mardi 26 mars 2024

La Mort aux Trousses / North by Northwest. Prix Edgar-Allan-Poe du meilleur scénario, 1960

                                            Photo empruntée sur Google, appartenant au site posterlounge.fr

d'Alfred Hitchcock. 1959. Angleterre. 2h16. Avec Cary Grant, Eva Marie Saint, James Mason, Jessie Royce Landis, Leo G. Carroll, Josephine Hutchinson, Philip Ober, Martin Landau 

Sortie salles France: 21 Octobre 1959. U.S: 17 Juillet 1959

FILMOGRAPHIE: Alfred Hitchcock est un réalisateur, producteur et scénariste anglo américain, né le 13 Août 1899, décédé le 29 Avril 1980. 1935: Les 39 Marches. 1936: Quatre de l'Espionnage. Agent Secret. 1937: Jeune et Innocent. 1938: Une Femme Disparait. 1939: La Taverne de la Jamaique. 1940: Rebecca. Correspondant 17. 1941: Soupçons. 1942: La 5è Colonne. 1943: l'Ombre d'un Doute. 1944: Lifeboat. 1945: La Maison du Dr Edward. 1946: Les Enchainés. 1947: Le Procès Paradine. 1948: La Corde. 1949: Les Amants du Capricorne. 1950: Le Grand Alibi. 1951: L'Inconnu du Nord-Express. 1953: La Loi du Silence. 1954: Le Crime était presque parfait. Fenêtre sur cour. 1955: La Main au Collet. Mais qui a tué Harry ? 1956: l'Homme qui en savait trop. Le Faux Coupable. 1958: Sueurs Froides. 1959: La Mort aux Trousses. 1960: Psychose. 1963: Les Oiseaux. 1964: Pas de Printemps pour Marnie. 1966: Le Rideau Déchiré. 1969: l'Etau. 1972: Frenzy. 1976: Complot de Famille.


Un grand classique des années 50 qu'on ne présente plus lorsqu'il porte la signature du grand Hitch. Bien que l'on peut toutefois rappeler que si la mise en place de l'intrigue n'accorde que peu de place à l'action 1h28 durant (en dépit de cette fameuse poursuite en avion à proximité d'un champs), les 45 ultimes minutes demeurent un grand moment de cinéma auprès de ses rebondissements, ses cascades vertigineuses sur le mont Rushmore et son intensité plus décomplexée de par la progression du suspense savamment charpenté en dévoilant des indices éloquents sans pouvoir l'anticiper. Et puis quel plaisir distingué de retrouver le duo glamour Gary Grant / Eva Marie Saint à travers leur liaison houleuse si bien qu'Hitchcock se permet notamment d'y parfaire une étreinte érotique d'une élégance ténue auprès des corps tendrement enlacés, et ce sur une durée inhabituellement conséquente d'insister autant auprès de leur commune alchimie sensuelle (ah ces yeux qui se ferment d'émotions épanouies !). 


Des images subtilement concupiscentes plus fondantes les unes que les autres qu'on ne retrouve hélas dans aucun métrage contemporain. Et si on a peut-être connu le maître du suspense un peu plus inspiré auprès d'autres références plus immersives, hypnotiques et affolantes, La Mort aux Trousses n'en demeure pas moins un palpitant suspense d'espionnage truffé de séquences jouissives en insistant à nouveau sur l'élégance d'un final étourdissant, avec, cerise sur la gâteau, des trucages (d'incrustation) encore aujourd'hui bluffant de réalisme. Suffit de poser la question aux spectateurs souffrant véritablement de vertigo pour s'apercevoir du talent perfectionniste d'Hitchcock jamais à court d'idées cruelles afin d'amplifier l'intensité d'affrontements à la fois insidieux et escarpés tout en malmenant sévèrement la femme (éventuellement) fatale. Enfin, il n'y a plus qu'à compter sur  l'orchestration exhaustive de Bernard Herrmann irriguant tout le périple pour renforcer son émotion à la fois exaltante (les séquences intimes entre le couple), inquiétante (notamment auprès de ses moult jeux de regards menaçants) et épique.


*Bruno
3èx

Récompenses:
1959 : coquille d'argent pour Alfred Hitchcock au Festival international du film de Saint-Sébastien
1960 : prix Edgar-Allan-Poe du meilleur scénario pour Ernest Lehman

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire