lundi 27 janvier 2020

New-York Blackout

                                       Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site cinebisart.blogspot.com

de Eddy Matalon. 1978. France/Québec. 1h32. Avec Jim Mitchum, Robert Carradine, Belinda Montgomery, Ray Milland, June Allyson, Jean-Pierre Aumont, Don Granberry.

Sortie salles France: 28 Juin 1978

FILMOGRAPHIE: Eddy Matalon est un producteur, rĂ©alisateur et scĂ©nariste français, nĂ© le 11 septembre 1934 Ă  Marseille. 1954 : Ă€ propos d'une star. 1966 : Le Chien fou. 1968 : Quand la libertĂ© venait du ciel. 1968 : SpĂ©cial Bardot. 1970 : L'ĂŽle aux coquelicots. 1970 : Trop petit mon ami. 1975 : La BĂŞte Ă  Plaisir. 1977 : Une si gentille petite fille. 1978 : Teenage Teasers. 1978 : New York blackout. 1979 : Brigade mondaine: La secte de Marrakech. 1980 : T'inquiète pas, ça se soigne. 1983 : Prends ton passe-montagne, on va Ă  la plage. 1993 : Deux doigts de meurtre. 1994 : De Serge Gainsbourg Ă  Gainsbarre de 1958 - 1991.


"Toutes les lumières s'éteignent... Et la terreur commence !"
Bien connu de la gĂ©nĂ©ration 80 grâce Ă  sa sortie VHS Ă©ditĂ©e par VIP, New-york Blackout fit son petit effet de fascination de par l'originalitĂ© de son pitch tirĂ© d'un fait divers survenu 1 an avant sa sortie salles. La ville de New-york ayant plongĂ©e dans l'obscuritĂ© le 13 et 14 juillet 1977 Ă  la suite d'un violent orage. Ce qui engendra un millier d'incendies, des pillages et Ă©meutes tous azimuts (coĂ»t estimĂ© des pertes Ă  150 millions de dollars) si bien que 4000 personnes furent arrĂŞtĂ©es pour ces mĂ©faits. Co-produit entre la France et le QuĂ©bec, New-York Blackout ne possède pas le budget adĂ©quat pour concourir Ă  la vĂ©ritĂ© historique d'une moisson d'incidents Ă©piques rendus ingĂ©rables.  Eddy Matalon (Une si gentille petite fille Ă©tait d'ailleurs sa 1ère expĂ©rience horrifique !) mise donc simplement sur le divertissement du samedi soir Ă  travers un cheminement narratif fertile en incidents qu'une poignĂ©e de criminels opèrent dans l'impunitĂ© au sein d'un immeuble. Car Ă©vadĂ©s de leur fourgon Ă  la suite d'une gigantesque panne d'Ă©lectricitĂ©, ces derniers s'autoriseront toutes les exactions en s'en prenant aux rĂ©sidents confinĂ©s dans l'obscuritĂ©.


Mais un flic dĂ©bonnaire aux aguets compte bien les apprĂ©hender tout en s'efforçant d'y secourir chaque locataire. Baignant dans un climat nocturne sensiblement envoĂ»tant sous l'impulsion d'un cast cabotin plaisamment attachant (Jim Mitchum menant la danse en preux flic) ou (autrement) grisant (mention spĂ©ciale Ă  l'expression outrĂ©e de Don Granberry en truand dĂ©cervelĂ©), New-York Blackout parvient efficacement Ă  nous immerger au coeur de ce chaos improbable eu Ă©gard des mĂ©faits sans vergogne de 4 pĂ©quenots n'hĂ©sitant pas Ă  saccager et tuer en toute gratuitĂ©. Ce qui nous vaut par l'occasion deux petites sĂ©quences chocs assez malsaines quant Ă  l'agonie d'une victime ou Ă  sa violence explicite. Or, si cette sĂ©rie B au montage approximatif ne nous dĂ©livre que le minimum syndical en matière de tension, suspense et rebondissements inventifs, elle ne manque ni de charme ni de dynamisme pour l'enjeu de survie de ces occupants sĂ©vèrement mis Ă  mal avec ces dĂ©linquants sardoniques. Eddy Matalon n'hĂ©sitant par Ă  recourir Ă  un humour bĂŞte et mĂ©chant lorsque ces derniers se raillent de leurs victimes non sans perversitĂ©. Notamment auprès du leader jouant insidieusement avec la survie de ces otages avec provocation outrageante.


SĂ©rie B agrĂ©ablement troussĂ©e et parfaitement rythmĂ©e autour d'une unitĂ© de lieu et de temps en perdition, New-York Blackout possède ce charme bisseux propre aux annĂ©es 70 et 80 dans sa modeste volontĂ© d'Ă©vader le spectateur dans un cauchemar urbain aux frontières de l'horreur. Efficace. 

*Bruno
2èx

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire