lundi 5 janvier 2015

DRACULA, PERE ET FILS

                                                                                 Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site team-hush.org

d'Edouard Molinaro. 1976. France. 1h35. Avec Bernard Menez, Christopher Lee, Marie-Hélène Breillat, Catherine Breillat, Bernard Alane, Jean-Claude Dauphin.

Sortie salles France: 15 Septembre 1976

FILMOGRAPHIE: Edouard Molinaro est un réalisateur et scénariste français, né le 13 Mai 1928 à Bordeaux, en Gironde, décédé le 7 Décembre 2013 à Paris.
1958: Le Dos au mur. 1959: Des Femmes disparaissent. 1959: Un Temoin dans la ville. 1960: Une Fille pour l'été. 1961: La Mort de Belle. 1962: Les Ennemis. 1962: Les 7 Pêchers capitaux. 1962: Arsène Lupin contre Arsène Lupin. 1964: Une Ravissante Idiote. 1964: La Chasse à l'Homme. 1965: Quand passent les faisans. 1967: Peau d'Espion. 1967: Oscar. 1969: Hibernatus. 1969: Mon Oncle Benjamin. 1970: La Liberté en Croupe. 1971: Les Aveux les plus doux. 1972: La Mandarine. 1973: Le Gang des Otages. 1973: L'Emmerdeur. 1974: L'Ironie du sort. 1975: Le Téléphone Rose. 1976: Dracula, père et fils. 1977: L'Homme pressé. 1978: La Cage aux Folles. 1979: Cause toujours... tu m'intéresses ! 1980: Les Séducteurs. 1980: La Cage aux Folles 2. 1982: Pour 100 briques t'as plus rien... 1984: Just the way you are. 1985: Palace. 1985: L'Amour en douce. 1988: A gauche en sortant de l'ascenseur. 1992: Le Souper. 1996: Beaumarchais, l'insolent. 1996: Dirty Slapping (court-métrage).


ComĂ©die pittoresque tournĂ©e vers la fin des annĂ©es 70, Dracula, père et fils exploitait le filon en vogue de la parodie parmi l'association improbable d'un duo de comĂ©diens antinomiques. C'est d'ailleurs ce que nous suggère l'intrigue puisque, après avoir fui la Roumanie communiste pour s'expatrier en France, Dracula, père et fils, se retrouvent en rivalitĂ© afin de courtiser une jolie pubard ! Dans sa condition prĂ©caire d'ĂŞtre mi-vampire, mi-humain et avant de pouvoir s'Ă©manciper de sa dĂ©veine, Ferdinand essaie de ressembler Ă  son père mais se retrouve travailleur immigrĂ© dans une province touchĂ©e par le chĂ´mage. De son cĂ´tĂ©, après s'ĂŞtre exilĂ© en Grande-Bretagne, et fort de sa stature aristocrate, Dracula est rapidement enrĂ´lĂ© pour accepter le rĂ´le d'un vampire dans une production horrifique. Si Ferdinand s'acharne infructueusement Ă  se nourrir de sang frais en essayant de mordre Ă  maintes reprises de quelconques victimes, Dracula est tombĂ© sous le charme de Nicole abordĂ©e sur le plateau du tournage. Tout aussi amoureux, son fils va tout mettre en oeuvre pour la sauvegarder de la morsure immortelle de son père !


Il fallait oser, faire rĂ©unir Ă  l'Ă©cran le lĂ©gendaire Christopher Lee et le boute-en-train Bernard Menez sous l'Ă©gide du rĂ©alisateur de l'Emmerdeur et de la Cage aux Folles ! Vaudeville horrifique centrĂ© autour des vicissitudes de Dracula et de son fils, car communĂ©ment Ă©pris de rivalitĂ© filiale, Dracula, Père et Fils peine Ă  insuffler une quelconque drĂ´lerie dans son lot de gags visuels ou verbaux aussi obsolètes que lourdingues. EpaulĂ© d'un Christopher Lee manifestement gĂŞnĂ© d'avoir eu Ă  participer Ă  telle pantalonnade, la comĂ©die prĂŞte plus Ă  engendrer le timide sourire dans son lot de situations farfelues incrĂ©dules. NĂ©anmoins, en faisant preuve d'indulgence et d'un soupçon de nostalgie, l'aventure peut tout de mĂŞme s'avĂ©rer sympathique parmi la complicitĂ© improbable de nos deux comĂ©diens. Si son analyse sur le paraĂ®tre (notamment celle de Ferdinand dans sa condition de faux vampire !), le chĂ´mage et la situation des immigrĂ©s au milieu des annĂ©es 70 fait preuve de luciditĂ© Ă  opposer l'inĂ©galitĂ© des classes sociales et le besoin d'affirmation (le cheminement Ă©volutif de Ferdinand), le scĂ©nario peine malgrĂ© tout Ă  captiver par son manque de drĂ´lerie et la mollesse d'une rĂ©alisation peu inspirĂ©e.


InĂ©vitable nanar franchouillard Ă  l'humour bon enfant, Dracula, père et fils peut engendrer la sympathie dans ces facĂ©ties archaĂŻques Ă  rĂ©pĂ©tition et dans l'effet de curiositĂ© imparti au duo insolent, Christopher Lee/Bernard Menez.

Bruno Matéï
2èx

3 commentaires:

  1. Je ne sais pas si Bram stocker doit se tordre de rire ou se retourner dans sa tombe , mais en tout cas tu as le mérite d'avoir accorder un peu de ton temps a ce nanar d'un autre temps , celui ou on se calmait et on buvait frais a saint-tropez et que mon curé donnait la messe chez les nudistes !
    Il est vrai qu'il est tentant de re voir cette opposition de STYLET , mais ni épouvantable ni hilarante , a part peu etre la seule évocation de menez au casting . 2 minutes , j'ai un fou rire...ok , c'est bon . Donc mon cher Bruno , je salue les mots que ta plume a savamment distillé sur ta critique pour un film qui n'en méritait pas forcément...de chro(cs) ! Mais je n'ai pas pour autant de dents contre toi , ne te fais pas de mauvais sang ...et ne le bois pas non plus d'ailleurs ! allez ,je retourne dans mon cerceuil , pardon dans mon canapé .


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  2. Excellent Peter, je salue autant ta verve insolente d'un commentaire ancré dans l'ironie !

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  3. Monsieur Ingloriuscritik, votre commentaire est hilarant, comme dirait le Comte D. s'il le lisait après une bonne journée de sommeil.

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