Photo empruntée sur Google, appartenant au site senscritique.com
"Riders of the Storm" de Maurice Phillips. 1986. Angleterre/U.S.A. 1h45. Avec Dennis Hopper, Michael J. Pollard, Eugène Lipinski, James Aubrey, Al Matthews, William Armstrong.
Sortie salles France: 27 Mai 1987. U.S: 7 Mai 1988.
FILMOGRAPHIE: Maurice Phillips est un réalisateur, acteur et scénariste américain, né le
1986: American Way. 1990: Un cadavre sur les bras. 1991: Another You. 1996: The Vanishing Man (télé-film). 2000: Second Sight: Parasomnia (télé-film). 2003: Dr Jekyll et My Hyde (télé-film). 2006: Losing Gemma (télé-film).
Satire fĂ©roce de la guerre du Vietnam, du fanatisme religieux et d’un corps politique gangrĂ©nĂ© — notamment par l’extrĂŞme droite — The American Way emprunte les atours d’une sĂ©rie B dĂ©complexĂ©e pour vilipender l’AmĂ©rique puritaine, oĂą l’apparence n’est que duperie destinĂ©e Ă mieux manipuler un peuple de masse lobotomisĂ©.
Le Pitch: Ă€ bord d’un avion rafistolĂ©, une poignĂ©e d’anciens vĂ©tĂ©rans du Vietnam survolent les États-Unis pour pirater les ondes hertziennes du petit Ă©cran. En prime, afin de saboter l’ascension d’une candidate conservatrice aux prochaines prĂ©sidentielles, ils orchestrent des attentats symboliques lors de ses apparitions tĂ©lĂ©visĂ©es. Mais Ă l’instant mĂŞme oĂą ils s’apprĂŞtent Ă dĂ©masquer son imposture corporelle, cette dernière ordonne Ă l’armĂ©e de l’air de pulvĂ©riser leur appareil au moyen de missiles nuclĂ©aires.
Ovni improbable, oĂą l’Ă©tiquette “culte” reprend enfin tout son sens, The American Way s’Ă©rige en vilain petit canard du cinĂ©ma : une production mal Ă©levĂ©e, un premier film se vautrant dans le politiquement incorrect avec une insolence ravageuse. PortĂ© par l’iconographie dĂ©bridĂ©e d’insurgĂ©s jubilant dans leurs pitreries anarchistes et dĂ©fiances anti-gouvernementales, le rĂ©cit enchaĂ®ne provocations verbales et visuelles sans jamais lever le pied. VĂŞtus de dĂ©froques militaires qui Ă©voquent les anti-hĂ©ros de BD underground, ces justiciers de fortune font de leur rĂ©bellion une parade pop, grotesque et jubilatoire. VĂ©ritable bras d’honneur au consensus mĂ©diatique, aux lobbies rampants et aux discours dĂ©magos, Maurice Phillips raille sa rĂ©publique avec une verve dĂ©lirante — jusqu’Ă transformer, une candidate, mais chut... ÉmaillĂ© de rebondissements explosifs, de rencontres improbables avec des mafieux burlesques et un E.T blafard, The American Way insuffle un vent de libertĂ© euphorisant, portĂ© par des vĂ©tĂ©rans hĂ©donistes, alcoolisĂ©s, droguĂ©s, rock'n'roll jusqu’Ă la moelle, galvanisĂ©s par une bande-son dĂ©moniaque.
Ovni improbable, oĂą l’Ă©tiquette “culte” reprend enfin tout son sens, The American Way s’Ă©rige en vilain petit canard du cinĂ©ma : une production mal Ă©levĂ©e, un premier film se vautrant dans le politiquement incorrect avec une insolence ravageuse. PortĂ© par l’iconographie dĂ©bridĂ©e d’insurgĂ©s jubilant dans leurs pitreries anarchistes et dĂ©fiances anti-gouvernementales, le rĂ©cit enchaĂ®ne provocations verbales et visuelles sans jamais lever le pied. VĂŞtus de dĂ©froques militaires qui Ă©voquent les anti-hĂ©ros de BD underground, ces justiciers de fortune font de leur rĂ©bellion une parade pop, grotesque et jubilatoire. VĂ©ritable bras d’honneur au consensus mĂ©diatique, aux lobbies rampants et aux discours dĂ©magos, Maurice Phillips raille sa rĂ©publique avec une verve dĂ©lirante — jusqu’Ă transformer, une candidate, mais chut... ÉmaillĂ© de rebondissements explosifs, de rencontres improbables avec des mafieux burlesques et un E.T blafard, The American Way insuffle un vent de libertĂ© euphorisant, portĂ© par des vĂ©tĂ©rans hĂ©donistes, alcoolisĂ©s, droguĂ©s, rock'n'roll jusqu’Ă la moelle, galvanisĂ©s par une bande-son dĂ©moniaque.
Hymne Ă l’indĂ©pendance d’esprit, Ă la sous-culture, Ă l’Ă©thique du “fuck the system”, The American Way transfigure sa diatribe dĂ©chaĂ®nĂ©e contre la guerre, la soumission, le totalitarisme et l’intĂ©grisme. Et si l’intrigue rocambolesque et la rĂ©alisation chancelante manquent parfois de rigueur dans leur construction rythmique, l’Ă©loquence survitaminĂ©e des comĂ©diens emporte tout sur son passage, dans un Ă©lan aussi hĂ©roĂŻque que dĂ©vergondĂ©. De la graine de comĂ©die culte, subversive et transgressive, pour le plus grand bonheur du cinĂ©phile frondeur !
Bruno Matéï
4èx
Bruno Matéï
4èx



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire