lundi 2 mars 2020

Cold prey 2 / "Fritt Vilt II"

                                                       Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Mats Stenberg. 2008. Norvège. 1h26. Avec Ingrid Bolsø Berdal, Marthe Snorresdotter Rovik, Kim Wilafdt, Fridtjov Såheim.

Sortie France (uniquement Dvd/BR): 5 avril 2010. Sortie Salles, Norvège: 10 Octobre 2008

FILMOGRAPHIE: Mats Stenberg est un rĂ©alisateur norvĂ©gien. 2008: Cold Prey 2.

Alors que le NorvĂ©gien Roar Uthaug cède sa place Ă  Mats Stenberg, Cold Prey 2 s’impose pourtant comme une sĂ©quelle d’une belle efficacitĂ©, puisant ouvertement dans le schĂ©ma narratif du très charmant Halloween II de Rick Rosenthal. L’action glaciale se dĂ©place cette fois dans un huis clos hospitalier, terrain idĂ©al pour prolonger le cauchemar : l’hĂ©roĂŻne du premier opus, unique survivante, lutte encore, Ă©paulĂ©e par quelques rescapĂ©s, contre un mal physiquement crĂ©dible et impressionnant qui refuse obstinĂ©ment de mourir.

Sanglant parfois, violent, et d’un rĂ©alisme sans concession, Cold Prey 2 divertit en diable sans relâcher l'attention. La mise en scène, Ă©tonnamment soignĂ©e, inventive, nerveuse, parfois presque tarabiscotĂ©e, entretient une montĂ©e de suspense constante, une tension permanente qui rend l’expĂ©rience tout Ă  fait immersive et cauchemardesque. Le cadre hospitalier est exploitĂ© avec une intelligence : corridors sombres interminables, chambres silencieuses, sous-sols oppressants… autant de lieux oĂą le psycho-killer s’impose comme une menace implacable, aussi convaincante que terrifiante.


Mats Stenberg relance habilement la machine sanglante lors d’un dernier acte marquĂ© par l’intervention de la police, offrant Ă  son film un rebond inattendu avant un final Ă©pique opposant l’hĂ©roĂŻne pugnace au tueur increvable, jusqu’Ă  dĂ©placer l’affrontement dans un dĂ©cor que je me garderai bien de nommer. Certes, les cinq Ă  dix dernières minutes n’Ă©chappent pas Ă  quelques facilitĂ©s et clichĂ©s, et certains personnages y adoptent une posture un peu empotĂ©e, presque caricaturale. Mais Cold Prey 2 compense largement par l’Ă©lan de bravoure de ses survivantes, qui osent, attaquent, et ne s’abandonnent jamais totalement aux conventions du tueur immortel.

Et cela mĂ©rite d’ĂŞtre saluĂ© : cette capacitĂ© Ă  ne pas s’attarder inutilement sur l’invulnĂ©rabilitĂ© du monstre mastard, tout en maintenant un climat anxiogène, tendu, suffocant, fait de Cold Prey 2 un formidable psycho-killer expressif, brutal, efficace, et tout Ă  fait oppressant. A se demander si l'Ă©lève n'aurait pas dĂ©passĂ© son modèle.  

— le cinĂ©phile du cĹ“ur noir đź–¤
3èx. 16.01.26.

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