lundi 23 août 2021

11:14

                                                        Photo empruntée sur Google, appartenant au site Allocine.fr

de Greg Marcks. 2003. U.S.A. 1h26. Avec Henry Thomas, Barbara Hershey, Clark Gregg, Shawn Hatosy, Hilary Swank, Patrick Swayze, Rachael Leigh Cook, Stark Sands, Colin Hanks, Ben Foster.

Sortie salles France: 1er Décembre 2004 (Int - 12 ans)

FILMOGRAPHIE: Greg Marcks est un acteur, scénariste et réalisateur américain né le 12 Août 1976 à Concord, Massachusetts, USA. 2009: Conspiration. 2003: Onze heures quatorze.

Avant-propos (wikipedia): Le terme mindfuck est un mot d'argot en langue anglaise pouvant à la fois signifier, en tant que verbe, « induire quelqu'un en erreur », ou, en tant que nom commun, désigner quelque chose de déroutant, qui suscite la confusion

Excellent film choral scindé en 5 parties de façon déchronologique, 11:14 débute par la virée nocturne de Jack à bord de sa voiture alors qu'un cadavre s'écrase soudainement sur son pare-brise après avoir été éjecté du haut d'un pont. Mais de manière inexpliquée, il décide de se débarrasser du corps en le planquant dans son coffre. Or, la police à proximité des lieux l'arrête pour un contrôle de routine. Ainsi, 11:14 nous fera partager 1h20 durant le point de vue de divers personnages noctambules après que cet évènement dramatique s'y soit improvisé de façon intempestive. Si bien qu'à l'instar d'un Tarantino  réputé pour sa méchanceté corrosive, l'intrigue ne cesse de surprendre à travers ses faux semblants après nous avoir interrogé sur les tenants et aboutissants des personnages équivoques. Greg Marcks nous dressant une galerie de personnages inconséquents dans leur démarche criminelle ou délinquante qu'ils provoquent de manière irréfléchie pour le compte de Cheri. 

Jeune aguicheuse du quartier que l'on abordera sous des angles plus limpides au fil des sketchs caustiques s'enchainant lors d'un concours de circonstances infortunées. 11:14 épousant la carte du divertissement sardonique au gré d'une dramaturgie autrement plombante dans l'art et la manière de susciter l'empathie pour l'héroïne frontalement culbutée par un van. Une intensité dramatique fructueuse instaurant une plus-value à l'ensemble auprès de la caractérisation psychologique des nombreux coupables. Ceux-ci, déloyaux, pleutres, sournois ou revanchards tentant de s'extirper de leur situation catastrophiste en ne comptant que sur leur indépendance chargée en risques de préjudices. Les évènements abrupts et insolents se déroulant entre 10h54 et 11h14 en reconsidérant à chaque fois l'action entrevue du point de vue d'un autre personnage que le cinéaste aborde sous un angle plus explicatif quant à ses véritables motivations destinées à contenter Cheri. Quand bien même le père de celle-ci (incarné avec sobriété par Patrick Swayze) se la jouera débonnaire en se chargeant de se débarrasser d'un autre cadavre pour la protéger. 


C'est toujours au mauvais moment... Que ça dérape...
Avec son épatant casting à la fois disparate et inattendue (Henry Thomas, Barbara Hershey, Clark Gregg, Shawn Hatosy, Hilary Swank, Patrick Swayze s'affrontant communément dans l'appréhension et la contrariété instables), 11:14 ne nous laisse nul répit à travers cette escapade nocturne de tous les dangers où l'équité et la morale mises à mal y seront dédommagées par le Karma. Jouissif par son rythme endiablé semé de quiproquos, malentendus et bévues, 11:14 divertit sans rougir à travers son insolent sarcasme en roue libre que l'intrigue amorce sans effets de manche.

*Eric Binford
2èx

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