Photo empruntée sur Google, appartenant au site samuelowengallery.com
Walt Disney Pictures Presents: Bambi de David D. Hand. 1942. U.S.A. 1h08.
Sortie Salles France: 15 Juillet 1947. U.SA: 13 Août 1942. Belgique: 18 Décembre 1947
FILMOGRAPHIE SELECTIVE: David D. Hand est un animateur, réalisateur et producteur américain, né le 23 Janvier 1900 à Plainfield, New Jersey (Etats-Unis), décédé le 11 Octobre 1986 à San Luis Obispo (Etats-Unis). 1936: Les Trois petits loups. 1937: Mickey Magicien. 1937: Blanche Neige et les 7 Nains. 1942: Bambi. 1980: Mickey Mouse Disco.
Considéré comme l’un des films les plus bouleversants de Disney, au point d’avoir marqué au fer rouge toute une génération, Bambi transfigure le conte initiatique de l’apprentissage et de la survie à travers le regard d’un équidé primitif. Adapté du roman Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois de l’Autrichien Felix Salten, cet hymne à la nature nous montre l’éveil d’un faon grandissant sous l’aile de sa mère et la bienveillance de la forêt. Dès sa naissance, Bambi découvre l’éclat du monde bucolique et les joies de l’amitié, entre le grincheux Monsieur Hibou, Panpan le lapin malicieux et Fleur, le putois délicat. Au gré de ses tribulations avec ces compagnons fidèles, il fait aussi l’expérience des premiers émois face à Féline, élancée et mutine. Mais dans cette nature fastueuse, où chaque saison réinvente la lumière, il apprend aussi que l’existence n’est pas un Eden, et que certains dangers surgissent comme des ombres impromptues.
Chef-d’œuvre à l’enchantement intact, Bambi demeure un chant universel dédié à l’héritage parental, à la noblesse de l’amitié et à la force de l’amour, mais aussi au courage d’affronter l’abattement. Avec la bonhomie irrésistible de personnages fantasques - toujours aussi étonnamment expansifs pour le studio - et la tendresse du faon encore tremblant, le film déploie un florilège de scènes pittoresques et profondément touchantes. De la caractérisation délicatement disparate de chaque animal à l’élégance de la végétation forestière, jusqu’au lien maternel tissé avec pudeur par la mère de Bambi, tout respire la grâce. Jalonner le récit de péripéties alarmantes - combat homérique contre un cerf, fuite paniquée lors de l’incendie - permet au film d’explorer la perte de l’innocence, notamment dans l’épreuve tragique que le jeune faon devra surmonter pour apprivoiser le deuil. À travers ce drame brutal, qui hante encore la mémoire de nombreux enfants (même les plus grands), Bambi dénonce aussi l’orgueil vorace de l’homme, incarné par le chasseur qui tire fierté de traquer et d’abattre. De ces actes naît également la négligence fatale qui déclenche le brasier ravageant la forêt.
Cantique dédié à la protection animale et célébration de l’élan vital, Bambi continue d’émerveiller par sa simplicité lumineuse et la fougue tendre de personnages qui aspirent seulement à vivre en paix malgré l’hostilité humaine. Une leçon d’humanisme à méditer, surtout pour ceux que la chasse séduit encore, derrière cette symphonie de douceur vouée à la noblesse de l’innocence.
— le cinéphile du cœur noir 🖤
09.01.13 (59 v)




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