mardi 11 décembre 2018

Terminator 3, le soulèvement des Machines

                                                   Photo empruntée sur Google, appartenant au site Imdb.com

"Terminator 3: Rise of the Machines" de Jonathan Mostow. 2003. U.S.A. 1h49. Avec Arnold Schwarzenegger, Nick Stahl, Claire Danes, Kristanna Loken, David Andrews, Mark Famiglietti, Earl Boen

Sortie salles France: 6 Août 2003. U.S: 2 Juillet 2003

FILMOGRAPHIE: Jonathan Mostow est un réalisateur, producteur et scénariste américain né le 28 novembre 1961 à Woodbridge, Connecticut (États-Unis). 1991: Flight of Black Angel. 1997: Breakdown. 2000: U-571. 2003: Terminator 3: Le Soulèvement des machines. 2009: Clones. 2017 : The Professional.


Inexplicablement boudé par les fans, Terminator 3 demeure pourtant selon mon jugement de valeur un divertissement d'une énergie hallucinée (suffit de revoir l'ébouriffante poursuite automobile exposant un camion grue azimuté !), tant et si bien que l'on reconnaît bien la patte de Jonathan Mostwow déjà signataire des très efficaces Breakdown et U 571. Déclinaison survitaminée de Terminator 2, Terminator 3 retrace l'équipée de survie de John Connor, Katherine Brewster et le T-850 (à nouveau revenu du futur) afin de détruire l'ordinateur Skynet pour éviter le jugement dernier. Au même moment, le T-X (encore plus innovant et destructeur que le précédant volet) s'efforce de déjouer leur mission avec un acharnement inébranlable. Pour apporter un regain d'originalité, le cinéaste choisit d'impartir le rôle à la novice Kristanna Loken, autrefois jeune mannequin. Hyper charismatique dans sa combinaison latex couleur bordeaux, cette dernière crève l'écran de par sa beauté gracile redoutablement pernicieuse. Les FX ahurissants de réalisme rehaussant l'aspect indestructible de cette machine belliciste d'une vélocité sans égale. Ainsi, si l'intrigue prévisible n'apporte pas vraiment de surprises, Jonathan Mostow est suffisamment inspiré, circonspect, appliqué (voir même décomplexé par moments pour y apporter quelques savoureux clins d'oeil et touches d'humour) pour donner chair à un univers d'anticipation aussi photogénique (la touche mexicaine en sus !) que crépusculaire, eu égard de la tournure dramatique des évènements si je me réfère à l'impensable épilogue.


Et donc, on a beau anticiper son cheminement narratif (particulièrement bien construit), on se laisse facilement guider par cette palpitante aventure que mènent fougueusement le duo spontané Nick Stahl / Claire Daines (un couple antinomique en voie d'initiation identitaire et communicative) accompagné du mastard Schwarzy (toujours aussi iconique en cyborg redresseur de tort !) et d'une méchante increvable à imprimer dans Le Livre Guinness des records ! Outre le punch de sa réalisation, la perfection de ses effets-spéciaux hyper convaincants et la motivation pugnace de nos personnages se débattant contre le mal avec un humanisme parfois chétif, Terminator 3 exploite lestement la disparité de ses décors tantôt urbains (les poursuites sur bitume), tantôt ruraux (la fusillade dans le cimetière à titre d'exemple singulier), tantôt high-tech (la dernière partie située dans la base militaire occultant une technologie avancée) tout en sublimant ses scènes d'action sans céder à la fioriture. Et donc, de mon point de vue subjectif, Terminator 3 s'avère d'autant plus inexplicablement discrédité que Jonathan Mostow nous livre là avec autant de générosité que d'intégrité un monstrueux épigone du modèle de Cameron ! Tant et si bien que l'on reste constamment scotché au fauteuil grâce à la cristallisation de son univers belliqueux au confins d'une apocalypse nucléaire et grâce à l'attachante cohésion des personnages (le couple juvénile diffuse une force commune d'autant plus fragile à travers leur innocence galvaudée).


A réhabiliter d'urgence donc si on sait faire preuve de recul (évitez de revoir à la file Terminator 2 et 3 !) et d'un certain second degré (Jonathan Mostow redoublant d'efficacité à relancer l'intrigue - éculée - pour afficher un ersatz aussi sombre et violent que futilement truculent).  

* Bruno
3èx 


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