lundi 30 octobre 2023

Sound of Freedom

                                                              Photo empruntĂ©e sur google, appartenant au site

de Alejandro GĂłmez Monteverde. 2023. U.S.A. 2h11. Avec Jim Caviezel, Mira Sorvino, Bill Camp, Eduardo Verástegui, Javier Godino, JosĂ© Zúñiga, Kurt Fuller.

Sortie salles France: 15 Novembre 2023. U.S: 4 Juillet 2023

FILMOGRAPHIEAlejandro Monteverde est né le 13 juillet 1977 au Mexique. Il est réalisateur et scénariste. Sound of Freedom (2023), Little Boy (2015) et Bella (2006). Il est marié avec Ali Landry Monteverde depuis le 8 avril 2006. Lui et Ali Landry Monteverde ont trois enfants.

"Le tĂ©moignage de Tim sur l'opĂ©ration colombienne a conduit le congrès des Etats-Unis a adopter une lĂ©gislation renforçant la coopĂ©ration internationale dans les affaires de trafic d'enfants. La traite des  ĂŞtres humains est une activitĂ© qui rapporte 150 milliards de dollars par an. Les Etats-Unis figurent parmi les principales destinations pour la traite des ĂŞtres humains et son aussi parmi les plus gros consommateurs de relation sexuelles avec des enfants. Il y a plus d'ĂŞtres humains pris au piège de l'esclavage aujourd'hui qu'Ă  n'importe quel autre moment de l'histoire, y compris lorsque l'esclavage Ă©tait lĂ©gal. Des millions de ces esclaves sont des enfants." 

TirĂ© d'une histoire vraie pour relater la traite d'enfants rĂ©duits Ă  l'esclavage sexuel en Colombie, Sound of Freedom est un uppercut Ă©motionnel comme on pouvait s'y en douter avec un sujet aussi grave que sulfureux. Car taillĂ© comme un thriller Ă  suspense dans le cadre du drame psychologique que l'on observe avec une attention infiniment impliquĂ©e lorsqu'il s'agit de tenter de sauver la vie de nombreux enfants que Tim Ballard tente d'extraire de leurs bourreaux avec l'appui d'un ancien membre du Cartel, Sound of Freedom est d'autant plus grave, mĂ©ritant, passionnant qu'il est contĂ© sans complaisance aucune dans son refus de voyeurisme ou de violence graphique. Pour autant, et c'est bien lĂ  oĂą l'oeuvre salutaire a tout mon respect afin d'Ă©lever la thĂ©matique avec dignitĂ© et intelligence, son intensitĂ© dramatique en intermittence Ă©prouvante nous bouleverse aux larmes par le reflet psychologique de ses enfants Ă  la fois malmenĂ©s et torturĂ©s par des pervers pĂ©dophiles scrupuleusement organisĂ©s. Outre la dextĂ©ritĂ© de sa rĂ©alisation tĂ©nue portant un regard studieux sur ses personnages redresseurs de tort s'efforçant de soulever des montagnes lorsqu'il s'agit de se confronter aux rĂ©seaux pĂ©dophiles, sa distribution dĂ©nuĂ©e de fard rend d'autant plus crĂ©dible la dangerositĂ© de son climat d'insĂ©curitĂ© malsaine Ă  la lueur d'espoir indĂ©cise. 

