lundi 15 juin 2026

Dead Snow 2 de Tommy Wirkola. 2014. Suède/Norvège. 1h40.

                       (Crédit photo : image trouvée via google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)

Une fois n’est pas coutume, rares sont les suites qui parviennent à transcender leur modèle. Et c’est pourtant bien le cas avec Dead Snow 2, que je découvre pour la toute première fois, alors que j’ai déjà vu deux fois le premier opus.

Ainsi donc, si l’on peut parfaitement avoir une préférence pour le premier pour son effet de surprise et le charme qu’il dégage dans son côté bricolé, soigneusement fignolé, cette suite demeure pourtant beaucoup plus inventive, beaucoup plus vigoureuse, beaucoup plus gore et surtout beaucoup plus drôle que son aînée. Tant et si bien que Tommy Wirkola redouble de pêche, de dérision, d’insolence et de méchanceté à travers cet opus 2, encore plus décalé, complètement déjanté - pour ne pas dire totalement déchaîné -, à travers un récit qui ne cesse de relancer l’action grâce à des idées retorses tout à fait convaincantes.


Notamment autour du héros Martin, seul rescapé du premier opus, qui avait perdu un bras en se le tronçonnant. Ici, il le récupère grâce à des médecins, mais le problème, c’est que ce bras appartenait au leader des zombies nazis, ce qui lui confère des pouvoirs surnaturels. On pense alors à Ash dans la saga Evil Dead, puisque grâce à ce bras surpuissant, Martin va pouvoir réanimer des morts “gentils”, entre guillemets, pour mieux combattre la horde de zombies nazis déterminée à massacrer 800 habitants du village - massacre initialement ordonné par Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale, mais jamais achevé puisque le navire de ses sbires fut coulé par les Anglais.

Mais pour épicer encore l’intrigue et renforcer le côté héroïque et beaucoup plus film de guerre de ce second opus survitaminé, Martin va également se rallier à un trio de geeks américains se prétendant chasseurs de zombies, avec un look très cinéphile - dont l’une est notamment fan de Star Wars.


Ainsi donc, Dead Snow 2 est un formidable divertissement horrifique, beaucoup plus énergique et rythmé, porté par un enchaînement quasi ininterrompu de séquences d’action et de guerre où les gerbes de sang éclaboussent l’écran toutes les deux à cinq minutes. C’est un jubilatoire jeu de massacre qui se déchaine ici à bras ouvert, tourné cette fois en format scope, ce qui rend l’aventure encore plus cinématographique.

Et cela fonctionne à plein régime, sous l’impulsion d’une poignée de protagonistes parfaitement incarnés par des comédiens norvégiens et islandais - le film étant cette fois-ci une coproduction entre la Norvège et l'Islande -, toujours aussi investis et déterminés à se prêter au jeu de la déconnade avec une foi inébranlable.


Enfin, pour parachever, cerise sur le gâteau, comment passer outre cette conclusion élégiaque totalement inattendue, d’un romantisme aussi culotté que profondément émouvant, portée par le magnifique tube de Bonnie Tyler (“Total Eclipse of the Heart”). Et je peux avouer sans rougir que c’est la toute première fois qu’un film d’horreur estampillé “zombies” parvient à me faire verser des larmes sans que je puisse les retenir. D’ailleurs, rien que pour cette séquence littéralement anthologique, fort d’une poésie morbide et incongrue, Dead Snow 2 est à ne pas rater.

— Celui du cœur noir des images 🖤

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