mardi 27 janvier 2026

Abigail de Matt Bettinelli-Olpin Tyler Gillett. 2024. U.S.A. 1h49

                                                   
                      (Crédit photo : image trouvée via Google, provenant du site Imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
 
Abigail est une sympatoche série B dont je n’attendais pas grand-chose. Il m’aura fallu plus d’un an pour enfin le découvrir, et je ne suis finalement pas déçu. Certes, le film aurait pu être bien meilleur, avec un scénario plus solide, plus surprenant. Mais malgré ses limites, le récit distille par moments de bonnes idées, aussi bien visuelles que narratives, jamais déplaisantes.
 
Le film n’est pas ennuyeux : il se laisse suivre avec un plaisir innocent. C’est un jeu du chat et de la souris relativement efficace, plutôt bien mené, notamment dans l’action et les séquences gore, disséminées avec une régularité quasi métronomique tout au long de ce périple de survie. Les personnages gogos, assez attachants et sciemment irritants, se prêtent au jeu de la riposte avec une ironie décomplexée. Et la jeune héroïne juvénile, incarnée par Alicia Weir, est convaincante en vampirette en herbe, jouant avec ses proies dans une provocation sardonique assez fun pour se laisser berner dans sa condition damnée.
 
 
Mais Abigail doit aussi beaucoup à son décor principal : un manoir isolé, gothique et envoûtant, superbement photographié. La demeure fascine, impose son aura, presque vivante, oscillant entre modernité froide et héritage séculaire. Les décors sont assez intelligemment exploités, renforçant l’immersion et le sentiment d’enfermement, transformant cet espace en véritable terrain de jeu macabre où chaque couloir, chaque salle, semble guetter ses victimes.
 
Certaines scènes gores se révèlent même franchement impressionnantes - ces vampires qui explosent comme des baudruches sont une idée savoureuse qu’il faut souligner. Ainsi, malgré son caractère perfectible, peut-être même largement, Abigail demeure un bon divertissement, plaisant à voir et à suivre. Un spectacle horrifique teinté d'onirisme (les rituels d'une danse macabre) que je pourrai revoir sans me forcer.
 
— le cinéphile du cœur noir 🖤 

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