de Ubaldo Ragona et Sidney Salkow. 1964. U.S.A/Italie. 1h27. Avec Vincent Price, Franca Bettoia, Emma Danieli, Giacomo Rossi-Stuart
Sortie salles U.S 8 Mars 1964
FILMOGRAPHIE PARTIELLE: Sidney Salkow est un réalisateur, scénariste et producteur américain né le 16 juin 1909 à New York (État de New York), mort le 18 octobre 2000 à Valley Village (en) (Californie). 1936 : Four Days' Wonder. 1937 : Behind the Mike. 1938 : Tempête sur le Bengale. 1939 : Fighting Thoroughbreds. 1939 : Woman Doctor. 1939 : Street of Missing Men. 1939 : The Zero Hour. 1940 : Girl from God's Country. 1941 : The Lone Wolf Takes a Chance. 1941 : Time Out for Rhythm. 1942 : The Adventures of Martin Eden. 1942 : Flight Lieutenant. 1943 : La Cité sans hommes. 1943 : The Boy from Stalingrad. 1946 : Faithful in My Fashion. 1947 : Millie's Daughter. 1947 : Bulldog Drummond at Bay. 1948 : Sword of the Avenger. 1949 : La Rivale dell'imperatrice. 1950 : La Femme traquée. 1952 : Une fille à bagarres. 1952 : Le Faucon d'or. 1952 : Le Trappeur des grands lacs. 1957 : Gun Duel in Durango. 1957 : Chicago Confidential. 1960 : The Big Night. 1963 : Trio de terreur. 1964 : The Long Rifle and the Tomahawk. 1964 : Je suis une légende. 1964 : The Quick Gun. 1964 : Blood on the Arrow. 1965 : Le Massacre des sioux. 1965 : The Murder Game.
1ère adaptation du roman de Matheson (bien que celui-ci renia le film), Je suis une Légende magnétise l'écran parmi la présence intuitive du gentleman de l'épouvante Vincent Price et pour son ambiance de désolation étonnamment réaliste, notamment sous le pilier de sa photo monochrome renforçant l'inquiétude d'un silence feutré. On apprécie d'autant plus les attaques répétées lorsque le docteur Robert Morgan se débat contre les vampires / zombies et leur perforent le coeur si bien que ces derniers, atones, insufflent l'inquiétude escomptée (à l'instar du retour de son épouse décati, effet de surprise effrayant de par l'expression de son regard aliéné !). Solidement réalisé, Je suis une Légende captive sans ennui à travers la quotidienneté esseulée du dernier survivant de l'humanité immunisé contre un terrible virus ayant décimé toute la planète. La 1ère partie s'attachant à nous décrire sa routine à façonner des pieux en bois pour y exterminer les vampires durant le jour, et ce avant que ne débarque une moisson d'assaillants encerclant sa demeure dès le crépuscule.
On apprécie également la dramaturgie escarpée d'un long flash-back nous détaillant de quelle manière le virus s'est accaparé de la population (sans pouvoir intenter à la vie de Robert), notamment auprès de sa famille recroquevillée dans leur demeure en escomptant désespérément un vaccin qu'il tentera d'expérimenter. La seconde partie, encore plus captivante à travers ses rapports humains plongés dans un climat d'amertume, se focalise sur la relation intime entre Robert et une rescapée aux intentions douteuses quant aux prochains rebondissements que Sidney Salkow exploite efficacement auprès de leur caractérisation à la fois amiteuse et parano. Quand bien même son final en demi-teinte étonne par sa brutale rupture de ton quant au sort précaire de notre héros en proie au lynchage de masse. D'ailleurs, à travers la caste des hommes en noir on apprécie d'autant plus son réquisitoire contre le fanatisme, l'intolérance et la paranoïa menant tout droit à l'erreur humaine dans leur refus d'approuver la différence. Enfin, à titre anecdotique, on imagine aisément que George A. Romero s'en est sans doute inspiré pour y parfaire la Nuit des Morts-vivants sorti 4 ans plus tard, si bien que toutes les séquences nocturnes auquel les créatures s'agglutinent autour de la demeure anticipent le siège de la ferme du classique susnommé. A redécouvrir donc si bien que Je suis une légende demeure la meilleure adaptation cinématographique auprès de son ambiance funeste particulièrement étrange et envoûtante et pour la présence infaillible de Price tout à fait à l'aise en unique survivant à l'héroïsme finalement désespéré.
* Bruno
16.01.25. 4èx. Vost
13.11.19.
16.04.18.
16.04.18.
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