de Graham Baker. 1984. U.S.A. 1h31. Avec Meg Tilly, Tim Matheson, Hume Cronyn, Bill Paxton, John Karlen, Claude Earl Jones.
Sortie salles U.S: 28 Septembre 1984
FILMOGRAPHIE: Graham Baker est un réalisateur, producteur et scénariste américain.
1981: La Malédiction Finale. 1984: Impulse. 1988: Futur Immédiat, Los Angeles 1991. 1990: The Recruit. 1991: Ni dieu ni maître (Born to Ride). 1999: Beowulf
Trois ans après La Malédiction finale, et pour une seconde fois, Graham Baker renoue avec la série B fantastique en militant ici contre la pollution chimique.
Dans une petite ville bucolique, suite à un séisme, ses habitants sont soudainement pris d'accès de démence incontrôlée !
Série B modeste ayant connu son petit succès auprès des vidéoclubs des années 80, Impulse est notamment une nouvelle occasion pour Meg Tilly de renouer avec le genre après s'être fait remarquer un an auparavant dans Une Nuit trop noire et Psychose 2. Avec un pitch de départ accrocheur digne d'un épisode de La Quatrième Dimension, Graham Baker ne manque pas d'audace pour illustrer la lente dégénérescence « schizo » de citadins contaminés par un produit toxique.
Ainsi, c'est à travers le personnage de Jennifer que nous allons suivre cette folie collective après qu'elle a reçu un appel de sa génitrice. Dans des propos incohérents extrêmement virulents, cette dernière s'en prend violemment à elle pour lui reprocher d'être responsable de sa dépression. Quelques minutes plus tard, la mégère se tire une balle dans la tête mais y survit in extremis ! Avec l'aide de son mari, Jennifer retourne dans sa région natale pour lui rendre visite à l'hôpital afin de tenter de comprendre les motivations de son geste. Au même moment, d'étranges événements surviennent au sein de la population, les habitants semblant être pris de pulsions immorales !Avec cet argument prometteur décuplant les incidents débridés, Impulse dégage un parfum de soufre assez trouble et fascinant à travers ces protagonistes renouant avec leurs plus bas instincts. À l'image de ce médecin décidé à couper le tube d'oxygène d'une patiente de façon irrégulière afin de mieux observer ses instants d'agonie ! Alors qu'un peu plus tard, le shérif local n'hésite pas à abattre d'une balle dans le dos un adolescent suspecté de vol à l'étalage !
Cette succession d'accidents volontaires dénués de tout raisonnement nous confine dans un cauchemar halluciné où notre pauvre Jennifer (Meg Tilly dégage une belle fragilité émotionnelle) tentera de préserver sa famille pour assurer sa survie. Rehaussé par le climat champêtre d'un soleil écrasant, Impulse insuffle un sentiment trouble d'inquiétude et une ironie nerveuse lorsque les victimes intoxiquées sont incapables de réfréner leurs accès d'irascibilité !
Cette psychose collective n'épargnant aucun citadin, Jennifer semble de plus en plus compromise dans sa capacité à protéger ses proches, à moins que l'origine de cette pandémie ne soit enfin dévoilée. Que nenni ! Graham Baker réfute le happy end et enfonce le clou du nihilisme lors d'une conclusion glaçante.
Dédicace à Christophe Colpaert
30.05.26.




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire