(Crédit photo : image trouvée via Imdb, provenant du site Imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
Ce thriller sous tension, probablement inspiré d’un fait divers, adopte une dramaturgie solide et efficace qui ne relâche jamais vraiment son emprise.
Je suis d’ailleurs très surpris par la maîtrise de cette jeune réalisatrice. Elle dirige son film d’une main de fer, avec un savoir-faire technique évident et un sens du rythme qui empêche tout ennui. Le récit avance avec une efficacité redoutable sans finalement être gêné par ce léger sentiment de déjà vu que prétend son pitch.
Mais le véritable cœur du film reste Nora Arnezeder, révélée notamment dans le splendide remake Maniac. Elle porte le film à bout de bras et parvient à nous immerger dans les angoisses, le désarroi et les espoirs de son personnage avec une force expressive très naturelle, jamais outrancière.
Certes, certains rebondissements peuvent paraître un peu prévisibles - on pense même parfois à Midnight Express, notamment parmi l'intervention de l'avocat - mais les dix dernières minutes sont d’une intensité remarquable à ma grande surprise dans son nouveau paysage marin. L’héroïne s’y retrouve encore plus seule contre l'éventuel danger invisible, dans une tension presque suffocante, et la mise en scène capte avec une incroyable justesse la fragilité et l’émotion qui traversent cette conclusion qu'on attendait pas.
Au final, Hell in Paradise est une excellente surprise et une belle démonstration de maîtrise pour une réalisatrice française. Quant à Nora Arnezeder, elle confirme qu’elle est une actrice précieuse, que le cinéma gagnerait à mettre bien davantage en avant.
Gratitude à Luc Besson de l'avoir produit.
— le cinéphile du cœur noir 🖤

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