(Crédit photo : image trouvée via google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
Révision hier soir du petit film d'horreur norvégien Dead Snow, réalisé par Tommy Wirkola, qui réitérera d'ailleurs l'exploit avec une suite tournée cinq ans plus tard, Dead Snow 2: Red vs. Dead (on me chuchote à l'oreille qu'elle est encore plus réussie ! ?).
Or, le film qui nous intéresse ici est une formidable série B à l'ancienne, symptomatique d'un cinéma horrifique - pour rire - des années 80, si bien que les amateurs éclairés de films de zombies se réjouiront d'assister à un divertissement aussi fun que cartoonesque, dosant avec une habileté certaine humour et frissons.
Et c'est notamment ce qui fait la réussite de ce petit film d'horreur norvégien : prendre au sérieux et avec respect le genre horrifique, ou plus précisément le mythe du zombie, en abordant son sujet avec un réel investissement, même si le récit demeure aussi classique que simpliste.
Ce qui rend Dead Snow si attractif et jubilatoire, c'est avant tout sa capacité à divertir à travers une accumulation de séquences extrêmes, chocs et spectaculaires, portées par un art consommé du gore ultra-sanglant. D'autant plus que les effets spéciaux artisanaux sont formidablement réussis, permettant de savourer pleinement ces gerbes d'hémoglobine qui envahissent l'écran presque sans interruption durant la dernière heure du métrage. On pense d'ailleurs à nos classiques de notre adolescence parmi lesquels Evil-dead 1 et 2, Brain Dead ou encore Bad Taste auquel le réalisateur voue une véritable passion à peine dévoilée ici lors d'aimables clins d'oeil.
L'immersion fonctionne d'autant mieux que les zombies font preuve d'un véritable charisme patibulaire. On croit en eux, en leur capacité à terroriser leurs victimes comme à les dézinguer avec une férocité réjouissante. On pense même parfois au fabuleux Le Commando des morts-vivants, toute proportion gardée.
À la différence près qu'ici, la photographie est absolument splendide. Cette imagerie enneigée met superbement en valeur les magnifiques décors naturels, au point que l'on pourrait presque parler d'un second rôle tant le réalisateur les intègre à l'action et à l'identité même du film.
Quant aux comédiens norvégiens, tous quasiment inconnus sous nos latitudes, cela constitue paradoxalement une véritable plus-value. On se familiarise d'autant plus facilement avec eux et ils se prêtent à l'aventure avec une détermination sans faille.
À l'arrivée, Dead Snow constitue pour moi, à la faveur de cette révision, un véritable petit coup de cœur (que j'aurai mieux faire de revoir bien plus tôt). Un délire norvégien capable d'angoisser autant qu'il fait marrer, porté par une générosité, un sens du spectacle et un respect du genre qui évoquent, à leur manière, Le Retour des morts-vivants de Dan O'Bannon ou encore Shaun of the Dead.
— Celui du cœur noir des images 🖤
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