lundi 26 septembre 2016

Maniac Cop 2

                                                                          Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Notrecinema.com

de William Lustig. 1990. U.S.A. 1h26. Avec Robert Davi, Claudia Christian, Michael Lerner, Bruce Campbell, Laurene Landon, Robert Z'dar.

Sortie salles France: 18 Juillet 1990

FILMOGRAPHIE: William Lustig est un rĂ©alisateur amĂ©ricain nĂ© le 1er fĂ©vrier 1955 dans Le Bronx Ă  New York. Il est le neveu du boxeur Jake La Motta. 1980: Maniac. 1983: Vigilante. 1988: Maniac Cop. 1990: Maniac Cop 2. 1993: Maniac Cop 3. 1997: Uncle Sam.


Deux ans après Maniac Cop, William Lustig rempile pour une sĂ©quelle ludique encore plus nerveuse dans son concentrĂ© d'action et de poursuites sur bitume souvent fort spectaculaires. Ainsi, Ă  travers une facture photogĂ©nique de B movie de samedi soir, Maniac Cop 2 n'affiche pas la redite inutile sous l'Ă©gide du mĂŞme scĂ©nariste que son prĂ©dĂ©cesseur, l'illustre Larry Cohen. L'intrigue efficace jouant la carte du second degrĂ© avec un humour noir incisif alors que le cadre urbain imparti Ă  sa scĂ©nographie new-yorkaise met en lumière (gĂ©nialement nocturne) une atmosphère d'insĂ©curitĂ© palpable. Le pitchMatt Cordell, flicard d'outre-tombe, continue de sillonner les quartiers en poursuivant ses exactions meurtrières auprès de citadins et forces de l'ordre. Mais une mission de plus grande ampleur l'attend bientĂ´t ! PĂ©nĂ©trer dans l'enceinte de son ancien pĂ©nitencier afin de punir les responsables de son lynchage.


Efficacement structurĂ©, ce pitch insolent regorge de pĂ©ripĂ©ties et trouvailles durant sa trajectoire fortuite comme le souligne la prĂ©sence complĂ©mentaire d'un maniaque sexuel venu aimablement Ă©pauler notre killer-cop. Ce dernier se concertant avec cet Ă©trangleur d'effeuilleuses qu'un flic rĂ©ac (le charismatique et burinĂ© Robert David) et une psychologue (la sexy Claudia Christian prĂ©alablement entrevue dans Hidden !) s'efforceront Ă©galement apprĂ©hender au fil de leurs pĂ©rĂ©grinations. Mais bien avant ces chasses Ă  l'homme perpĂ©trĂ©es en plein New-York crĂ©pusculaire, Lustig fait preuve d'audace subversive quand au sort tragique de notre duo d'hĂ©ros (Bruce Campbell / Lauren Landon) durant la première demi heure de mĂ©trage Ă  la fois dĂ©concertante et vĂ©ritablement couillue. 


GĂ©nĂ©reux en diable Ă  travers son panel de pĂ©ripĂ©ties frĂ©nĂ©tiques, et nanti d'humour sardonique avec un second degrĂ© aussi provocateur qu'assumĂ©, Maniac Cop 2 demeure une suite assez retorse sous l'impulsion de seconds couteaux attachants et du scĂ©nariste excentrique Larry Cohen (peu de le souligner).

*Bruno
26.09.16.
07.07.22. 4èx. Vostfr

                                       LA CHRONIQUE DE MANIAC COP 1

                                                                        Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site cinema.jeuxactu.com

de William Lustig. 1988. U.S.A. 1h25. Avec Tom Atkins, Bruce Campbell, Laurene Landon, Richard Roundtree, William Smith, Robert Z'dar, Sheree North.

Sortie salles France: 22 Juin 1988

FILMOGRAPHIEWilliam Lustig est un rĂ©alisateur amĂ©ricain nĂ© le 1er fĂ©vrier 1955 dans Le Bronx Ă  New York. Il est le neveu du boxeur Jake La Motta.
1980: Maniac. 1983: Vigilante. 1988: Maniac Cop. 1990: Maniac Cop 2. 1993: Maniac Cop 3.
1997: Uncle Sam.


