samedi 12 novembre 2016

CHARLIE ET SES DROLES DE DAMES


de Mc G. 2000. 1h38. Avec Cameron Diaz, Drew Barrymore, Lucy Liu, Bill Murray, Sam Rockwell,
Kelly Lynch, Crispin Glover, Tim Curry.

Sortie salles France: 22 Novembre 2000

FILMOGRAPHIE: Joseph McGinty Nichol, dit McG, est un rĂ©alisateur, producteur et scĂ©nariste amĂ©ricain, nĂ© le 9 aoĂ»t 1968 Ă  Kalamazoo (Michigan). 2000 : Charlie et ses drĂ´les de dames (Charlie's Angels). 2003 : Charlie's Angels 2. 2006 : We Are Marshall. 2009 : Terminator Renaissance. 2012 : Target. 2014 : 3 Days to Kill. 2016 : The Babysitting.


Chronique express.

Blockbuster estampillé tous publics, Charlie et ses drôles de dames constitue un divertissement gogo 100% fun et jouissif dans son panel de bastons martiales et cascades chorégraphiques étonnement LISIBLES (à contre emploi des prods actuelles donc) au sein d'un cadre esthétique rutilant oscillant décors exotiques, boites de nuits et luxueuses villas. L'intrigue frivole (non exempt de rebondissements certes convenus) n'étant qu'un prétexte pour aligner sans modération un enchaînement de rixes endiablés sous l'impulsion pétulante de 3 sexy girls ivres d'aventures et de romance (mention spéciale au tempérament impétueux de la bombasse Cameron Diaz !) et sous la contribution musicale d'une BO survoltée !

Si on s'amuse autant comme des gosses durant leur cheminement fantasque c'est grâce à l'approche décomplexée d'un cinéaste ne prenant jamais au sérieux son intrigue débridée et parvenant même à transcender l'improbabilité de l'action dans le domaine du crédible.


Bref, un pop-corn movie (plaisir coupable ou nanar de luxe c'est selon !) plein de charme et d'adrénaline au point de nous donner la pêche avec un sourire de bambin extatique ! Vite la suite !

B-M

On prend les mêmes et on recommence, avec trois fois plus de super méchants (dont l'entrée en scène de la tigresse Demi Moore !) et de bravoures homériques siphonnées du bulbe !

Reprenant Ă  peu de choses près le mĂŞme schĂ©ma narratif, une sĂ©quelle aussi rĂ©ussie que son homologue misant l'accent sur la semi-parodie dans son brassage de cocasserie, d'Ă©rotisme infantile, d'action dĂ©jantĂ©e et de rĂ©fĂ©rences cinĂ©gĂ©niques. Crevant l'Ă©cran Ă  chacune de leurs apparitions (prĂ©dilection pour le tempĂ©rament impĂ©tueux de Cameron Diaz), nos 3 wonder womens au sourire ultra bright perdurent dans l'affrontement avec un hĂ©roĂŻsme oriental aussi dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© qu'improbable. Comme pour son prĂ©cĂ©dent modèle, et pour faire passer la pilule de la surenchère (on se rapproche clairement d'un film de super-hĂ©ros !), le rĂ©alisateur mise sur le second degrĂ© afin de justifier sa dĂ©bauche pyrotechnique ! Et ça fonctionne du tonnerre dans la majoritĂ© des situations toutes plus folingues !  


Un second plaisir coupable donc beaucoup plus impressionnant en terme d'action (numĂ©rique) calibrĂ©e, rehaussĂ© d'un grain de folie que sa galerie effrontĂ©e de personnages excentriques traduit avec une dĂ©rision irrĂ©sistiblement cartoonesque.  

B-M

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