mardi 21 mai 2019

Les Griffes de la peur / Eye of the Cat

                                                     Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Amazon.fr

de David Lowell Rich. 1969. U.S.A. 1h42. Avec Michael Sarrazin, Gayle Hunnicutt, Eleanor Parker, Tim Henry, Laurence Naismith, Jennifer Leak, Linden Chiles.

Sortie salles France: 17 Juillet 1969. U.S: 18 Juin 1969

FILMO SELECTIVEDavid Lowell Rich est un rĂ©alisateur et producteur de cinĂ©ma amĂ©ricain, nĂ© le 31 aoĂ»t 1923 Ă  New York, dĂ©cĂ©dĂ© le 21 octobre 2001 Ă  Raleigh. 1966 : Madame X. 1966 : Les Fusils du Far West. 1967 : Wings of Fire (TV). 1968 : A Lovely Way to Die. 1968 : Three Guns for Texas. 1969 : Marcus Welby, M.D. (TV). 1969 : Les Griffes de la peur. 1973 : La Dernière enquĂŞte (TV). 1973 : Crime Club (TV). 1973 : Beg, Borrow, or Steal (TV). 1973 : Satan's School for Girls (TV). 1973 : Runaway! (TV). 1973 : Death Race (TV). 1973 : That Man Bolt. 1974 : The Chadwick Family (TV). 1978 : Les Quatre Filles du docteur March (TV). 1979 : Airport 80 Concorde. 1980 : Nurse (TV). 1980 : Enola Gay: The Men, the Mission, the Atomic Bomb (TV) .1981 : Chu Chu and the Philly Flash. 1983 : Thursday's Child (TV). 1983 : The Fighter (TV). 1983 : Condamnation sans appel (TV). 1986 : L'Impossible Ă©vasion (TV). 1986 : Les Choix de vie (TV). 1986 : Trois tĂ©moins pour un coupable (TV). 1987 : Infidelity (TV).


SĂ©rie B aussi mĂ©connue qu'oubliĂ©e rĂ©alisĂ©e par un spĂ©cialiste de tĂ©lĂ©films et de sĂ©ries TV, les Griffes de la Peur demeure une vraie bonne surprise Ă  rĂ©habiliter d'urgence tant David Lowell Rich redouble d'efficacitĂ© Ă  instaurer un suspense hitchcockien taillĂ© Ă  la serpe. Car prenant comme argument classique le stratagème criminel d'un couple d'amants dĂ©libĂ©rĂ©s Ă  s'emparer le magot d'une tante tĂ©traplĂ©gique, les Griffes de la Peur s'avère roublard de perversitĂ©, d'humour noir, d'originalitĂ© et de machiavĂ©lisme sous le pivot d'un rouĂ© goguenard et de sa maĂ®tresse vĂ©nale. Et ce jusqu'Ă  l'intensitĂ© exponentielle d'un dĂ©nouement horrifique diablement retors, notamment si je me rĂ©fère Ă  2 coups de théâtre fortuits. Car empruntant le thème peu commun du chat familier auquel la tante s'adonne par trentaine en guise de chaleureuse compagnie, David Lowell Rich y pimente le pitch d'une faille pathologique que le neveu diablotin (il ne cesse de terroriser cette dernière par de grotesques effets de surprises macabres !) accuse dans sa phobie contre ceux-ci !


La prĂ©sence sous-jacente puis explicite des chats rĂ©unis en masse autour et en interne de la demeure semant un climat d'inquiĂ©tude assez envoĂ»tant sous l'impulsion du thème orchestral de l'illustre Lalo Schifrin. DotĂ© d'une mise en image flamboyante Ă  travers le huis-clos d'une vaste demeure gothique et d'un Ă©tonnant brio quant Ă  sa mise en scène avisĂ©e (intervention du split screen entre autre) Ă©maillĂ©e de sĂ©quences-chocs super tendues (la chute escarpĂ©e de Tante Danny dans son fauteuil roulant Ă  proximitĂ© d'une route fait office de morceau de bravoure technique, et le sort d'un des personnages nous halète d'apprĂ©hension avant l'estocade escomptĂ©e), les Griffes de la peur s'enrichit pour parachever d'un cast 3 Ă©toiles. Tant auprès de la magnĂ©tique et si raffinĂ©e Eleanor Parker en tante souffreteuse brimĂ©e par son diablotin neveu que l'excellent Michael Sarrazin campe avec une gouaille insolente, que de la voluptueuse Gayle Hunnicutt en maĂ®tresse vĂ©nale Ă  la fois discrètement aguicheuse, machiavĂ©lique et enfin fourbe lors de ses impatiences capricieuses qu'elle peine Ă  maĂ®triser.


Farce macabre impeccablement menĂ©e parmi l'autoritĂ© de protagonistes pernicieux entourĂ©es d'une moisson de chats Ă©trangement hostiles, Les Griffes de la Peur s'alloue mĂŞme d'un zeste d'inceste pour les rapports un peu trop affectueux que se disputent Danny et Wylie. EmballĂ© dans une mise en scène ciselĂ©e rĂ©solument captivante si je me rĂ©fère Ă  l'ossature de son suspense hitchcockien et Ă  sa scĂ©nographie gothique, les Griffes de la Peur s'adonne en toute modestie (exit donc le racolage grand-guignolesque !) au thriller horrifique avec un surprenant savoir-faire. 

*Bruno
3èx

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