(Crédit photo : image trouvée via google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
Redécouverte de Kong: Skull Island, nouvelle relecture du mythe de King Kong après le chef-d'œuvre de Peter Jackson.
Si l'on est évidemment loin de rivaliser avec la splendide réussite de Jackson, Kong: Skull Island choisit une direction sensiblement différente en s'apparentant davantage à une vaste bande dessinée belliqueuse mêlant film de guerre, aventure, action et fantastique. Une orientation plutôt sympathique, à la modeste efficacité en raison d'un scénario assez ténu et d'un manque d'intensité lors de certaines confrontations entre les créatures et les humains.
Paradoxalement, les meilleurs moments du film sont concentrés dans son prologue et son splendide final. L'attaque des hélicoptères militaires par Kong demeure un morceau de bravoure spectaculaire, d'une puissance visuelle indéniable, tandis que l'affrontement final contre la créature dominante de l'île retrouve le souffle épique que l'on aurait aimé voir davantage exploité tout au long du récit.
On peut regretter la relative pauvreté de l'intrigue, ce qui s'avère d'autant plus frustrant que plusieurs personnages sont plutôt attachants. Quand bien même Samuel L. Jackson compose un excellent antagoniste à travers ce colonel résigné, consumé par son obsession de détruire Kong. Son désir de vengeance s'érige en affaire personnelle avec ironie, au mépris de ses propres hommes et de ceux qui comprennent progressivement que le véritable équilibre de l'île repose justement sur la présence du gigantesque gorille.
Cette opposition entre le militaire revanchard et Kong constitue d'ailleurs l'un des aspects les plus réussis du film, apportant une tension dramatique bienvenue à un récit parfois trop dispersé.
Au final, malgré ses défauts évidents, Kong: Skull Island demeure un divertissement recommandable auquel on ne s'ennuie jamais vraiment. Truffé de séquences d'action souvent impressionnantes et toujours spectaculaires, d'humour noir inattendu (n'importe qui peut trépasser à tous moments !), le film séduit surtout par son extraordinaire travail visuel. Entre une photo solaire rutilante, des décors exotiques magnifiés et des images parfois superbes, voire franchement oniriques, il parvient à instaurer une véritable sensation d'immersion.
C'est d'ailleurs là que réside sa plus grande réussite : dans sa capacité à nous transporter au cœur d'un univers hostile, mystérieux et fascinant, porté par cette imagerie ensorcelante dont on conserve en souvenir quelques fabuleux affrontements entre ses monstres au gigantisme improbable.
Un plaisir innocent tout bien considéré.
Un plaisir innocent tout bien considéré.
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