mercredi 6 mai 2020

D.A.R.Y.L

                                                 Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Sencritique.com

de Simon Wincer. 1985. U.S.A/Angleterre. 1h40. Avec Barret Oliver, Mary Beth Hurt, Michael McKean, Kathryn Walker, Colleen Camp, Josef Sommer

Sortie salles France: 16 Juillet 1986. U.S: 14 Juin 1985

FILMOGRAPHIESimon Wincer est un réalisateur, producteur et scénariste australien né en 1943 à Sydney (Australie). 1979 : Snapshot. 1980 : Harlequin. 1983 : Phar Lap. 1985 : D.A.R.Y.L. 1987 : La Chevauchée de feu. 1990 : Mr Quigley l'Australien. 1991 : Harley Davidson et l'homme aux santiags. 1993 : Sauvez Willy. 1994 : Jack l'Éclair. 1995 : Operation Dumbo Drop. 1996 : Le Fantôme du Bengale. 2001 : Crocodile Dundee III. 2003 : La Légende de l'étalon noir. 2011 : The Cup.


Divertissement mineur symptomatique des annĂ©es Spielberg au sein de la sacro-sainte dĂ©cennie 80, D.A.R.Y.L parvient toujours aujourd'hui Ă  susciter un charme probant sous l'impulsion dĂ©pouillĂ©e de Barret Oliver (l'Histoire sans Fin), absolument irrĂ©prochable en androĂŻde juvĂ©nile traquĂ© par l'armĂ©e depuis sa facultĂ© d'Ă©prouver des sentiments et d'opĂ©rer des choix de par son libre arbitre. Au-delĂ  du jeu très convaincant de ce dernier, omniprĂ©sent Ă  l'Ă©cran en enfant surdouĂ© en proie Ă  des bravoures toujours plus burnĂ©es, on peut autant saluer le reste du casting insufflant cette similaire sobriĂ©tĂ© Ă  travers leurs expressions empathiques ou autrement contrariĂ©es. On peut donc sans rĂ©serve applaudir le parti-pris de Simon Wincer  (responsable entre autre de l'inoubliable Harlequin ! Oui c'Ă©tait lui !) s'efforçant d'exploiter les bons sentiments sans cĂ©der Ă  une Ă©motion programmĂ©e (Ă  un ou 2 couacs près).


Sorte de thriller d'anticipation conjuguĂ© Ă  la comĂ©die dramatique (notamment cette touchante première partie oĂą l'on prend son temps Ă  se familiariser avec le hĂ©ros en compagnie de sa famille d'accueil), D.A.R.Y.L ne déçoit jamais Ă  travers sa sincĂ©ritĂ© de mettre en exergue une intrigue fondĂ©e sur les valeurs humaines, respect d'autrui et cohĂ©sion amicale. Tant auprès de son attachement pour sa nouvelle famille d'accueil que de sa fidèle amitiĂ© avec son jeune voisin Turtle que Simon Wincer illustre avec une modeste Ă©motion candide (l'influence Ă  l'univers poĂ©tique de Spielberg Ă  travers sa banlieue chaleureuse est Ă©vidente dans son art d'Ă©mouvoir avec une tendresse jamais surjouĂ©e). Quand bien mĂŞme les fans d'action pourront se rĂ©conforter auprès de son ultime demi-heure Ă  travers une course poursuite automobile parfois très impressionnante (cascades en sus) culminant quelques instants plus tard dans le ciel lorsque D.A.R.Y.L parvient Ă  dĂ©rober un avion pour tenter d'Ă©chapper Ă  l'armĂ©e et au gouvernement lancĂ©s Ă  ses trousses.


Sous couvert d'une rĂ©flexion sur la robotique industrielle conçue pour y parfaire des machines de guerre (outre nos dirigeants, on y fustige l'armĂ©e dĂ©nuĂ©e de morale et d'humanitĂ© dans leur rĂ©signation de sacrifier l'innocence), D.A.R.Y.L empreinte la voix du modeste divertissement familial pour crĂ©er la surprise d'un spectacle aussi attachant que spectaculaire. A revoir avec intĂ©rĂŞt donc, notamment pour son injustice d'ĂŞtre aujourd'hui occultĂ© auprès de la gĂ©nĂ©ration 80. 

*Bruno
2èx

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