(Crédit photo : image trouvée via Google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives).
"The Collection : la débauche qui dilue la terreur."
C’est pas mal, c’est sympa, on passe un bon moment - mais c’est clairement en dessous de son modèle.
Pourquoi ? Parce que Marcus Dunstan lâche la bride, choisit la surenchère bourrine plutĂ´t que de nourrir ce climat d’angoisse et de terreur qui faisait toute la force du très efficace The Collector.
Ici, les pièges dissĂ©minĂ©s dans les couloirs d’un hĂ´tel abandonnĂ© sont multipliĂ©s Ă l’excès, jusqu’Ă perdre parfois en crĂ©dibilitĂ© Ă force de vouloir piĂ©ger au moindre faux pas. Heureusement, certains conservent leur impact, notamment l’hallucinant prologue dans une boĂ®te de nuit, d’une ambition folle dans sa brutalitĂ© saisissante.
Quant Ă la vengeance de l’anti-hĂ©ros rescapĂ© du premier opus Ă©paulĂ© ici d'une Ă©quipe de mercenaires aguerris, elle s'avère un tantinet timorĂ©e, lĂ©gèrement en retrait et se dissout dans un final expĂ©diĂ©, pas si spectaculaire qu’espĂ©rĂ©, avec en prime une image de clĂ´ture aussi dispensable que cette suite dĂ©cĂ©rĂ©brĂ©e, prĂ©fĂ©rant l’action pure Ă l’horreur glauque et au tortur'porn cru de son modèle. Reste, malgrĂ© tout, quelques sĂ©quences chocs qui font leur effet de rĂ©pulsion, et ce tueur mastard, toujours fascinant, inquiĂ©tant, pervers, d’une robustesse tranchante comme une lame.
Dispensable, donc. Mais ludique, bonnard même, avec ce parfum bisseux de série B de samedi soir, mal élevée, décomplexée, réactionnaire.
— le cinĂ©phile du cĹ“ur noir
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