mardi 15 octobre 2019

The Stuff

                                           Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site moviepostershop.com

de Larry Cohen. 1985. U.S.A. 1h26. Avec Michael Moriarty, Andrea Marcovicci, Garrett Morris, Paul Sorvino, Scott Bloom, Danny Aiello, Patrick O'Neal

Sortie salles U.S: 14 Juillet 1985

FILMOGRAPHIELarry Cohen est un rĂ©alisateur, producteur et scĂ©nariste amĂ©ricain nĂ© le 15 Juillet 1941. Il est le crĂ©ateur de la cĂ©lèbre sĂ©rie TV, Les Envahisseurs. 1972: Bone, 1973: Black Caesar, Hell Up in Harlem, 1974: Le Monstre est vivant, 1976: Meurtres sous contrĂ´le, 1979: Les Monstres sont toujours vivants, 1982: Epouvante sur New-York, 1985: The Stuff, 1987: La Vengeance des Monstres, Les Enfants de Salem, 1990: l'Ambulance. 1995 Fausse identitĂ© (TV Movie) 1996: Original Gangstas. - Comme Producteur: Maniac Cop 1/2/3.
- Comme Scénariste: Cellular, Phone Game, 3 épisodes de Columbo.


Hommage aux films de monstres et d'invasions extra-terrestres des annĂ©es 50 (le Blob nous vient promptement Ă  l'esprit) derrière une satire semi-parodique contre la malbouffe, The Stuff gĂ©nère une nouvelle fois la surprise auprès de son auteur fĂŞlĂ© Larry Cohen. L'illustre crĂ©ateur de la sĂ©rie TV Les Envahisseurs, des fort sympathiques Epouvante sur New-YorkLes Enfants de Saleml'Ambulance  puis enfin des chefs-d'oeuvre Le Monstre est Vivant / Meurtres sous contrĂ´le imprimĂ©s dans toutes les mĂ©moires. Car rarement avare d'idĂ©es saugrenues, ce dernier créé encore l'effet de surprise avec comme concept "olĂ© olĂ©" une crème dessert de couleur blanchâtre prenant possession de ses consommateurs livrĂ©s Ă  une toxicomanie alimentaire Ă  nous donner la nausĂ©e ! Ainsi, grâce Ă  son pouvoir de fascination viscĂ©rale / rĂ©pulsion grand-guignolesque, tel la crème dessert agrandissant la bouche de ses victimes pour s'y extraire ou leur plaquant le visage pour les Ă©touffer, The Stuff divertit en diable Ă  travers un schĂ©ma narratif Ă©culĂ© (une course contre la montre Ă  avertir la populace du danger planĂ©taire) menĂ© sur rythme effrenĂ©. PrĂ©visible certes mais pour autant constamment ludique et palpitant, notamment si on compte sur le climat dĂ©complexĂ© de l'intrigue folingue et sur la bonhomie friponne de l'acteur fĂ©tiche Michael Moriarty (en agent industriel dĂ©lateur) Ă©paulĂ© de la non moins attachante Andrea Marcovicci et de l'enfant rebelle Scott Bloom (rĂ©duit malgrĂ© lui Ă  l'Ă©tat d'orphelin lors de son parcours de survie). 


Ainsi donc, sans toutefois crier au gĂ©nie pour rivaliser avec ses plus grandes rĂ©ussites susnommĂ©es, faute d'une narration ici foutraque et dĂ©structurĂ©e et du manque d'intensitĂ© auprès des enjeux humains, The Stuff compense ses anicroches par l'adresse de trucages plutĂ´t rĂ©ussis (Ă  dĂ©faut de perfection) et par le ton gĂ©nialement dĂ©calĂ© d'une invasion singulière que d'aimables hĂ©ros en herbe tentent de contracarrer dans une solidaritĂ© plutĂ´t fantaisiste. Et puis d'un aspect visuel horrifiant, quel dĂ©clice de voir cette crème volumineuse blanchatre se dĂ©placer insidieusement sur ses victimes de manière parfois impromptue au point de virer vers l'invraisemblance que l'on accepte facilement quant Ă  la nature dĂ©complexĂ©e d'une investigation officieuse que mènent nos hĂ©ros redresseurs de tort. Larry Cohen  soignant d'aurte part ses sĂ©quences chocs (dissĂ©minĂ©es de manière fortuite pour mieux nous surprendre) au grĂ© d'un montage dynamique palliant parfois le cĂ´tĂ© dĂ©suet de ses dĂ©monstrations les plus ambitieuses (notamment lorsque les visages se mettent Ă  exploser de par la fragilitĂ© soudaine des vertèbres ou lorsqu'ils sont Ă©crasĂ©s par des vĂ©hicules). Or, on y croit tant l'aventure rondement menĂ©e et l'implication enjouĂ©e des personnages font illusion ! Si bien que truffĂ© de dĂ©rision, tant auprès de l'horreur de ses situations grotesques que de ses postures dĂ©contractĂ©s, on s'amuse enfin (lors du final belliqueux) de la prĂ©sence pittoresque de Paul Sorvino en colonel psychorigide terriblement complexĂ© par l'absence de notoriĂ©tĂ© de sa carrière militaire.


Une sémillante série B horrifique comme on en fait plus donc, n'ayant d'ailleurs rien à envier au réjouissant Blob de Chuck Russel.

*Bruno
13.02.25. 4èx
15.10.19.
05.07.17

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