lundi 8 mars 2021

Greenland

                                                       Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Ric Roman Waugh. 2020. U.S.A. 1h59. Avec Gerard Butler, Morena Baccarin Scott Glenn, King Bach, David Denman, Hope Davis.

Sortie salles France: 5 AoĂ»t 2020 

FILMOGRAPHIERic Roman Waugh est un rĂ©alisateur et scĂ©nariste amĂ©ricain, nĂ© le 20 FĂ©vrier 1968 Ă  Los Angeles, Californie, USA. 2020: Greenland. 2019 La chute du prĂ©sident. 2017 L'exĂ©cuteur. 2015 That Which I Love Destroys Me (Documentary). 2013/ IInfiltrĂ©. 2008 FĂ©lon. 2001 L'ultime cascade. 1996 Exit (Video) (as Alan Smithee). 


Formidable divertissement conjuguant avec une efficacitĂ© mĂ©tronome drame conjugal, suspense, romance et catastrophe, Greenland rend dignement hommage au Blockbuster hollywoodien sous l'impulsion d'un cast d'une solide carrure humaine. Tant et si bien que l'on s'attache promptement aux personnages prĂ©caires emportĂ©s dans un vortex de situations alertes d'une tension perpĂ©tuelle. A l'instar de sa première demi-heure distillant d'entrĂ©e de jeu un sentiment d'affolement permanent au coeur d'une foule en marasme eu Ă©gard de l'avertissement des mĂ©dias prĂ©sageant une apocalypse Ă  Ă©chelle planĂ©taire. Pour ce faire, et pour sauver l'humanitĂ© d'une fin du monde escomptĂ©e, le gouvernement aura dĂ©cidĂ© de choisir au hasard des familles lambdas qui auront pour mission de rejoindre par avion un bunker tenu secret.  Ainsi, Ă  travers son contexte anxiogène rĂ©solument palpable, de par l'adresse de sa rĂ©alisation au plus près de l'expressivitĂ© apprĂ©hensive des protagonistes, Roc Roman Waugh prend soin de dramatiser son intrigue pessimiste Ă  travers le sentiment d'urgence d'y survivre qu'un couple et leur enfant tentent de relever après avoir Ă©tĂ© sĂ©parĂ©s lors d'un concours de circonstances infortunĂ©es. 


La première heure, d'une fertile intensitĂ© dramatique, nous collant au siège Ă  savoir si John Garrity parviendra Ă  retrouver en vie son Ă©pouse et son fils sĂ©vèrement malmenĂ©s par des pĂ©ripĂ©ties Ă  la fois convaincantes et insidieuses afin renforcer l'attrait rĂ©aliste de son ambiance cauchemardesque. Greenland adoptant une dĂ©marche bougrement anxiogène en insistant constamment sur l'aspect informatif des mĂ©dias et de la radio rĂ©vĂ©lant en direct que les fragments sont sur le point de frapper la terre Ă  divers endroits. D'ailleurs, par le truchement de ses situations alertes parfois jalonnĂ©s d'incidents mortels, Greenland nous rappelle l'esprit d'individualisme que peut gĂ©nĂ©rer les ĂŞtres les plus couards lors d'une situation de survie que certains ne parviennent Ă  canaliser dans leur terreur interne. On reste donc rivĂ© Ă  son siège durant toute l'intrigue, si bien que Roc Roman Waugh parvient notamment Ă  mi-parcours Ă  relancer l'intrigue dans une direction plus homĂ©rique Spoil ! lorsque nos hĂ©ros parviennent enfin Ă  se retrouver pour faire face Ă  une menace beaucoup plus rapide et pessimiste Fin du Spoil


Divertissement aussi solide qu'intelligent Ă  travers la maĂ®trise de son sujet dĂ©nuĂ© de surenchère si bien qu'il fait la part belle Ă  la valeur humaine de ses personnages tentent notamment de se rĂ©concilier par le courage et l'esprit de cohĂ©sion (les rapports de John avec son Ă©pouse ainsi qu'avec son beau-père), Greenland suscite une intensitĂ© dramatique Ă  la fois mĂ©lancolique, Ă©prouvante et dĂ©sespĂ©rĂ©e eu Ă©gard de son climat d'apocalypse davantage tangible au fil de pĂ©ripĂ©ties malaisantes que l'homme peu scrupuleux sème dans son amour-propre. 

*Bruno

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