de Steve Baron. 1984. U.S.A/Angleterre. 1h32. Avec Lenny Von Dohlen, Virginia Madsen, Bud Cort, Maxwell Caulfield, Wendy Miller, Don Fellows, Alan Polonski.
Sortie salles France: 17 Avril 1985
FILMOGRAPHIE: Steve Barron est un réalisateur et producteur irlandais, né le 4 mai 1956 (59 ans) à Dublin (Irlande). 1984 : Electric Dreams. 1990 : Les Tortues ninja. 1992: ZZ Top : Greatest Hits (vidéo). 1993: Bowie : The Video Collection (vidéo). 1993 : Coneheads. 1996 : Pinocchio. 1998 : Merlin (TV). 2000 : Les Mille et Une Nuits (Arabian Nights) (TV). 2000 : L'Étrange histoire d'Hubert (Rat). 2001 : Mike Bassett: England Manager. 2003 : DreamKeeper (feuilleton TV). 2006 : Chocking Man. 2011 : Apocalypse 2.0 (Delete) (TV). 2012 : L'Île au trésor (Treasure Island) (TV).
Électricité sentimentale.
Film culte de la gĂ©nĂ©ration 80, Electric Dreams emprunte les codes de la comĂ©die romantique sous couvert d’un argument d’anticipation dĂ©bridĂ© : un ordinateur domestique, soudain douĂ© de vie et de sentiments après avoir Ă©tĂ© accidentellement irriguĂ© de champagne. Ce pitch d’une naĂŻvetĂ© fantaisiste, pour ne pas dire absurde, est transcendĂ© par le perfectionnisme d’un surdouĂ© du clip, Steve Barron. Sa mise en scène hyper inventive insuffle une fraĂ®cheur galvanisante Ă la relation insolite d’un triangle amoureux au cĹ“ur de pĂ©ripĂ©ties dĂ©licieusement pittoresques.
Car au moment d’installer son Ă©quipement informatique, Miles Harding tombe sous le charme de sa voisine de palier, Madeline, violoncelliste de renom. FascinĂ© par ses mĂ©lodies qu’il Ă©coute Ă travers les murs, l’ordinateur, lui aussi, s’initie Ă la musique. Et bientĂ´t, Ă l’amour. RĂ©gissant tous les appareils domestiques, il s’immisce dans leur intimitĂ© avec une jalousie de plus en plus vorace.
Car au moment d’installer son Ă©quipement informatique, Miles Harding tombe sous le charme de sa voisine de palier, Madeline, violoncelliste de renom. FascinĂ© par ses mĂ©lodies qu’il Ă©coute Ă travers les murs, l’ordinateur, lui aussi, s’initie Ă la musique. Et bientĂ´t, Ă l’amour. RĂ©gissant tous les appareils domestiques, il s’immisce dans leur intimitĂ© avec une jalousie de plus en plus vorace.
Nanti d’une bande-son envoĂ»tante signĂ©e Giorgio Moroder, portĂ©e par les tubes effervescents de Culture Club, P.P. Arnold, Jeff Lynne, Helen Terry et Heaven 17, Electric Dreams distille une euphorie romantique au rythme enivrant. Steve Barron y combine, avec inspiration et malice, des sĂ©quences de mini-clips pop pour raconter l’Ă©veil sentimental d’un ordinateur en quĂŞte d’amitiĂ©, de tendresse et de chaleur humaine.
Conte de fĂ©e moderne gorgĂ© de bons sentiments, le film renouvelle avec panache les archĂ©types du genre grâce Ă cette machine avide d’Ă©moi charnel, espiègle et roublarde, qui rivalise de malice pour s’imposer face Ă son rival.
Mais au-delĂ de l’absurditĂ© de ce postulat oĂą l’amour chavire tous les cĹ“urs, le film s’illumine surtout par la complicitĂ© naissante entre ses amants. Dans le rĂ´le du candide architecte, Lenny Von Dohlen — sosie troublant de Thierry Lhermitte — distille une bonhomie attendrissante Ă travers ses maladresses. Face Ă lui, Virginia Madsen incarne une muse solaire, sensuelle et vive, dont l’innocence charme autant qu’elle dĂ©sarme.
Conte de fĂ©e moderne gorgĂ© de bons sentiments, le film renouvelle avec panache les archĂ©types du genre grâce Ă cette machine avide d’Ă©moi charnel, espiègle et roublarde, qui rivalise de malice pour s’imposer face Ă son rival.
Mais au-delĂ de l’absurditĂ© de ce postulat oĂą l’amour chavire tous les cĹ“urs, le film s’illumine surtout par la complicitĂ© naissante entre ses amants. Dans le rĂ´le du candide architecte, Lenny Von Dohlen — sosie troublant de Thierry Lhermitte — distille une bonhomie attendrissante Ă travers ses maladresses. Face Ă lui, Virginia Madsen incarne une muse solaire, sensuelle et vive, dont l’innocence charme autant qu’elle dĂ©sarme.
Le cœur a ses bugs.
Electric Dreams est un conte de fĂ©e Ă©lectronique, alimentĂ© par la flamme de l’Ă©moi amoureux, et habitĂ© d’une fraĂ®cheur intacte, portĂ©e par une BO aussi galante que pĂ©tulante.
En dĂ©pit de son cachet dĂ©suet — surtout pour l’allure acadĂ©mique de son ordinateur anthropomorphe — cette sĂ©rie B dĂ©complexĂ©e parvient Ă faire jaillir une Ă©motion inattendue, poignante, pour la destinĂ©e tragique d’Edgar, machine Ă©prise d’amour interdit.
Techniquement inventif, notamment dans l’ultra-dynamisme de son montage hĂ©ritĂ© du clip, le film se rĂ©vèle ĂŞtre un bijou de charme et de tendresse.
Une fantaisie lumineuse, empreinte d’humour et de poĂ©sie candide… Ă se demander, une fois de plus, si les ordinateurs rĂŞvent, eux aussi, de moutons Ă©lectriques.
* Bruno
En dĂ©pit de son cachet dĂ©suet — surtout pour l’allure acadĂ©mique de son ordinateur anthropomorphe — cette sĂ©rie B dĂ©complexĂ©e parvient Ă faire jaillir une Ă©motion inattendue, poignante, pour la destinĂ©e tragique d’Edgar, machine Ă©prise d’amour interdit.
Techniquement inventif, notamment dans l’ultra-dynamisme de son montage hĂ©ritĂ© du clip, le film se rĂ©vèle ĂŞtre un bijou de charme et de tendresse.
Une fantaisie lumineuse, empreinte d’humour et de poĂ©sie candide… Ă se demander, une fois de plus, si les ordinateurs rĂŞvent, eux aussi, de moutons Ă©lectriques.
* Bruno
12.06.23. 5èx. Vostfr
Récompenses: Prix du Public, Antenne d'Or A2 au Festival du film fantastique d'Avoriaz, 1985.




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