lundi 11 août 2025

Jurassic World: renaissance / Jurassic World Rebirth de Gareth Edwards. 2025. U.S.A. 2h14 (2h05).

                                (CrĂ©dit photo : image trouvĂ©e via Google, provenant du site imdb. UtilisĂ©e ici Ă  des fins non commerciales et illustratives).

"Jurassic World : Renaissance — L’ivresse d’une aventure Ă  l’ancienne"

Formidable surprise que ce septième volet renouant avec le pouvoir d’Ă©merveillement du premier opus. Jurassic World : Renaissance honore le pur divertissement du samedi soir, selon le principe d’une aventure fantastique Ă  l’ancienne. Sa simplicitĂ© narrative, prĂ©texte Ă  des rebondissements Ă©piques, s’ancre au cĹ“ur d’une Ă®le magnifiquement photographiĂ©e - dĂ©paysement exotique garanti - et rend l’expĂ©rience aussi exaltante que rafraĂ®chissante.

Outre son action trĂ©pidante, exploitant avec une prĂ©cision mĂ©tronomique les paysages aqueux et terreux, le film s’illustre par des effets numĂ©riques parmi les plus convaincants de la saga. Mais le charme qui domine, au-delĂ  de ces dĂ©cors naturels littĂ©ralement dantesques - Ă  donner le vertige par moments, Ă©mane de la bonhomie des personnages : des comĂ©diens charismatiques, mĂŞlant force, fragilitĂ© et singularitĂ©, se prĂŞtent au jeu de la survie entre fougue et retenue.


La conclusion, digne et subtile, laisse affleurer une Ă©motion fragile, renouant avec le souffle romanesque d’un divertissement exhaustif qui ne confond jamais prĂ©cipitation et efficacitĂ©. Et si les assauts des espèces mutantes s’autorisent parfois une tonalitĂ© horrifique enfin retrouvĂ©e - notamment dans une ouverture concise mais percutante - Gareth Edwards insuffle, par touches badines, un humour salvateur dans les dialogues et les attitudes de ses protagonistes apeurĂ©s.

Un mot enfin sur la prestation dĂ©pouillĂ©e de Scarlett Johansson : rĂ´le quasi secondaire, dĂ©nuĂ© d’orgueil intempestif, elle se fond dans l’ensemble avec une neutralitĂ© qui renforce le rĂ©alisme de cette Ă©quipe d’aventuriers de fortune, scindĂ©e en deux camps mais soudĂ©e face Ă  l’adversitĂ©. Quant Ă  l’excellent Rupert Friend, il incarne le mĂ©chant sans caricature, antagoniste s'impliquant avec discrĂ©tion dans une menace sournoise. 


Sans rĂ©serve, Jurassic World : Renaissance est, Ă  mes yeux, l’opus le plus immersif et sĂ©duisant depuis le modèle matriciel de Spielberg. On ne peut que remercier la sincĂ©ritĂ© indĂ©fectible de Gareth Edwards, vĂ©ritable passionnĂ© du genre "qui fait rĂŞver", comme il l’avait dĂ©jĂ  prouvĂ© avec Monsters, Rogue One - le meilleur Star Wars depuis L’Empire contre-attaque, il est bon de le rappeler - et The Creator.

— le cinĂ©phile du cĹ“ur noir
4K. Vost 

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