mardi 24 août 2021

Le Voyage Fantastique de Sinbad

                                                  Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site senscritique.com

"The Golden Voyage of Sinbad" de Gordon Hessler. 1973. U.S.A/Angleterre. 1h45. Avec John Phillip Law, Caroline Munro, Tom Baker, Douglas Wilmer, Martin Shaw, GrĂ©goire Aslan. 

Sortie salles France: 25 Juin 1975. U.S: 5 Avril 1974. Angleterre: 20 DĂ©cembre 1973

FILMOGRAPHIE: Gordon Hessler est un rĂ©alisateur amĂ©ricain d'origine allemande nĂ© le 12 dĂ©cembre 1930 Ă  Berlin et mort le 19 janvier 2014 Ă  Londres. 1965 : Catacombs. 1969 : The Last Shot You Hear. 1969 : Le Cercueil vivant. 1969 : De Sade. 1970 : Lâchez les monstres. 1970 : Les Crocs de Satan (en). 1971 : Murders in the Rue Morgue. 1972 : Du rififi Ă  l'ambassade. 1973 : Medusa. 1973 : Scream, Pretty Peggy (en) (TV). 1974 : Panique dans le tĂ©lĂ©phĂ©rique (TV). 1974 : Hitchhike! (TV). 1974 : A Cry in the Wilderness (TV). 1974 : Le Voyage fantastique de Sinbad. 1974 : Betrayal (TV). 1976 : Atraco en la jungla. 1977 : The Strange Possession of Mrs. Oliver (TV). 1978 : Puzzle (TV). 1978 : Secrets of Three Hungry Wives (TV). 1978 : KISS Meets the Phantom of the Park (TV). 1979 : Tales of the Unexpected (TV). 1979 : Little Women (sĂ©rie TV). 1980 : The Secret War of Jackie's Girls (TV). 1981 : Evil Stalks This House (TV). 1984 : Escape from El Diablo. 1985 : Prière pour un tueur. 1987 : Rage of Honor. 1987 : The Misfit Brigade. 1988 : The Girl in a Swing. 1989 : Out on Bail. 1992 : Kabuto. 


2è opus de la trilogie Sinbad, le Voyage Fantastique de Sinbad demeure un bon spectacle d'aventures mythologiques grâce aux sensationnelles crĂ©atures de Ray Harryhausen efficacement exploitĂ©es durant tout le rĂ©cit. Et ce mĂŞme si certains effets cheap ternissent parfois le rĂ©alisme des confrontations hostiles entre monstres et humains, faute d'un montage pas toujours adroit et d'une volontĂ© maladroite de moderniser son contexte exotique au travers de grossiers dĂ©cors parfois mal assortis (notamment ses couleurs criardes trop fluos dans la grotte). On aurait par ailleurs optĂ© pour une intrigue plus riche et substantielle Ă  travers la simplicitĂ© du jeu de piste que s'opposent Sinbad et le sorcier Koura afin de rassembler trois amulettes pour acquĂ©rir pouvoir et richesse. Mais ne faisons pas toutefois la fine bouche puisque les monstres hĂ©tĂ©roclites qui se mĂŞlent au rĂ©cit sont efficacement exploitĂ©s en intermittence avec un pouvoir de fascination toujours aussi attractif ! Rien que pour leurs prĂ©sences Ă  la fois fĂ©eriques et cauchemardesques, le Voyage Fantastique de Sinbad vaut assurĂ©ment le dĂ©tour de par son acuitĂ© visuelle somme toute artisanale. Avec une prĂ©fĂ©rence pour la toute première crĂ©ature qui apparait dès le prologue, et fort louablement Ă  d'autres moments fructueux du rĂ©cit, le fameux "homunculus".


Petit monstre humain ailĂ© affublĂ© d'une queue de lĂ©zard et d'une tĂŞte dĂ©moniale oĂą l'on reste bluffĂ© par sa fluiditĂ© corporelle ! Niveau cast, on ne se plaindra pas de la conviction naturelle de John Phillip Law se fondant dans le corps du hĂ©ros vaillant avec une loyautĂ© honorable. Notamment de par sa noble valeur d'y respecter l'esclave fĂ©minine qu'endosse avec un Ă©rotisme timorĂ© l'inoubliable Caroline Munroe. Un personnage secondaire gentiment charmant car souvent inexpressif dans sa fonction subsidiaire de faire-valoir peu encline Ă  imposer ses opinions en dĂ©pit de la sagesse d'esprit de Sinbad. Des rapports hĂ©las mal dĂ©veloppĂ©s ou tout du moins pas assez aboutis afin de s'attacher Ă  leur liaison timidement sentimentale. Quant au rĂ´le du mĂ©chant, Tom Baker demeure assez confiant, dĂ©terminĂ© et dĂ©lĂ©tère Ă  arborer ses pouvoirs Ă  ses rivaux Ă  l'aide de sortilèges gĂ©nialement inventifs (icones de la mythologie Hindoue) sous la supervision du prodige Ray Harryhausen. Avec une prĂ©fĂ©rence pour la sĂ©quence finale binaire faisant intervenir un cyclope hybride mi-homme, mi-cheval, lors de la 1ère attaque contre l'esclave Margiana portĂ©e en sacrifice, quand bien mĂŞme une seconde crĂ©ature interviendra (furtivement) lors d'une nouvelle altercation que Sinbad s'empressera cette fois-ci de repousser Ă  l'Ă©pĂ©e.


Relativement ludique sans jamais atteindre le niveau de ses précédents classiques (Jason et les Argonautes, le 7è Voyage de Sinbad, Jack, le tueur de géants), Le Voyage Fantastique de Sinbad parvient toutefois fréquemment à fasciner (et donc à retenir l'attention) grâce au bestiaire animalier confectionné avec toujours autant d'amour et de souci du détail par Ray Harryhausen

*Eric Binford
4èx

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