(Crédit photo : image trouvée via Google, provenant du site Imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives).
"La révolte enfouie, la révolte éclatée".
InspirĂ© d’une histoire vraie qui fit grand bruit aux États-Unis en 1984, lorsque Lois Jensen se rĂ©signa Ă poursuivre son employeur, la compagnie minière Eleveth, pour discrimination et harcèlement sexuel, L’Affaire Josey Aimes demeure un tĂ©moignage d’une puissance intacte, toujours aussi brĂ»lant quelques dĂ©cennies plus tard. PortĂ© par la prĂ©sence dĂ©pouillĂ©e de Charlize Theron en jeune mineur vouĂ©e aux gĂ©monies par une horde aussi machiste que dĂ©cervelĂ©e, le film insuffle une Ă©motion Ă la fois poignante et bouleversante dans son Ă©preuve de force : traduire devant les tribunaux une entreprise dĂ©nuĂ©e de morale, oĂą les femmes subissent harcèlement, intimidations, brimades et menaces sous la fĂ©rule d’une dictature prolo, triviale et abrutissante, gonflĂ©e d’un orgueil pusillanime.
On pourra nĂ©anmoins regretter un final Ă©tonnamment moins convaincant, lestĂ© de revirements de ton - le père de Josey, un harceleur repentant, et une amie condamnĂ©e par la maladie dans un mĂ©lo sentencieux - mais L’Affaire Josey Aimes est une Ĺ“uvre forte, engagĂ©e, marquĂ©e d’une dignitĂ© farouche. Elle montre Josey debout face Ă la lâchetĂ© des hommes et au silence complice de ses collègues fĂ©minines, murĂ©es dans le mutisme pour sauver leur emploi.
Vibrant d’humanisme, ce rĂ©cit d’une femme seule contre tous, cherchant notamment Ă renouer avec son fils rancunier faute d'un passĂ© plus sordide qu’on ne l’imaginait, interpelle et scandalise par la cruditĂ© avec laquelle il dĂ©peint un univers machiste aussi rĂ©trograde que putassier.
A redécouvrir.
— le cinĂ©phile du cĹ“ur noir
2èx. Vost

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