lundi 31 octobre 2016

The descent, Part 2

                                                         Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Allocine.fr

de Jon Harris. 2009. Angleterre. 1h34. Avec Shauna Macdonald, Natalie Mendoza, Gavan O'Herlihy, Anna Skellern, Krysten Cummings, Joshua Dallas.

Sortie salles France: 14 Octobre 2009. Angleterre: 2 Décembre 2009

FILMOGRAPHIE: Jon Harris (né le 11 juillet 1967 à Sheffield en Angleterre) est un monteur et réalisateur britannique. 2009: The Descent 2.


4 ans après le succès public et critique de The Descent, Jon Harris, monteur de son modèle, entreprend pour la première fois de sa carrière de passer derrière la caméra avec The Descent, Part 2.
Pour info subsidiaire, le pitch de cette nouvelle mouture s'inspire du final alternatif US. 

Synopsis:  Devenue amnĂ©sique, Sarah accepte Ă  nouveau de retourner dans la grotte depuis l'espoir des secouristes Ă  retrouver d'Ă©ventuels rescapĂ©s. Mais les crĂ©atures aussi sanguinaires restent Ă  l'affĂ»t du moindre intrus.

Reprenant à peu de choses près le même schéma narratif qu'au préalable (stratégies de survie d'une équipe de secouristes contre les agressions récursives des "Crawlers"), cette séquelle parvient pourtant à se démarquer de la routine sans excès de zèle. De par le savoir-technique d'une réalisation un peu mieux maîtrisée que son modèle (les confrontations barbares entre assaillants et victimes s'avérant cette fois-ci plus lisibles), la spontanéité des comédiens habités par la pugnacité (avec toujours cette louable louange pour la cause féminine) et quelques idées retorses renforçant en prime en dernière partie une intensité dramatique inopinément poignante.


Si bien qu'en empruntant les thèmes de la bravoure, de la rédemption et du sacrifice, Jon Harris développe intelligemment la relation divergente de deux personnages à nouveau mis à l'épreuve dans leurs sentiments contradictoires de courage, de loyauté et de solidarité. Et si une ou deux invraisemblances et certaines facilités (l'idée saugrenue des menottes pour empêcher une protagoniste de fuir) nuisent un tantinet à la crédibilité de situations (en suspens), l'énergie toujours plus épique des péripéties ainsi que ses habiles rebondissements traduisent une intensité barbare n'ayant point à rougir de son modèle. Qui plus est, exploitant à nouveau avec attention la scénographie crépusculaire de sa grotte tentaculaire, Jon Harris relance efficacement l'action des enjeux belliqueux vers des directions familières parfois inexplorées parmi l'appui d'un nouvel allié somme toute farouche. Et comme le veut la loi traditionnelle des séquelles à succès, cette seconde partie préconise la surenchère dans son lot de pugilats aussi homériques que teigneux (nullement gratuits !) si bien que le gore craspec s'avère généreux en diable entre deux jump scares tétanisants. Et à ce niveau furibond on est toujours plus comblés par le déchainement de violence primale qui en découle.


Sous couvert de sĂ©rie B ludique honorablement rĂ©alisĂ©e et menĂ©e avec assez de tempĂ©rament pour Ă  nouveau compromettre de plein fouet le spectateur dans des situations d'autant plus connues, The Descent 2 ne déçoit nullement en optant le parti-pris d'une esbroufe belliqueuse une nouvelle fois abrupte et en y dĂ©veloppant intelligemment l'Ă©tude caractĂ©rielle, Spoil ! principalement au niveau de deux emblèmes fĂ©minins fin du Spoil. Le tout en Ă©ludant une seconde fois le fameux happy-end de circonstance qui risque de faire grincer des dents le spectateur le plus vulnĂ©rable. Formidable sĂ©quelle donc n'omettant qui plus est jamais l'Ă©motion auprès de son intensitĂ© dramatique en crescendo, Ă  voir absolument. 

*
Bruno
25.11.23. 
3èx. Vostfr. 


