vendredi 17 novembre 2023

Ghost

                                             Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Jerry Zucker. 1990. U.S.A. 2h06. Avec Patrick Swayze, Demi Moore, Whoopi Goldberg, Tony Goldwyn, Rick Aviles, Vincent Schiavelli. 

Sortie salles France: 7 Novembre 1990. U.S: 13 Juillet 1990

FILMOGRAPHIE: Jerry Zucker est un rĂ©alisateur, producteur, acteur et scĂ©nariste amĂ©ricain, nĂ© le 11 mars 1950 Ă  Milwaukee, dans le Wisconsin. 1979 : Rock 'n' Roll High School. 1980 : Y a-t-il un pilote dans l'avion ? (Airplane!) corĂ©alisĂ© avec Jim Abrahams et David Zucker. 1984 : Top secret ! corĂ©alisĂ© avec Jim Abrahams et David Zucker. 1986 : Y a-t-il quelqu'un pour tuer ma femme ? (Ruthless People) corĂ©alisĂ© avec Jim Abrahams et David Zucker. 1990 : Ghost. 1995 : Lancelot, le premier chevalier (First Knight). 2001 : Rat Race. 

                                             

Enorme succès international (chez nous il cumule 3 047 553 entrĂ©es) si bien qu'il engrange 505,7 millions de dollars de recettes (vs 22 millions de budget) alors que les critiques Ă  l'Ă©poque (tout du moins chez nous) furent assez timorĂ©es en dĂ©pit de ses 2 oscars (Meilleur ScĂ©nario, Meilleure Actrice de second-rĂ´le pour Whoopi Goldberg), Ghost marqua de son empreinte commerciale l'annĂ©e 90. Et Ă  la revoyure, ce succès notoire est largement comprĂ©hensible et mĂ©ritĂ© eu Ă©gard du pouvoir attractif de ce divertissement rondement menĂ©, Ă©tudiĂ©, gĂ©rĂ©, digĂ©rĂ© de par sa maĂ®trise des genres Ă©tonnamment disparates (thriller, horreur, romance, comĂ©die, drame se tĂ©lescopent avec une alchimie insensĂ©e !). Car outre l'aspect jouissif de nos sentiments contradictoires manipulĂ©s avec beaucoup d'habiletĂ© et d'intelligence (on passe du rire aux larmes, de l'angoisse Ă  une certaine forme de terreur - les ombres dĂ©moniales qui emportent les âmes damnĂ©es font franchement froid dans le dos -), Ghost doit autant de sa vigueur Ă©motionnelle, de son pouvoir sĂ©ducteur pour la structure d'une intrigue passionnante multipliant quiproquos et rebondissements avec autant d'humour que de suspense haletant, que pour l'emprise sentimentale que gĂ©nère le couple Demi Moore / Patrick Swayze crevant l'Ă©cran 2h06 durant. 


D'autre part, l'oeuvre tantĂ´t grave, sensible, touchante et bouleversante (Ă  l'instar de la fragilitĂ© Ă©purĂ©e d'une Demi Moore juvĂ©nile d'une surprenante sensibilitĂ© naturelle Ă  s'efforcer de croire Ă  l'improbable pour y accepter son deuil) est exacerbĂ©e par la disparition de Patrick Swayze illuminant l'Ă©cran avec une force Ă©motive toute aussi bien tenace que bienveillante Ă  s'efforcer de prĂ©server la vie de sa partenaire en berne en proie Ă  un danger lĂ©tal aussi sournois que perfide. Tony Goldwyn endossant le mĂ©chant cadre cupide avec une aisance expressive littĂ©ralement dĂ©testable. Quant Ă  Whoopi Goldberg rĂ©compensĂ©e de son Oscar, son naturel innĂ© Ă  susciter les Ă©clats de rire parmi son insatiable fringance fait mouche tant le spectateur se divertit en diable de ses excentricitĂ©s labiales et comportementales durant tout le long de la seconde partie du rĂ©cit fertile en actions aussi bien dĂ©complexĂ©es que nuisibles quant aux tueurs lancĂ©s Ă  ses trousses. Et pour parachever je tiens Ă  relever 2 sĂ©quences anthologiques d'une puissance Ă©motive proche de la fĂ©erie en me rĂ©fĂ©rant Ă  la magnifique scène Ă©rotique de la poterie et Ă  celle des adieux de nos amants lors d'une Ă©treinte spirituelle rĂ©solument divine. Une ultime sĂ©quence (prĂ©monitoire) d'autant plus bouleversante quant on connait le triste destin que connu en fin de carrière le regrettĂ© Patrick Swayze nous imprimant ici une interprĂ©tation nuancĂ©e dans toutes les mĂ©moires en ectoplasme inconsolable transi d'Ă©moi, d'amour et de fulgurance colĂ©rique pour prĂ©server l'ĂŞtre aimĂ©. 


On y croit tous ! 
Un divertissement commercial, certes, mais une vraie rĂ©ussite (des genres) n'ayant rien perdu de son pouvoir Ă©motionnel/ludique sous l'impulsion d'effets-spĂ©ciaux encore aujourd'hui crĂ©dibles pour tenir lieu de croire Ă  l'improbable (mĂŞme si l'ultime image incandescente demeure un tantinet grossière) 

*Bruno
5èx. vf

Oscars 1991 :

Oscar de la meilleure actrice dans un second rĂ´le pour Whoopi Goldberg

Oscar du meilleur scénario original pour Bruce Joel Rubin

Golden Globes 1991 : Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rĂ´le pour Whoopi Goldberg

Saturn Awards 1991 :

Saturn Award du Meilleur film fantastique

Saturn Award de la Meilleure actrice pour Demi Moore

Saturn Award de la Meilleure actrice dans un second rĂ´le pour Whoopi Goldberg

British Academy Film Awards 1991 : BAFTA de la meilleure actrice dans un rĂ´le secondaire pour Whoopi Goldberg

NAACP Image Awards 1992 : prix de la Meilleure actrice pour Whoopi Goldberg

Nikkan Sports Film Awards 1990 : prix du Meilleur film étranger

ASCAP Film and Television Music Awards 1991 : prix du « Top Box Office Films » pour Maurice Jarre

American Comedy Awards 1991 : prix de l'actrice dans un rĂ´le secondaire la plus drĂ´le pour Whoopi Goldberg

Goldene Leinwand 1991

Kansas City Film Critics Circle Awards 1991 : prix de la Meilleure actrice dans un second rĂ´le pour Whoopi Goldberg

People's Choice Awards 1991 : prix du Film dramatique préféré

Prix du film Mainichi 1991 : prix du choix des lecteurs du Meilleur film étranger

Prix Sant Jordi 1991 : prix du Meilleur film étranger

Young Artist Awards 1991 : prix du Film familial le plus divertissant

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