Photo empruntée sur Google, appartenant au site wrongsideoftheart.com
d'Arthur Hiller. 1979. U.S.A. 1h44. Avec Nick Mancuso, David Warner, Kathryn Harrold, Stephen Macht, Strother Martin.
Sortie salles France: 4 Juin 1980. U.S: 22 Juin 1979
FILMOGRAPHIE: Arthur Hiller est un réalisateur et acteur canadien, né le 22 Novembre 1923 à Edmonton, Alberta (Canada). 1956: Massacre à Sand-Creek. 1964: Les Jeux de l'amour et de la guerre. 1965: Promise her Anything. 1966: Tobrouk, commando pour l'enfer. 1966: Les Plaisirs de Pénélope. 1967: The Tiger Makes Out. 1970: Escapade à New-York. 1970: Love Story. 1971: Plaza suite. 1971: L'Hôpital. 1972: L'Homme de la Manche. 1975: The Man in the Glass Booth. 1976: Transamerica Express. 1979: Ne tirez pas sur le dentiste. 1979: Morsures. 1982: Making Love. 1982: Avec les Compliments de l'Auteur. 1987: Une chance pas croyable. 1989: Pas nous, pas nous. 1990: Filofax. 1992: The Babe. 1997: An Alan Smithee Film.
FILMOGRAPHIE: Arthur Hiller est un réalisateur et acteur canadien, né le 22 Novembre 1923 à Edmonton, Alberta (Canada). 1956: Massacre à Sand-Creek. 1964: Les Jeux de l'amour et de la guerre. 1965: Promise her Anything. 1966: Tobrouk, commando pour l'enfer. 1966: Les Plaisirs de Pénélope. 1967: The Tiger Makes Out. 1970: Escapade à New-York. 1970: Love Story. 1971: Plaza suite. 1971: L'Hôpital. 1972: L'Homme de la Manche. 1975: The Man in the Glass Booth. 1976: Transamerica Express. 1979: Ne tirez pas sur le dentiste. 1979: Morsures. 1982: Making Love. 1982: Avec les Compliments de l'Auteur. 1987: Une chance pas croyable. 1989: Pas nous, pas nous. 1990: Filofax. 1992: The Babe. 1997: An Alan Smithee Film.
"Quand le sacré mord la terre profanée."
Pitch :
Un shérif adjoint, sa compagne et un savant anglais unissent leurs forces pour déjouer une invasion de chauves-souris dans une contrée reculée de l’Arizona, ancien territoire indien.
Série B aujourd’hui quasi ignorée, Morsures s’est surtout fait connaître dans les vidéoclubs des années 80 auprès d’une poignée de cinéphiles amateurs de curiosités. Il faut d’emblée oublier le caractère fallacieux de sa jaquette française et sa superbe affiche US racoleuse : Morsures choisit la retenue plutôt que l’esbroufe, préférant travailler la caractérisation de ses personnages et mettre en valeur l’originalité d’un script retors. Tout au long d’une intrigue soigneusement contée, le film ne nous donne à voir que trois attaques coordonnées de chauves-souris, la première demeurant la plus sanglante et incisive, tant la panique s’y propage de victime en victime, mordues tous azimuts. On saluera également la réussite artisanale des effets spéciaux mécaniques conçus par Carlo Rambaldi, mêlant avec habileté vraies et fausses chauves-souris, virevoltant dans les airs avant de s’agripper à l’échine des corps pour mordre.
Mais au-delà de l’impact démonstratif de ces séquences impressionnantes, le film gagne surtout en force et en crédibilité lorsqu’il met en exergue les rapports de domination opposant un jeune shérif intègre à un industriel mégalomane, maître d’un empire pétrolier vorace. La seconde partie s’attarde alors sur les enjeux stratégiques et sur l’expédition presque touristique d’un trio de héros décidés à endiguer la menace, après la découverte de nouveaux cadavres porteurs de la peste bubonique. Militant pour la cause indienne et la condition infortunée de ses peuples spoliés, Morsures développe aussi un discours écologique, appelant au respect de l’environnement par l’irruption du surnaturel, nourri de croyances spirituelles liées à des terres sacrées profanées par l’homme blanc. Cette mise en garde prend corps à travers un sorcier indien, résolu à se venger de l’étranger vénal, aidé par la complicité animale des chauves-souris. Par la sobriété de son propos et la manière subtile, posée, tranquille dont Arthur Hiller introduit le fantastique, le film évoque parfois le magnifique Wolfen de Michael Wadleigh, notamment dans son souffle poétique et lyrique. En prime, le réalisateur ancre son récit dans un réalisme inquiétant en rappelant le mode de vie grégaire des chiroptères, leur comportement autonome et les maladies mortelles qu’ils peuvent transmettre à l’homme.
Série B injustement méconnue, trop vite cataloguée comme un produit horrifique risible à cause de son emballage tapageur, Morsures conjugue pourtant avec intelligence aventure, drame social et horreur, porté par des interprètes d’une belle densité humaine ou cérébrale - à l’image d’un David Warner, avisé et couillu en chercheur infaillible. Du fantastique au sens noble en somme. Car Morsure n’est pas un film de réconciliation : c’est un retrait du sacré, une fermeture définitive pour éviter la mutation. L’histoire spirituelle d’un shérif frondeur, gardien tragique contraint de détruire ce qu’il protège afin de tenir tête à la technologie vorace du monde moderne.
— le cinéphile du cœur noir 🖤
31/01/25. 3èx. VF




Bonjoir,
RépondreSupprimerJ'ai fait la pub de cet article/blog/film dans le groupe Patchwork pour lequel je suis admin, on y parle de tout sujet à vocation culturel mais bcps de ciné et de série ...Si jamais cela vous interreserait Mr Mattéi de nous rejoindre, vous êtes bienvenus , ce serait sympa de partager vos articles chez nous ! Certains membres aiment bcps les séries b/z , les films de genre(si ça veut dire enore qqchose ;) ) Voilà, à bientôt peut-être !! Contactez moi si c'est le cas par MP ....
Diane-alice Radou sur FB
Merci beaucoup ! Je vous contacte de suite sur FB ^^
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