dimanche 22 mars 2026

Les Bidasses s'en vont en guerre de Claude Zidi.

                         (Crédit photo : image trouvée via Imdb, provenant du site Imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)

Il y a dans Les Bidasses s'en vont en guerre de Claude Zidi quelque chose qui relève de l’hallucination comique. Porté par l’énergie incontrôlable des Charlots en totale roue libre, le film aligne, sans le moindre filtre, une avalanche de gags parmi les plus absurdes qui soient, flirtant en permanence avec une forme de crétinerie assumée.

Et pourtant… c’est précisément là que réside son charme. Dans cette ultra bêtise revendiquée, dans cette mécanique du rire qui ne cherche jamais à être fine, mais qui avance à un rythme infernal, comme un moteur lancé à pleine vitesse sans se soucier de la direction. On navigue à vue. Les situations s’enchaînent avec une spontanéité désarmante, et les Charlots, fidèles à eux-mêmes, injectent une énergie brute, instinctive, qui finit rapidement par emporter l’adhésion.

Comédie franchouillarde jusqu’au bout des ongles, le film devient peu à peu une sorte de rêve éveillé, un délire continu où le rocambolesque flirte avec l’abracadabrantesque sans jamais s’excuser d’exister. C’est d'une idiotie atypique, c'est souvent lourd, parfois même épuisant par son rythme dégénéré… mais étrangement irrésistible par sa dinguerie nonsensique, et le fait que tous ces personnages lunaire existent à l'écran avec une foi incontrôlable.

Il faut le voir pour le croire.

— le cinéphile du cœur noir 🖤

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