de Mats Stenberg. 2008. Norvège. 1h26. Avec Ingrid Bolsø Berdal, Marthe Snorresdotter Rovik, Kim Wilafdt, Fridtjov Såheim.
Sortie France (uniquement Dvd/BR): 5 avril 2010. Sortie Salles, Norvège: 10 Octobre 2008
FILMOGRAPHIE: Mats Stenberg est un réalisateur norvégien. 2008: Cold Prey 2.
Alors que le Norvégien Roar Uthaug cède sa place à Mats Stenberg, Cold Prey 2 s’impose pourtant comme une séquelle d’une belle efficacité, puisant ouvertement dans le schéma narratif du très charmant Halloween II de Rick Rosenthal. L’action glaciale se déplace cette fois dans un huis clos hospitalier, terrain idéal pour prolonger le cauchemar : l’héroïne du premier opus, unique survivante, lutte encore, épaulée par quelques rescapés, contre un mal physiquement crédible et impressionnant qui refuse obstinément de mourir.
Sanglant parfois, violent, et d’un réalisme sans concession, Cold Prey 2 divertit en diable sans relâcher l'attention. La mise en scène, étonnamment soignée, inventive, nerveuse, parfois presque tarabiscotée, entretient une montée de suspense constante, une tension permanente qui rend l’expérience tout à fait immersive et cauchemardesque. Le cadre hospitalier est exploité avec une intelligence : corridors sombres interminables, chambres silencieuses, sous-sols oppressants… autant de lieux où le psycho-killer s’impose comme une menace implacable, aussi convaincante que terrifiante.
Mats Stenberg relance habilement la machine sanglante lors d’un dernier acte marqué par l’intervention de la police, offrant à son film un rebond inattendu avant un final épique opposant l’héroïne pugnace au tueur increvable, jusqu’à déplacer l’affrontement dans un décor que je me garderai bien de nommer. Certes, les cinq à dix dernières minutes n’échappent pas à quelques facilités et clichés, et certains personnages y adoptent une posture un peu empotée, presque caricaturale. Mais Cold Prey 2 compense largement par l’élan de bravoure de ses survivantes, qui osent, attaquent, et ne s’abandonnent jamais totalement aux conventions du tueur immortel.
Et cela mérite d’être salué : cette capacité à ne pas s’attarder inutilement sur l’invulnérabilité du monstre mastard, tout en maintenant un climat anxiogène, tendu, suffocant, fait de Cold Prey 2 un formidable psycho-killer expressif, brutal, efficace, et tout à fait oppressant. A se demander si l'élève n'aurait pas dépassé son modèle.
— le cinéphile du cœur noir 🖤
3èx. 16.01.26.
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