Comme c'est parfois le cas (et c'est tant mieux), pas de problème à avouer que lors de mon premier visionnage, Mutants m'avait laissé de marbre. J'avais surtout eu l'impression d'assister à une tentative française de reproduire 28 jours plus tard, sans réellement adhérer à la proposition. Et pourtant, cette seconde découverte (dominicale) m'a complètement réconcilié avec le film (en dépit de la diction théâtrale des acteurs).
Puis, peu à peu, passée la morsure, le récit bascule ensuite vers un survival centré sur Mark et Sonia, cette dernière étant immunisée après avoir été mordue par un infecté. Alors qu'un virus a décimé la population, tous deux tentent de rejoindre la base militaire Noé après avoir établi un contact par radio CB, nourrissant l'espoir d'y trouver un refuge, voire un traitement capable de sauver Mark. Toute l'émotion du récit repose ainsi sur cette mince lueur d'espoir que Sonia s'efforce de préserver malgré les nombreuses embûches qui jalonnent leur parcours.
Face à eux se dressent des survivants aussi hostiles que désespérés, dont un duo d'antagonistes aussi violents que machistes, venant constamment ébranler leur quête. Les affrontements, d'une brutalité percutante, rappellent inévitablement 28 jours plus tard. Entre maquillages franchement convaincants, montage dynamique et attaques d'une férocité permanente, Mutants délivre un spectacle tendu, haletant et gore en diable. Les gerbes de sang, les corps mutilés et la violence omniprésente participent pleinement à cette ambiance sale, sombre et désemparée.
Aussi modeste soit-il, Mutants invoque sans ambages le goût du travail bien fait. Car David Morley s'efforce de livrer une série B aussi ludique que séduisante, notamment sur le plan formel, et le pari est réussi. En seulement 1 h 22 (excepté le générique), le film ne laisse pratiquement aucun temps mort et se révèle finalement bien plus efficace et convaincant que dans mon souvenir.
C'est bien connu, certains films ont simplement besoin d'une seconde - voire même d'une troisième - chance pour révéler toutes leurs qualités. A condition aussi de changer de regard pour que les choses puissent changer et s'ouvrir à nous. Mutants en fait désormais partie.
Face à eux se dressent des survivants aussi hostiles que désespérés, dont un duo d'antagonistes aussi violents que machistes, venant constamment ébranler leur quête. Les affrontements, d'une brutalité percutante, rappellent inévitablement 28 jours plus tard. Entre maquillages franchement convaincants, montage dynamique et attaques d'une férocité permanente, Mutants délivre un spectacle tendu, haletant et gore en diable. Les gerbes de sang, les corps mutilés et la violence omniprésente participent pleinement à cette ambiance sale, sombre et désemparée.
Aussi modeste soit-il, Mutants invoque sans ambages le goût du travail bien fait. Car David Morley s'efforce de livrer une série B aussi ludique que séduisante, notamment sur le plan formel, et le pari est réussi. En seulement 1 h 22 (excepté le générique), le film ne laisse pratiquement aucun temps mort et se révèle finalement bien plus efficace et convaincant que dans mon souvenir.
C'est bien connu, certains films ont simplement besoin d'une seconde - voire même d'une troisième - chance pour révéler toutes leurs qualités. A condition aussi de changer de regard pour que les choses puissent changer et s'ouvrir à nous. Mutants en fait désormais partie.
— Celui du cœur noir des images 🖤
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