©pulsion, jusqu’Ă gĂ©nĂ©rer un malaise profond, une aversion face Ă son contenu immoral, infiniment dĂ©complexĂ©.
Soavi scrute avant tout, sans la moindre fioriture et Ă travers un rĂ©alisme rugueux, le portrait abject d’un terroriste en voie de rĂ©habilitation, sous la tutelle d’un flic vĂ©reux. Le cinĂ©aste enfonce le clou du nihilisme et de la dĂ©chĂ©ance amorale au fil de missions sanglantes, jusqu’Ă un final couillu, d’une cruautĂ© psychologique proprement insupportable.
On quitte alors cette odyssĂ©e meurtrière et insalubre - guidĂ©e par un instinct pervers et primal - avec cette sensation dĂ©sagrĂ©able, presque bipolaire, d’avoir assistĂ© Ă un grand moment de cinĂ©ma (casting burinĂ© plus vrai que nature, mise en scène chiadĂ©e, stylisĂ©e, constamment inventive - voire expĂ©rimentale -, photographie au magnĂ©tisme opaque qui hypnotise les sens), tout en Ă©prouvant un regain de mĂ©pris, de dĂ©goĂ»t et d’antipathie face au profil licencieux de cet indic bellâtre, sĂ©ducteur dĂ©lĂ©tère, s’enfonçant toujours plus profondĂ©ment dans les racines du Mal, sans jamais cĂ©der Ă l’ombre d’un remords, encore moins Ă la repentance.
Un Ă©lectrochoc moral d’une noirceur abyssale, ad nauseam, Ă dĂ©couvrir avec la plus grande prĂ©caution.
Soavi scrute avant tout, sans la moindre fioriture et Ă travers un rĂ©alisme rugueux, le portrait abject d’un terroriste en voie de rĂ©habilitation, sous la tutelle d’un flic vĂ©reux. Le cinĂ©aste enfonce le clou du nihilisme et de la dĂ©chĂ©ance amorale au fil de missions sanglantes, jusqu’Ă un final couillu, d’une cruautĂ© psychologique proprement insupportable.
On quitte alors cette odyssĂ©e meurtrière et insalubre - guidĂ©e par un instinct pervers et primal - avec cette sensation dĂ©sagrĂ©able, presque bipolaire, d’avoir assistĂ© Ă un grand moment de cinĂ©ma (casting burinĂ© plus vrai que nature, mise en scène chiadĂ©e, stylisĂ©e, constamment inventive - voire expĂ©rimentale -, photographie au magnĂ©tisme opaque qui hypnotise les sens), tout en Ă©prouvant un regain de mĂ©pris, de dĂ©goĂ»t et d’antipathie face au profil licencieux de cet indic bellâtre, sĂ©ducteur dĂ©lĂ©tère, s’enfonçant toujours plus profondĂ©ment dans les racines du Mal, sans jamais cĂ©der Ă l’ombre d’un remords, encore moins Ă la repentance.
Un Ă©lectrochoc moral d’une noirceur abyssale, ad nauseam, Ă dĂ©couvrir avec la plus grande prĂ©caution.
— le cinĂ©phile du cĹ“ur noir đź–¤

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