mardi 25 octobre 2016

THE DESCENT

                                                                            Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Allocine.fr

de Neil Marshall. 2005. Angleterre. 1h40. Avec Shauna Macdonald, Natalie Mendoza, Alex Reid, Saskia Mulder, MyAnna Buring, Nora-Jane Noone

Sortie salles France: 12 Octobre 2005. U.S: Angleterre: 8 Juillet 2005

FILMOGRAPHIENeil Marshall, né le 25 mai 1970 à Newcastle upon Tyne en Angleterre au Royaume-Uni, est un réalisateur, scénariste, monteur et producteur britannique.
2002: Dog Soldiers. 2005: The Descent. 2008: Doomsday. 2010: Centurion.


ConsidĂ©rĂ© aujourd'hui comme une rĂ©fĂ©rence des annĂ©es 2000, The Descent n'a pas usurpĂ© sa rĂ©putation de modèle du survival horrifique alors qu'il s'agissait de la seconde rĂ©alisation du British Neil Marshall. A la suite d'un accident routier qui aura valu la perte de son Ă©poux et de sa fille, Sarah dĂ©cide un an plus tard de se rĂ©unir avec ses amies le temps d'un week-end afin d'y explorer pour une première fois une grotte. Alors que les difficultĂ©s s'amoncellent au fil de leur parcours semĂ©e d'embĂ»ches, une menace beaucoup plus lĂ©tale va les emmener droit en enfer ! A partir d'un concept original de claustration plus vraie que nature (mĂŞme si l'unitĂ© de la grotte avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© traitĂ© dans le très Bis Le Monstre Attaque), le cinĂ©aste est parvenu Ă  allier oppression et terreur avec un hyper rĂ©alisme Ă  couper au rasoir si bien que nos nerfs seront mis Ă  rude Ă©preuve ! Sur ce point, la première partie fustigeant l'Ă©preuve physique de nos alpinistes rampant hardiment dans les conduits et escaladant les parois rocheuses nous provoque dĂ©jĂ  un sentiment viscĂ©ral d'insĂ©curitĂ© Ă  perdre haleine !


DĂ©diĂ© Ă  la cause fĂ©minine, notamment afin de mettre en exergue l'endurance et la rĂ©silience de ces hĂ©roĂŻnes en herbe, le cinĂ©aste s'est entourĂ© du charisme sauvage et sensuel de comĂ©diennes au caractère bien trempĂ©. Nous sommes donc ici aux antipodes de la potiche dĂ©cervelĂ©e traditionnellement coursĂ©e par le tueur sans vergogne ! A travers leurs rapports de force parfois en contradiction, Marshall a l'habiletĂ© d'y inclure une transfuge au sein du groupe si bien que sa lâchetĂ© quelque peu Ă©quivoque nous provoque une certaine empathie si je me rĂ©fère Ă  son courage primal lorsqu'elle affronte sauvagement les crĂ©atures (les "Crawls" aura dĂ©cidĂ© de les nommer Marschall). Par le biais de leur caractère bien distinct ou rĂ©sistance morale et bravoure physique trĂ©pignent d'audace malgrĂ© leur effroi de trĂ©passer, The Descent dĂ©veloppe une intensitĂ© dramatique perpĂ©tuellement rigoureuse au fil d'un cheminement de survie jusqu'au-boutiste ! Le cinĂ©aste recourant Ă  une violence graphique d'une brutalitĂ© inouĂŻe afin de renchĂ©rir dans l'ultra rĂ©alisme acĂ©rĂ©, quand bien mĂŞme il n'hĂ©sitera jamais Ă  sacrifier ses hĂ©roĂŻnes les plus tĂ©mĂ©raires ! Exploitant Ă  merveille chaque recoin et chambres des grottes Ă  l'instar d'un dĂ©dale sans repères, Marschall en extirpe une Ă©prouvante Ă©preuve de survie sous l'impulsion d'une spartiate aux confins de la folie.


Un ticket pour l'enfer dans les entrailles d'une grotte sans échappatoire !
Fort d'un climat de claustration aussi irrespirable que belliqueux n'accordant aucun rĂ©pit Ă  ces victimes, Neil Marshall est parvenu Ă  renouer avec une horreur irascible, digne hĂ©ritière des pellicules insalubres des Seventies, pour dĂ©cupler la terreur pure. C'est sans compter sur la vigueur dĂ©munie des comĂ©diennes criantes d'animositĂ© dans leur parcours sanguinaire contre la menace insidieuse que The Descent nous agrippe Ă  la gorge sous l'impulsion fragile du magnifique thème (Ă  la fois lourd et Ă©lĂ©giaque !) de David Julyan. Un classique incontournable. 

3èx

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