(Crédit photo : image trouvée via Google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives).
"La mécanique sadique de The Collector."
Privé de salles chez nous à l’époque, directement expédié en DVD et Blu-ray, The Collector fut une heureuse surprise pour les amateurs éclairés, surtout pour celles et ceux friands de torture porn relancé par les franchises Saw et Hostel. Ce qui frappe dans ce pur film d’exploitation, empruntant au survival en huis clos domestique, c’est son efficacité effrénée : un rythme haletant, un cache-cache constant, une traque de chat et de souris entre un anti-héros - cambrioleur en désespoir de cause - et un criminel vicieux, sadique, ordurier, qui truffe la maison de pièges et de sévices destinés à ses victimes suppliciées. Le cambrioleur tente de déjouer cette mécanique meurtrière tout en prêtant main-forte à ceux qui agonisent, coincés entre torture et instinct de survie.
"La mécanique sadique de The Collector."
Privé de salles chez nous à l’époque, directement expédié en DVD et Blu-ray, The Collector fut une heureuse surprise pour les amateurs éclairés, surtout pour celles et ceux friands de torture porn relancé par les franchises Saw et Hostel. Ce qui frappe dans ce pur film d’exploitation, empruntant au survival en huis clos domestique, c’est son efficacité effrénée : un rythme haletant, un cache-cache constant, une traque de chat et de souris entre un anti-héros - cambrioleur en désespoir de cause - et un criminel vicieux, sadique, ordurier, qui truffe la maison de pièges et de sévices destinés à ses victimes suppliciées. Le cambrioleur tente de déjouer cette mécanique meurtrière tout en prêtant main-forte à ceux qui agonisent, coincés entre torture et instinct de survie.
Porté par l’ultra-dynamisme d’un montage chirurgical, The Collector nous plaque au siège durant 1h25, tant les offensives et les stratégies de survie rebondissent dans ce huis clos infernal, repaire de tous les dangers létaux. Exploitant à merveille chaque recoin de la demeure transformée en champ de bataille et en geôle, Marcus Dunstan nous enferme avec ses victimes, et l’on observe, avec une appréhension constante, leur désespoir hurlé, leur martyr d’un réalisme dérangeant. Les séquences hard gore, à la lisière de la complaisance, imposent un malaise viscéral d’une intensité quasi insoutenable dans l’exposition des sévices les plus extrêmes.
C’est une véritable descente aux enfers, triviale et putassière, que l’on subit aux côtés des victimes démunies, tandis que l’anti-héros s’efforce de retourner les pièges contre le tueur retors. Outre l’aspect hypnotique d’une mise en scène étonnamment soignée et maitrisée, The Collector gagne en pouvoir de fascination avec la présence du tueur cagoulé, silhouette SM vêtue de noir, bloc de ténèbres et de force brute, quasiment indépassable quand vient l’affrontement physique. Ces combats demeurent d’un réalisme brutal, poussés jusqu’à l’ultra-violence, sculptés par un art consommé du sadisme crapuleux.
Et dans ce périple cauchemardesque, Dunstan ose un final hallucinant, dénué d’illusion, qui risque de laisser sur le carreau plus d’un spectateur. Malsain et poisseux, ultra-violent et sanglant jusqu’à frôler la pornographie, The Collector s’impose comme une série B odieusement méchante et jouissive, menée tambour battant par un montage anthologique, enchaînant les séquences chocs à un rythme métronomique - pour ne pas dire éreintant. Et on en sort assez troublé et KO, surtout après avoir enchaîné avec le presque aussi maladif Sweeney Todd de Tim Burton.
— le cinéphile du cœur noir
2èx. Vost
Ci-joint chronique de Sweeney Todd: http://brunomatei.blogspot.fr/…/sweeney-todd-le-diabolique-…
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