(Crédit photo : image trouvée via google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
Découverte du nouveau film de Philippe Lacheau. Et que dis-je, découverte du nouvel événement, puisque chaque sortie de la bande à Fifi provoque invariablement le même phénomène : les spectateurs se ruent en masse dans les salles. Ainsi, Marsupilami ne déroge pas à la règle puisqu'il a attiré plus de six millions de spectateurs chez nous. Un succès amplement mérité tant cette comédie survoltée, inspirée de la célèbre bande dessinée franco-belge, dégage une énergie, une insolence et une folie pulsatiles.
Comme dans toutes les comédies de Mister Lacheau, on retrouve cette rythmique effrénée héritée des ZAZ, mais aussi des Charlots des années 70 et 80. À la différence près que Philippe Lacheau est, n'en déplaise à ses détracteurs, un authentique cinéaste. Un véritable passionné de cinéma, comme il le prouve une fois encore à travers sa réalisation particulièrement inspirée, portée par un sens du découpage et du montage qui force l'admiration. Les séquences d'action, d'un dynamisme impressionnant, sont orchestrées avec une précision qui me laisse pantois.
Comme dans toutes les comédies de Mister Lacheau, on retrouve cette rythmique effrénée héritée des ZAZ, mais aussi des Charlots des années 70 et 80. À la différence près que Philippe Lacheau est, n'en déplaise à ses détracteurs, un authentique cinéaste. Un véritable passionné de cinéma, comme il le prouve une fois encore à travers sa réalisation particulièrement inspirée, portée par un sens du découpage et du montage qui force l'admiration. Les séquences d'action, d'un dynamisme impressionnant, sont orchestrées avec une précision qui me laisse pantois.
Et d'ailleurs, je me demande sincèrement où va-t-il chercher toutes ces idées plus improbables et saugrenues les unes que les autres. Marsupilami instaure en moyenne un gag toutes les dix secondes, qu'il soit visuel ou verbal, sans jamais donner l'impression de forcer son humour. C'est là la grande réussite de ses métrages que de tabler à chaque fois sur sa sincérité, son instinct inné à vouloir nous faire rire le plus naturellement. Tous les acteurs sont évidemment à la fête, totalement investis dans leurs compositions débridées (mention à Tarek Boudali, à mourir de rire en crooner raté, et à Julien Arruti en ignorant impayable), communiquant au spectateur une bonne humeur aussi expansive que contagieuse. Sans oublier, comme de coutume chez Lacheau et sa bande, quelques caméos absolument irrésistibles d'hilarité (Didier Bourdon en mafieux mexicain).
J'aimerais également m'arrêter sur le second rôle de Jamel Debbouze. Si je suis habituellement loin d'être un admirateur de l'acteur, je l'ai trouvé ici particulièrement convaincant, réellement drôle dans la peau de ce Mexicain empoté confondu à un migrant, déterminé à protéger le Marsupilami avec un art consommé de la gaffe en rafale.
J'aimerais également m'arrêter sur le second rôle de Jamel Debbouze. Si je suis habituellement loin d'être un admirateur de l'acteur, je l'ai trouvé ici particulièrement convaincant, réellement drôle dans la peau de ce Mexicain empoté confondu à un migrant, déterminé à protéger le Marsupilami avec un art consommé de la gaffe en rafale.
Au passage, Philippe Lacheau affiche son attachement à la cause animale en glissant au cœur du récit un propos engagé pour la protection des espèces menacées, notamment à travers un court passage dénonçant les dérives de la vivisection. Une intention louable qui apporte un supplément d'âme à l'ensemble sans nullement alourdir le divertissement festif (photo solaire à l'appui).
Ainsi, Marsupilami cumule les idées folingues à un rythme infernal, au point qu'il devient littéralement impossible de s'ennuyer. Cette comédie familiale tropical pensée pour les spectateurs de 7 à 77 ans conjugue avec bonheur romance, tendresse, émotion et aventure. Entre des séquences d'action ébouriffantes, parfois même anthologiques, et un véritable sens du merveilleux, certaines scènes évoquent directement l'héritage de Spielberg et de Joe Dante, que Philippe Lacheau convoque avec une sincérité et un amour du spectacle profondément communicatifs.
C'est dire si ce nouveau cadeau constitue un bonheur de chaque instant, capable de séduire toutes les générations. Rarement la comédie populaire française aura affiché une telle générosité, une telle envie de divertir et de rassembler. Une qualité qu'il convient une nouvelle fois de souligner tant elle se fait précieuse dans le paysage actuel.
Merci donc à Philippe Lacheau et à toute sa bande de nous offrir une comédie aussi lumineuse, avec un coeur qui bat, appelée à rejoindre les plus belles réussites d'une filmographie dont la constance force le respect. Un feu d'artifice de bonne humeur, de fantaisie, de tendresse et de spectacle, porté par une sympathie inégalée chez eux et surtout un amour du cinéma d'évasion qui saute aux yeux à chaque instant.
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