Habile franc-tireur responsable du mythique Maniac et d'un classique de l'auto-dĂ©fense, Vigilante, William Lustig continue de verser dans la sĂ©rie B horrifique avec Maniac Cop, d'après un scĂ©nario du cĂ©lèbre Larry Cohen. Justement, c'est bien lĂ  la qualitĂ© première de cet efficace slasher dont l'intrigue adroitement Ă©crite juxtapose judicieusement pĂ©ripĂ©ties, course-poursuites, cascades, rebondissements en pagaille et crimes en sĂ©rie autour de l'itinĂ©raire meurtrier d'un flic psychopathe. Qui plus est, pour intensifier l'enjeu dramatique, un faux coupable est sĂ©vèrement malmenĂ© par la police et le tueur afin que ce dernier puisse librement continuer ses exactions lors d'une unitĂ© de temps. En empruntant au thème du zombie inscrit dans notre rĂ©alitĂ© du quotidien, Larry Cohen rĂ©ussit Ă  crĂ©dibiliser son intrigue bâtie sur la vengeance meurtrière de l'officier Matt Cordel, prĂ©alablement condamnĂ© Ă  tort pour abus de pouvoir et donc enfermĂ© en prison parmi les assassins qu'il avait autrefois alpaguĂ©. Spoiler !!! Après avoir Ă©tĂ© laissĂ© pour mort lors d'une sordide altercation dans les douches de la prison et après s'ĂŞtre Ă©chappĂ© de la morgue, il dĂ©cide d'accomplir une vengeance mĂ©thodique pour tenir lieu de son innocence auprès des citadins de son quartier. Maintenu en vie grâce Ă  sa rancoeur et ses pulsions de haine, il est aujourd'hui incarnĂ© en monstre invincible sous une panoplie d'agent impĂ©rieux. Fin du Spoil


Avec une dose d'ironie macabre et d'humour potache, la première partie s'alloue d'un pied de nez intentĂ© au corps policier lorsque ce flic dĂ©chu de ses fonctions se planque sous son insigne pour mieux se fondre dans la peau d'un psychopathe et semer une zizanie urbaine ! Du coup, les quidams gagnĂ©s par une paranoĂŻa collective n'osent plus aborder l'insigne de l'ordre de peur de finir Ă©gorger, quand bien mĂŞme certains d'entre eux finissent par se laissent gagner par une justice individuelle ! Car c'est affublĂ© d'une arme blanche que le maniac accomplit ses mĂ©faits en sillonnant les ruelles crĂ©pusculaires de New-York. Sur ce point, l'atmosphère d'insĂ©curitĂ© qui Ă©mane des sombres quartiers renvoie un peu au climat envoĂ»tant magnifiquement dĂ©peint dans son premier chef-d'oeuvre, Maniac. Alors qu'aujourd'hui les actualitĂ©s rĂ©centes nous Ă©numèrent certaines bavures des forces de l'ordre intentĂ©es sur les noirs amĂ©ricains, on peut dĂ©celer dans Maniac Cop une mĂ©taphore sur la corruption policière lorsqu'un flic zĂ©lĂ© n'hĂ©site plus Ă  sortir son arme pour abattre un quidam dĂ©sarmĂ©. EpaulĂ© d'une poignĂ©e de comĂ©diens de seconde zone, Tom Atkins et Bruce Campbell en tĂŞte, le film fait preuve d'une patine Bis dans la manière rustre et naĂŻve dont les interprètes font preuve pour s'exprimer avec machisme. Du point de vue musical, William Lustig fait de nouveau appel Ă  son compositeur fĂ©tiche, Jay Chataway, pour soutenir une partition tantĂ´t percutante, tantĂ´t entĂŞtante dans sa mĂ©lodie lancinante se prĂŞtant bien Ă  l'onirisme-macabre reflĂ©tant les Ă©tats d'âme du justicier d'outre-tombe rongĂ© par la haine et l'injustice. 


Efficace et carrĂ©, nerveux et haletant, inventif mais aussi naĂŻf, Maniac Cop assure le quota d'un psycho-killer de sĂ©rie B parmi l'originalitĂ© d'un script affĂ»tĂ© et la sympathie attachante de seconds couteaux du cinĂ© Bis. 

B-M
3èx

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