mardi 22 décembre 2020

1941

                                              Photo empruntée sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Steven Spielberg. 1979. U.S.A. 1h59. Avec Dan Aykroyd, Ned Beatty, John Belushi, Lorraine Gary, 
Murray Hamilton, Christopher Lee, Tim Matheson, Toshirō Mifune.

Sortie salles France: 12 Mars 1980. U.S: 14 Décembre 1979

FILMOGRAPHIE: Steven Allan Spielberg, Chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur est un réalisateur, producteur, scénariste, producteur exécutif, producteur délégué et créateur américain, né le 18 décembre 1946 à Cincinnati (Ohio, États-Unis). 1971: Duel , 1974: Sugarland Express, 1975: Les Dents de la mer, 1977: Rencontres du troisième type, 1979: 1941, 1981: les Aventuriers de l'Arche Perdue, 1982: E.T. l'extra-terrestre , 1983: La Quatrième Dimension (2è épisode),1984: Indiana Jones et le Temple maudit, 1985: La Couleur pourpre, 1987: Empire du soleil, 1989: Indiana Jones et la Dernière Croisade, Always, 1991: Hook, 1993: Jurassic Park, La Liste de Schindler, 1997: Le Monde Perdu, Amistad,1998: Il faut sauver le soldat Ryan Saving Private Ryan, 2001: A.I., 2002: Minority Report, Arrête-moi si tu peux, 2004:Le Terminal , 2005: La Guerre des Mondes, 2006: Munich, 2008: Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal,2011: Les Aventures de Tintin, cheval de guerre. 2012: Lincoln. 2015 : Le Pont des Espions. 2016 : Le Bon Gros Géant. 2017 : Pentagon Papers. 2018 : Ready Player One. 2020 : West Side Story. 


Echec commercial et critique désastreux lors de sa sortie, si bien que Steven Spielberg mit beaucoup de temps à s'en remettre au point d'envisager de mettre un terme à sa carrière, 1941 est le chef-d'oeuvre de la démesure eu égard de ses destructions massives à corps perdu. Et au vu du résultat aussi disproportionné qu'émotionnellement épique il y a de quoi sombrer dans la dépression après avoir tout donné à l'écran avec une générosité sans égale. Tant et si bien qu'à la revoyure on reste toujours aussi ébahi par son climat d'hystérie collective que les acteurs renchérissent à travers leur fonction cartoonesque en roue libre. Tant auprès de Robert Starck en général inconséquent plus préoccupé à ne pas rater le début de Dumbo au cinéma (il faut voir son regard de gosse à la fois jouasse et serein face à tant de bons sentiments animés), de Dan Aykroyd en sergent déjanté après avoir été assommé par son char, de Christopher Lee en colonel nazi en posture hiératique, de Tim Matheson en capitaine érotomane courtisant la délicieuse Nanny Allen en nymphette adepte d'aéroplane, de John Belushi en kamikaze ingérable semi-dément, de Ned Beatty en père de famille patriotique prêt à aller jusqu'au bout de ses principes belliqueux, de Bobby Di Cicco en héros en herbe en requête amoureuse (il tente de récupérer sa dulcinée durant tout le périple contre l'avis de son rival, le caporal Stretch endossé par l'incorrigible Treat Williams !), sans compter un étrange duo d'acolytes (on peut parler de sentinelles) assis sur leur siège d'une grande roue de fête foraine à l'aide d'une marionnette ventriloque. 


Car oui, 1000 fois oui, nous avons bien ici affaire à un cartoon live prenant pour principe couillu l'uchronie. Dans la mesure où une hostilité japonaise est à nouveau sur le point de frapper le sol ricain après avoir bombardé Pearl Harbor. Ainsi, à bord de leur sous-marin, ils envisagent aujourd'hui d'attaquer en pleine nuit Hollywood au moment même où des soldats ricains embarqués en tank, 2 aviateurs et un père de famille tenteront de déjouer leur stratégie offensive. Ainsi donc, durant 2 heures assourdissantes de folie furieuse, Steven Spielberg ravagé par une forme de folie contagieuse nous enchaîne les morceaux de bravoures à inscrire dans les cours d'histoire. Car plusieurs séquences ont beau faire appel aux maquettes artisanales en guise d'FX, on reste bluffé par un tel vérisme à l'écran, si bien que l'on s'accroche au siège avec un sourire de bambin euphorique. L'intrigue parodique, décalée et déjantée n'étant qu'un prétexte pour mettre en exergue de monstrueuses séquences d'action vertigineuses (dans les airs et sur le sol) où s'y disputent notamment par intermittence des règlements de compte physiques entre soldats et matelots depuis un spectacle de music-hall ! (quel hommage musical par la même occasion à travers ses swings endiablés !). 


Modèle de mise en scène au montage à couper au rasoir, 1941 regorge de trouvailles inventives et d'idées retorses pour relancer incessamment l'action dans de multiples directions à la fois comiques et décomplexées. Tant et si bien que l'on peut avouer sans rougir qu'il s'agit d'un des divertissements les plus vrillés de l'histoire du ciné que les Blockbuster mainstream feraient mieux de suivre comme parangon afin de ranimer la flamme de la jubilation la plus intègre. Dans la mesure où Spielberg accomplit le miracle de cumuler ses actions frénétiques au service d'une narration belliqueuse oscillant héroïsme, romance et survie sous un support parodique.     

*Bruno
4èx

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