                                                                            Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Allocine.fr

de Neil Marshall. 2005. Angleterre. 1h40. Avec Shauna Macdonald, Natalie Mendoza, Alex Reid, Saskia Mulder, MyAnna Buring, Nora-Jane Noone

Sortie salles France: 12 Octobre 2005. U.S: Angleterre: 8 Juillet 2005

FILMOGRAPHIENeil Marshall, né le 25 mai 1970 à Newcastle upon Tyne en Angleterre au Royaume-Uni, est un réalisateur, scénariste, monteur et producteur britannique.
2002: Dog Soldiers. 2005: The Descent. 2008: Doomsday. 2010: Centurion.


ConsidĂ©rĂ© aujourd'hui comme une rĂ©fĂ©rence des annĂ©es 2000, The Descent n'a pas usurpĂ© sa rĂ©putation de modèle du survival horrifique alors qu'il s'agissait de la seconde rĂ©alisation du British Neil MarshallA la suite d'un accident routier qui aura valu la perte de son Ă©poux et de sa fille, Sarah dĂ©cide un an plus tard de se rĂ©unir avec ses amies le temps d'un week-end afin d'y explorer pour une première fois une grotte. Alors que les difficultĂ©s s'amoncellent au fil de leur parcours semĂ©e d'embĂ»ches, une menace beaucoup plus lĂ©tale va les emmener droit en enfer ! A partir d'un concept original de claustration plus vraie que nature (mĂŞme si l'unitĂ© de la grotte avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© traitĂ© dans le très Bis Le Monstre Attaque), le cinĂ©aste est parvenu Ă  allier oppression et terreur avec un hyper rĂ©alisme Ă  couper au rasoir si bien que nos nerfs seront mis Ă  rude Ă©preuve ! Sur ce point, la première partie fustigeant l'Ă©preuve physique de nos alpinistes rampant hardiment dans les conduits et escaladant les parois rocheuses nous provoque dĂ©jĂ  un sentiment viscĂ©ral d'insĂ©curitĂ© Ă  perdre haleine !


DĂ©diĂ© Ă  la cause fĂ©minine, notamment afin de mettre en exergue l'endurance et la rĂ©silience de ces hĂ©roĂŻnes en herbe, le cinĂ©aste s'est entourĂ© du charisme sauvage et sensuel de comĂ©diennes au caractère bien trempĂ©. Nous sommes donc ici aux antipodes de la potiche dĂ©cervelĂ©e traditionnellement coursĂ©e par le tueur sans vergogne ! A travers leurs rapports de force parfois en contradiction, Marshall a l'habiletĂ© d'y inclure une transfuge au sein du groupe si bien que sa lâchetĂ© quelque peu Ă©quivoque nous provoque une certaine empathie si je me rĂ©fère Ă  son courage primal lorsqu'elle affronte sauvagement les crĂ©atures (les "Crawls" aura dĂ©cidĂ© de les nommer Marschall). Par le biais de leur caractère bien distinct ou rĂ©sistance morale et bravoure physique trĂ©pignent d'audace malgrĂ© leur effroi de trĂ©passer, The Descent dĂ©veloppe une intensitĂ© dramatique perpĂ©tuellement rigoureuse au fil d'un cheminement de survie jusqu'au-boutiste ! Le cinĂ©aste recourant Ă  une violence graphique d'une brutalitĂ© inouĂŻe afin de renchĂ©rir dans l'ultra rĂ©alisme acĂ©rĂ©, quand bien mĂŞme il n'hĂ©sitera jamais Ă  sacrifier ses hĂ©roĂŻnes les plus tĂ©mĂ©raires ! Exploitant Ă  merveille chaque recoin et chambres des grottes Ă  l'instar d'un dĂ©dale sans repères, Marschall en extirpe une Ă©prouvante Ă©preuve de survie sous l'impulsion d'une spartiate aux confins de la folie.


Un ticket pour l'enfer dans les entrailles d'une grotte sans échappatoire !
Fort d'un climat de claustration aussi irrespirable que belliqueux n'accordant aucun rĂ©pit Ă  ces victimesNeil Marshall est parvenu Ă  renouer avec une horreur irascible, digne hĂ©ritière des pellicules insalubres des Seventies, pour dĂ©cupler la terreur pure. C'est sans compter sur la vigueur dĂ©munie des comĂ©diennes criantes d'animositĂ© dans leur parcours sanguinaire contre la menace insidieuse que The Descent nous agrippe Ă  la gorge sous l'impulsion fragile du magnifique thème (Ă  la fois lourd et Ă©lĂ©giaque !) de David Julyan. Un classique incontournable. 

3èx


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