A l'instar de son final pĂ©rilleux, mission de dernier ressort de tous les dangers afin de retrouver en vie la petite Rocio pour l'extraire de sa geĂ´le. On peut donc oh combien saluer la prĂ©sence humaine de Jim Caviezel en ancien agent du gouvernement insufflant une mine Ă  la fois grave, souvent impassible, dĂ©sabusĂ©e presque, et contractĂ©e dans son ambition personnelle Ă  perpĂ©trer un nouveau coup d'Ă©clat pour l'enjeu d'une innocence infantile d'autant plus difficile Ă  localiser. Dommage que cet acteur se fasse si rare au cinĂ©ma tant il dĂ©gage Ă  mon sens un charisme authentique (aujourd'hui striĂ©) n'appartenant qu'Ă  lui dans sa sobre posture d'investigateur hĂ©roĂŻque Ă  la fois placide, discret, dans la rĂ©serve, pour parvenir Ă  ses fins et faire tomber ces bourreaux paraphiles. DĂ©finitivement un grand comĂ©dien. Les autres seconds-rĂ´les ne sont pas en reste pour l'appuyer dans ses actions couillues, Ă  l'instar de Bill Camp fort en caractère dans le corps d'un ancien criminel motivĂ© de rĂ©demption eu Ă©gard de sa nouvelle mission personnelle de se consacrer uniquement au sort des enfants esclaves. Enfin, dommage que la douceur de miel Mira Sorvino ne soit pas plus prĂ©sente Ă  l'Ă©cran tant elle se fait si rare en Ă©pouse aimante respectueuse, confiante envers les motivations morales de son Ă©poux rĂ©solument investi dans sa fonction professionnelle davantage autonome. Quant aux enfants sentencieux communĂ©ment Ă©patants de vĂ©ritĂ© dĂ©munie, fragile auprès de leur perte de repères, s'ils bouleversent bien entendu aux larmes par leur expressivitĂ© timorĂ©e, apeurĂ©e, Ă©garĂ©e, ils sont admirablement dirigĂ©s pour s'extraire d'une Ă©motion programmĂ©e ou encore d'un patho dĂ©placĂ©. 

Soutenu d'une superbe partition chorale faisant Ă©cho Ă  la nature prĂ©cieuse car si innocente de ses enfants brutalement arrachĂ©s Ă  leurs parents, Sound of Freedom ne peut laisser personne indiffĂ©rent dans sa dĂ©marche intègre de dĂ©noncer le flĂ©au de la pĂ©dophilie davantage croissant, plus encore que le trafic d'armes ou de cocaĂŻne. Indubitablement Ă©prouvant car dur et cruel de tĂ©moigner de notre impuissance face Ă  la condition intolĂ©rable de ses enfants rĂ©duits Ă  la consommation sexuelle, Sound of Freedom frappe au coeur de plein fouet par la pudeur de son Ă©motion contenue laissant parfois libre court aux larmes de la dĂ©livrance. Un grand film d'utilitĂ© publique tout aussi effrayant que bouleversant qui laisse des sĂ©quelles dans l'encĂ©phale de par la noblesse de cette entreprise cinĂ©matographique vouĂ©e corps et âmes Ă  la cause infantile. 

*Bruno

Timothy « Tim » Ballard est le fondateur et PDG de Operation Underground Railroad (OUR), PDG de The Nazarene Fund et auteur de plusieurs livres. Il organise des activitĂ©s au niveau national et international pour mettre fin au trafic d'enfants

Ci-joint la critique de Jean-Marc Micciche;
Séance découverte avec le magnifique et poignant polar Sound Of Freedom. Marqué par des polémiques à coté de la plaque surtout au vu du résultat final, Sound of freedom est un chemin de croix d'un policier qui n'hésite pas de partir en croisade pour sauver des enfants du trafic d'esclavage et de la pédophilie... Dés la scène d'ouverture, on saisit pour la justesse de l'approche du film surtout au vu de la nature du sujet. Pas de sensationnalisme dans la démarche, juste une volonté à travers un pur récit de polar, à incarner une réalité sordide que le recit et la mise en scène arrive merveilleusement à suggérer. Dès lors le spectateur épouse la cause de son héros (superbe Jim Caviziel), dans sa volonté de sauver son âme de la noirceur des ténèbres et la noirceur humaine. Tout le suspense et la dramaturgie du récit et des personnages est au service d'un objectif (sauver la fille) et améne le spectateur à espérer une délivrance. L'émotion et l'empathie est là, partout dans le film et à l'heure où la grande majorité des films sont incapables d'impliquer les spectateurs dans l'émotion pure sans cynisme, Sound of Freedom est précieux. Quant à la polémique autour du film, c'est au final insignifiant au vu du résultat de ce film indépendant venant de nulle part...9/10

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire