de Roger Corman. 1965. U.S.A. 1h21. Avec Vincent Price, Elizabeth Shepherd, John Westbrook, Derek Francis, Oliver Johnston, Richard Vernon.
Sortie salles France: 18 Décembre 1968. U.S: 20 Janvier 1965
FILMOGRAPHIE: Roger Corman est un cinéaste américain, né le 5 avril 1926 à Détroit, Michigan
1955: Day the World Ended. 1956: It's Conquered the World. 1957: Rock all Night. 1957: l'Attaque des Crabes Géants. 1957: Not of this Earth. 1957: Vicking Women. 1957: The Undead. 1958: War of the Satellites. 1958: She-Gods of Shark Reef. 1958: Swamp Women. 1958: Teenage Caveman. 1958: Mitraillette Kelly. 1959: Un Baquet de Sang. 1960: La Petite Boutique des Horreurs. 1960: La Chute de la Maison Usher. 1961: Ski Troop Attack. 1961: La Chambre des Tortures. 1961: Atlas. 1962: The Intruder. 1962: l'Enterré Vivant. 1962: l'Empire de la Terreur. 1962: La Tour de Londres. 1963: Le Corbeau. 1963: La Malédiction d'Arkham. 1963: l'Horrible cas du Dr X. 1963: l'Halluciné. 1964: Le Masque de la Mort Rouge. 1964: l'Invasion Secrète. 1965: La Tombe de Ligeia. 1965: Not of this Earth. 1966: Les Anges Sauvages. 1967: l'Affaire Al Capone. 1967: The Trip. 1970: Bloody Mama. 1971: Gas-s-s-s. 1971: Le Baron Rouge. 1990: La Résurrection de Frankenstein.
« Les frontières de la vie et de la mort ne peuvent être au mieux qu'indécises et vagues. Qui dira l'endroit où s'arrête l'une et où commence l'autre ? » — Edgar Allan Poe
La révélation éclate au cours d'un final mémorable, jalonné de rebondissements habilement orchestrés, où le pouvoir de l'amour et celui de la mort se confondent dans une même étreinte funeste. L'allégeance d'un chat et la démence d'une victime participent alors à cette confrontation trouble entre l'irrationnel et la folie.
Affublé d'une paire de lunettes noires en raison de son extrême sensibilité à la lumière du jour, Vincent Price adopte une posture austère et ne cesse de jouer avec l'ambiguïté de son personnage lunatique. Victime ou coupable, son interprétation tout en circonspection se révèle autrement plus raffinée, moins théâtrale que dans Le Masque de la mort rouge ou La Chute de la maison Usher. À ses côtés, la ravissante Elizabeth Shepherd lui partage la réplique avec une élégance candide, promenant sa silhouette soyeuse et son pas hésitant dans les couloirs du château. Ensemble, ils forment un tandem aussi étrange qu'élégant, dont la conduite nébuleuse et la relation affective en porte-à-faux entretiennent un trouble persistant.
Ainsi, cette fascination pour les puissances du mal et la hantise de la mort trouve dans La Tombe de Ligeia une expression subtile, portée par une suggestion permanente et l'intelligence d'un scénario retors. D'un esthétisme baroque et fulgurant, l'œuvre s'impose peut-être comme la plus trouble, la plus romantique et la plus passionnante de la carrière de Corman, déployant un surnaturel éthéré où la vie et la mort ne cessent de se disputer la mise.
La critique du Masque de la mort rouge: http://brunomatei.blogspot.fr/2012/10/le-masque-de-la-mort-rouge-masque-of.html
La critique de la Chute de la maison Usher: http://brunomatei.blogspot.fr/2014/09/la-chute-de-la-maison-usher-house-of.html




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